Tsahal : une nouvelle unité de reconnaissance par essaim de drones part au combat à Gaza

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Exclusif |  les règles du jeu devraient changer

Recueillir des informations précises, marquer les cibles et attaquer rapidement les infrastructures terroristes tout en évitant les risques. Lors de l’opération « Gardien- des Murs », une compagnie classifiée et sophistiquée de la Brigade des parachutistes a participé pour la première fois, et l’armée espère assimiler le système révolutionnaire qui vient juste d’être testé dans toutes les brigades, en vue de la prochaine confrontation avec le Hezbollah. Le futur est déjà là.

Amir Bohbot.  Walla !

Amir Bohbot vendredi 05 juin 2021, 17:25

Le major M. de la brigade des parachutistes, commandant de la première compagnie de reconnaissance et d’assaut de Tsahal, a regardé l’écran de sa paume et a remarqué que l’essaim de drones, qui planait dans le sud de la bande de Gaza au-dessus d’une parcelle de zone agricole, a identifié un lance-roquettes à plusieurs canons surgissant parmi les oliveraies. L’information a été transférée à la salle avancée de la « fosse », et un processus de confirmation d’objectif a commencé.

Peu de temps après, un autre groupe cible de drones a été détruit dans la région et l’organisation Hamas a été empêchée de lancer des roquettes sur le territoire israélien. C’est la première fois qu’une bande de quadricoptères de Tsahal attaque une cible ennemie. Dans les jours qui ont suivi, le taux d’attaque de la compagnie a augmenté, ce qui, il y a quelques mois encore, aurait ressemblé à un passage d’un film de science-fiction.

drones.  porte-parole de Tsahal

Tsahal a débattu du moment où effectuer le premier baptême du feu de la compagnie.

L’idée révolutionnaire est venue à l’esprit du chef d’état-major, et a mûri dans le contexte de divers développements dans les rangs de l’armée, ces dernières années. Le Lieutenant-Général de division Aviv Kochavi a agi en permanence, depuis le début de son mandat, il y a environ deux ans et demi, pour favoriser la victoire-éclair sur l’ennemi. Il compte réduire la durée de la campagne et frapper l’ennemi autant que possible, tout en déniant ses capacités à un rythme et une portée sans précédent. Les idées soulevées par (le chef de) l’état-major et les réalisations attendues semblaient au départ pour le moins irréalistes.

Général de Division Yoël Strick


Pendant ce temps, le commandant des forces terrestres, le général de division Joel Strick, a conçu un concept novateur, il y a environ deux ans et a créé l’unité multidimensionnelle, confiée à la direction et sous le commandement du colonel E. Au début, l’unité dessinait des idées sur ordinateur et par écrit, mais a très vite appris à mettre en œuvre l’utilisation de robots sur le terrain pour attaquer des cibles terroristes. L’étape suivante consistait à utiliser une bande (un essaim) de robots pour augmenter le taux de collecte de renseignements sur une cellule de zone terrestre et souterraine définie et selon la portée envisagée de l’attaque.

Parallèlement, un autre axe de développement a été mené au sein de la brigade des parachutistes, sous le commandement du colonel Yuval Gaz : il a développé une compagnie d’exposition (appelée « débusquer et détruire« ) des cibles ennemies et a nommé le major M., un officier exceptionnel de la brigade, connaisseur en technologie, qui a une grande compréhension des zones de combat. 

Le général de division Strick a déclaré, lors d’entretiens à huis clos, que les capacités développées dans l’unité multidimensionnelle et la compagnie de reconnaissance et d’assaut de la brigade des parachutistes augmenteraient la « létalité » des différentes forces terrestres, tout en puisant dans les capacités de tir des chars, des APC avancés de type tigre et des armes de combat actuellement en cours de développement.

Le commandement supérieur de l’arme terrestre a débattu du moment où il serait approprié d’organiser le premier baptême du feu de la compagnie « Débusquer et détruire » au sein de la brigade de parachutistes, ainsi que d’étendre le processus d’assimilation du nouveau concept – mais alors les flammes se sont intensifiées dans la bande de Gaza et Tsahal a lancé l’opération Gardien des Murs.

Les réalisations de la formation de la compagnie de débusquage de la brigade de parachutistes ont aidé le commandant de l’arme terrestre à décider des étapes historiques. Ainsi, il y a environ un mois, il a été décidé de fermer les compagnies d’aide au combat dans les brigades blindées et d’infanterie (dans la langue des combattants : la compagnie auxiliaire), et de mettre en place des compagnies « débusquage-attaque-destruction » tout au long de la formation en manœuvre. La mission des compagnies est de recueillir des informations précises qui aident à révéler un ennemi volatil et caché en zone urbaine, dense en peuplement. Lui et son infrastructure, le plus rapidement possible.

C’est ainsi que le major M. est devenu le premier lieutenant-colonel de l’armée israélienne à réussir à prouver un changement fondamental dans le degré de puissance d’une brigade de manœuvre sur le terrain réel, utilisant des véhicules aériens sans pilote en lourds essaims compacts de manière indépendante – et sans l’aide du bataillon au sol.

Ruines d'une attaque de Tsahal dans la région de Khan Yunis, bande de Gaza, le 19 mai 2021. AP

Les parachutistes sont convaincus que la technologie utilisée est la première du genre. Ruines à Gaza après l’attaque, le mois dernier (Photo: AP)

Après la décision de démarrer l’opération, le général Strick a appelé le chef de la R&D (Recherche et Développement) au ministère de la Défense, le général de brigade Yaniv Rotem, l’architecte des essaims de skimmers (drones) opérationnels dans le système de défense, et l’a consulté sur la maturité des systèmes classifiés et de la compagnie commandée par le major M. opérationnel. A

A l’issue de la conversation, Strick a donné le « feu vert » à la révolution robotique des Forces terrestres : la bande des drones en essaim massif permet de détecter des cibles variées en profondeur en territoire ennemi, et permet une attaque mobilisant une grande variété d’armes, y compris les drones, les obus de mortiers et les roquettes tirées depuis le sol.. Les parachutistes du colonel Gas, commandaient la mise en place des moyens au sol, et la compagnie était commandée par le major M. pilotant le commandement de l’opération synchronisée.

« 12 heures se sont écoulées depuis le moment où la compagne d’attaque de débusquage et d’attaque s’était organisée sur le terrain jusqu’au moment où un groupe de drones a attaqué un lance-roquettes du Hamas« , ont déclaré le major MA, et les officiers de moyens au sol pour localiser tous les systèmes. Nous avons mené plus d’une trentaine d’escadrilles menant des raids qui recueillent des renseignements précis et aident ensuite d’autres drones à attaquer des cibles. « Le résultat était impressionnant : la compagnie des parachutistes a détruit un nombre à deux chiffres de cibles du Hamas à des kilomètres de la frontière.

Le commandant de l’armée de terre est venu sur le terrain pour constater l’évolution technologique, dont la brigade de parachutistes est persuadée qu’elle est la première du genre au monde : une unité de drones de reconnaissance qui permet de localiser un ennemi dans une agglomération ou de se lancer dans un verger, le marquer comme cible, transmettre au siège de la compagnie et ordonner une attaque. Les éloges ne se sont pas fait attendre, et ceux-ci ont réalisé les intentions du général Strick d’assimiler l’idée de passer des compagnies auxiliaires à des compagnies d’assaut exploitées par de grosses unités de drones en essaim.

Le commandant de la brigade des parachutistes, le colonel Gaz, a décidé d’aller de l’avant et d’assimiler les leçons de la compagnie sous le commandement du major M. pour les intégrer aux autres commandants de compagnie de la brigade, qui sont destinés à passer par un processus similaire pour constituer une compagnie de débusquage-attaque. Ce faisant, il espère qu’ils intérioriseront la puissance et la capacité de faire fonctionner les différents robots. Cette semaine, le débat est en cours, on a parlé des changements bouleversants et on a accentué le poids supporté, dès le moment où on décide de manœuvrer sur le territoire de l’ennemi, en particulier au Liban contre le Hezbollah – une manœuvre à des dizaines de kilomètres de la barrière frontalière.

Etablissant un parallèle entre le Liban et l’opération Gardien des Murs dans la bande de Gaza, le Colonel Gaz a déclaré que « l’ennemi doit comprendre que chaque jour qui passe est pire que le jour précédent. » Dans le même souffle, il prévient que 12 jours de combats dans la bande de Gaza équivalent à un jour de combats contre le Hezbollah.

Les compagnies de débusquage-assaut seront tenues de sélectionner des emplacements spéciaux dans la région du sud du Liban, où elles seront en mesure de maintenir un niveau élevé de camouflage et d’opérer à partir de petites unités de terrain pour piloter des essaims lourds de drones et mener des plongées en profondeur derrière les lignes ennemies. Les parachutistes utilisent depuis longtemps des termes tels que « décollages et sorties », soulignant que le changement fondamental n’est pas seulement d’exploiter des essaims de drones qui savent communiquer entre ces engins, mais de donner autorité et indépendance à chaque commandant de compagnie, comme dans le cas du major M., et prenant la décision d’attaquer des cibles longtemps avant que l’Etat-Major en ait seulement conscience.

Selon le commandant de la compagnie de débusquage-assaut des parachutistes, le Hamas et le Hezbollah sont devenus des organisations dotées du système d’exploitation militaire des souterrains, et cela oblige l’outil de la division rouge à les localiser rapidement et les attaquer avant qu’ils ne disparaissent par des tunnels souterrains ou de l’agglomération urbaine en question. Tout ce qui resteà faire au siège de la compagnie est de chronométrer l’ordre d’activation de la puissance de feu, avec précision et effort pour éviter de nuire à ceux qui ne sont pas impliqués dans le terrorisme.  » Le défi ? Produire des objectifs en temps réel », a-t-il déclaré à Al This Week

quadricoptère.  porte-parole de Tsahal

Les groupes de drones seront nécessaires pour la prochaine campagne contre le Hezbollah. Drones au décollage (Photo : porte-parole de Tsahal)

Au cours de l’opération Gardien des Murs, des avions de combat ont dû porter des coups violents contre des cibles terroristes, dont certaines étaient destinées à attaquer bien avant le début de l’opération. Pour la plupart, les observations (des renseignements) identifient des terroristes mais la puissance de feu n’est pas disponible immédiatement pour les frapper. C’est à ce stade que les u1nités avancées de drones entreront en scène.

Le commandant de la Compagnie de débusquage-Assaut, le Major M., qui dispose d’une salle de commandement avancée, riche en officiers de tous niveaux, dont un lieutenant-colonel et des analystes, et un soldat du renseignement qui a commencé ses missions il y a quelques mois seulement, a expliqué que derrière l’opération des unités de drones, on trouve une brigade de parachutistes sous le commandement du colonel Gas qui est en lien direct et constant avec la plus grande unité de collecte de l’armée israélienne : l’unité 8200.

L’un des produits les plus importants, dit-il, comprend une application dédiée à la compagnie, qui a des moteurs de recherche comme Google. On peut estimer que l’application permet non seulement de stocker les informations accumulées à partir des transmissions des unités de drones et de les analyser, mais aussi de rechercher avec précision des informations de tous les organismes de renseignement, telles que des informations provenant d’appels de téléphones portables, de photos, de vidéos et d’informations hautement sensibles qui proviennent du GSS (Shin Bet), à destination de la compagnie et qui permettent la « chasse à la cible » en temps réel.

Le chef d’Etat-Major Aviv Kochavi, avec une Sayeret ayant la responsabilité de faire sauter 20 parachutistes en 50 secondes.

Le défi sera d’accéder à toutes les informations jusqu’à les rendre entièrement disponibles et applicables pour la compagnie, de prendre les marques ou informations recueillies par les un-ités de drones sur des parcelles de terrain sélectionnées et de les connecter aux informations existantes provenant d’autres organismes de collecte.

Selon le major M., le défi ne sera pas seulement de sauter par-dessus la frontière israélienne jusque dans les profondeurs du territoire libanais, mais d’exploiter la richesse du renseignement tout en combattant, ce qui a été prouvé lors de l’opération « Gardien des Murs », à savoir que le flux de renseign0ements s’écoule efficacement par le système numérique d’un simple appareil portable, ce qui permet à l’opérateur d’attaquer rapidement les cibles désignées et vérifiées.

news.walla.co.il

One comment

  1. Je prie pour Tsahal, et je suis très fière d’eux.. Bravo, l’intelligence vous est Donnée.. Du plus petit au plus grand, soyez TOUJOURS sous la Haute Protection de D.IEU.. On ne s’attaque pas à Israël sans en subir des conséquences.. Vive Israël, Vive le Peuple Juif, Vive Tsahal..

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