Les Étrangers qui mangent le pain des Français, Gilles Falavigna

Publié par

Il y a quelques jours, une information au prime abord anodine venait tourmenter les rédactions.

Makram Akrout, lauréat du prix de la meilleure baguette, est un islamiste radical qui enrage que la France ne se dresse pas contre « ces chiens » qui se moquent d’Allah.

Cela fait un peu tache au milieu des louanges de ce symbole de la réussite de l’intégration et témoignage chaud comme le bon croissant au beurre, d’une véritable chance pour la France.

 

De son côté, le palais de l’Élysée, informé de l’identité du « maître boulanger », n’en fera pas son fournisseur officiel comme il est de coutume.

Faisons juste un pas en arrière avec un peu de recul vis-à-vis de l’événement. Nous sommes dans le sketch, âgé maintenant d’une cinquante d’années, de Fernand Raynaud, le boulanger.

 

Ce sketch est peut-être le premier qui utilise l’humour pour dénoncer le racisme ordinaire. Il dénonce l’absurdité du racisme mais il n’est pas agressif. Il fait preuve d’une grande sensibilité et d’une grande intelligence par la chute de l’histoire à la manière de l’arroseur arrosé et du mérite de chacun.

Cette notion de mérite est fondamentale. On ne peut dissocier le mérite de cette idée de « chances pour la France ».

Le raisonnement par l’absurde de la situation postule, dans le sketch, que le narrateur qui n’aime pas les Étrangers est douanier. Il est Polonais par sa mère et Italien par son père. Il s’agit d’une autre époque. Le paradoxe énoncé en préambule de l’histoire ne ferait plus rire de nos jours. Un fils de Polonais et d’Italien n’est aujourd’hui en rien un Etranger. Surtout, le sujet actuel est plus celui de la haine que du racisme ou de la xénophobie.

Notre époque est celle de l’extrémisme qui réfute la nuance. Si on n’aime pas, c’est qu’on hait. C’est tout ou rien. L’indifférence n’est plus autorisée.

La pensée est correcte, lissée dans un univers universel où tout le monde s’aime. Celui qui n’adhère pas à ce monde est le haineux. Il est porteur ou récepteur de contenu haineux, haine contre les autres, LGBTQ+. Bref, l’humour ne peut plus être un vecteur de respect. L’humour se meurt.

 

Mais arrêtons là la digression et revenons à notre boulanger.

Si Fernand Raynaud avait choisi le boulanger, c’est parce que le symbole est fort. Le pain est l’aliment symbolique par excellence. Les Juifs le savent bien. Le pain est l’aliment le plus sacré, le premier porteur de bénédiction.

Ensuite, la baguette symbolise le Français.  Nous représentons le Français avec un béret sur la tête et la baguette sous le bras.

Makram Akrout est le lauréat du Prix de la meilleure baguette de Paris.

Mais qu’est-ce que c’est que ce Prix ?

Le concours de la meilleure baguette de Paris est une compétition organisée par la Ville de Paris.

La sélection des candidats ne se fait pas sur des critères professionnels. Elle n’est pas organisée par la chambre des métiers. L’artisanat n’y porte aucun regard.  La sélection se fait par des critères politiques, puisque choisis par la ville de Paris, instance politique.

 

Le critère de sélection avancé est celui du mérite. A chacun selon son dû, avions-nous dit en préambule.

Le boulanger qui remporte le concours devient le fournisseur du Palais de l’Elysée. Nous aurions pu nous attendre à ce que le fournisseur du Palais soit choisi parmi les Meilleurs Ouvriers de France. Une des fonctions de la Présidence est d’être le porte-parole de l’Excellence.

Il s’agit également de valeurs autres que celles prônées par nos castes dirigeantes. L’artisan qui concoure au titre d’un des Meilleurs Ouvriers de France s’engage à transmettre et à apprendre aux futurs boulangers.

Mais de quel mérite est-il question sur un déterminant politique ? Voilà bien une valeur subjective.

Alors regardons quels sont les lauréats du concours de la meilleure baguette, quels sont les détendeurs du savoir-faire de la tradition française, selon le sens souhaité par les organisateurs de ce concours :

2013 : Ridha Khadher,

2014 : Antonio Teixeira,

2015 : Djibril Bodian,

2016 : Michael Reydelet

2017 : Sami Bouattour,

2018 : Mahmoud M’seddi,

2019 : Fabrice Leroy,

2020 : Taieb Sahal,

2021 : Makram Akrout,

Est-il besoin de développer ? Cela est à relier aux rubriques d’Etat-civil témoignant du Grand Remplacement.

Le titre de la meilleure baguette pourrait, néanmoins désigner des « chances » pour la France.

Alors regardons ce qu’il en est des récompenses hautement professionnelles, celles du titre de Meilleur ouvrier de France en boulangerie dont voilà la liste pour la même période :

Olivier Magne – Thomas Planchot – Jérôme Schwalbach – Joël Schwalbach – Cyrille Van Der Stuyft.

Les prix et distinctions pour récompenser les artistes du pain ne manquent pas. La France peut s’enorgueillir d’être vraiment un phare en ce domaine à l’instar des ambassadeurs du pain. La boulangerie est un secteur où le savoir-faire français ne souffre d’aucun débat. Mais aucun des lauréats, présentés plus haut, de ce concours de la Ville de Paris n’en fait partie.

Fondateurs

Face au scandale, la Mairie de Paris communique : « rien ne permet d’accréditer la véracité d’un certain nombre de reproches formulés ». Makram Akrout est désormais présenté comme une victime de la violence et de l’intolérance d’Extrême Droite.

« M. Akrout est profondément atteint par le déferlement de messages de haine qui s’abattent sur lui »

Effectivement, lui qui avait le temps de communiquer sur les réseaux sociaux son « rejet des intérêts colonialistes français, ceux-là qui propagent la décadence de nos pays et nous pousse à nous éloigner des valeurs islamiques… » est parfaitement intégré aux valeurs dominantes de la société.

Ce scandale aura permis, une fois de plus, de mettre en évidence les supercheries qui présentent une idéologie pour force de loi. Parfois, les vessies ressemblent à des lanternes.

En effet, le scandale n’est pas celui qu’on croit. La réalité est que les idéologues qui nous gouvernent sont prêts à sacrifier l’excellence française au nom d’une valeur suprême : le Migrant accompagné de son lot d’accidents comme cet Islamiste.

Par Gilles Falavigna

Laisser un commentaire