Burns, CIA : l’Amérique envisage les alternatives à l’accord nucléaire

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Le directeur de la CIA en Israël alors que les États-Unis ont déclaré envisager des alternatives à l’accord avec l’Iran

 

L’Iran est en tête de l’agenda du directeur de la CIA, Bill Burns, pour sa visite en Israël alors que les négociations sur l’accord nucléaire iranien continuent de stagner.

 

 William Burns en tant que candidat au poste de directeur de la Central Intelligence Agency (CIA), assistant à son audience du comité sénatorial du renseignement à Capitol Hill à Washington (crédit photo : TOM WILLIAMS/POOL VIA REUTERS)
William Burns, alors candidat au poste de directeur de la Central Intelligence Agency (CIA), assistant à son audience du Comité sénatorial du renseignement sur la colline du Capitole à Washington,
(Crédit photo : TOM WILLIAMS/POOL VIA REUTERS)

Le Pari sur l’accord ne tient plus

Le directeur de la CIA, Bill Burns, devait arriver en Israël mardi, pendant que des informations circulent, selon lesquelles les États-Unis envisagent d’autres moyens d’amener l’Iran à cesser de faire avancer son programme nucléaire alors que les négociations pour revenir à l’accord iranien de 2015 sont bloquées.
 
 
Une option que les États-Unis envisagent est un allégement limité des sanctions en échange du gel par l’Iran de son enrichissement d’uranium, a rapporté Bloomberg. Cependant, les États-Unis appellent toujours officiellement à un retour à l’accord nucléaire, avec des négociations de suivi pour le rendre « plus long et plus fort ».
 
 

Les violations sont déjà allées trop loin

Ces derniers mois, l’Iran a commencé à enrichir de l’uranium à 60 %, à développer de l’uranium métal et à bloquer l’accès de l’Agence internationale de l’énergie atomique aux sites nucléaires.
 
 
 
Les responsables américains et européens craignent que les violations par l’Iran de l’accord du Plan d’action global commun (JCPOA) ne deviennent si avancées qu’elles rendent cet accord nucléaire sans objet.
 
Israël a longtemps soutenu que l’Iran avait déjà atteint ce point. La semaine dernière, le ministre de la Défense Benny Gantz a déclaré que la République islamique était potentiellement à 10 semaines d’une bombe.
 

Rencontres avec Bennett et Barnéa, nouveau patron du Mossad

L’Iran est en tête de l’agenda de Burns, au cours de sa visite en Israël cette semaine. Il devrait rencontrer le Premier ministre Naftali Bennett mercredi, a confirmé son porte-parole à la suite des premiers reportages d’Axios. Burns devrait également rencontrer le nouveau directeur du Mossad, David Barnea.
 
Il aurait également rencontré le chef du renseignement de l’Autorité palestinienne Majed Faraj à Ramallah, ainsi que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
 
L’ambassade américaine en Israël a refusé de commenter.
 

Six séries de discussions pour rien

Lors de six séries de pourparlers indirects entre les États-Unis et l’Iran pour rejoindre le JCPOA, l’administration du président américain Joe Biden n’a pas été en mesure de tirer parti des sanctions de « pression maximale » que son prédécesseur, le président Donald Trump, a imposées à l’Iran pour obtenir des concessions.
 
L’Iran a déclaré qu’il ne reviendrait au JCPOA que si les États-Unis lèvent toutes les sanctions et incluent une garantie, que Biden ne peut pas donner, que les futurs présidents ne quitteront pas l’accord.
 
Ces discussions sont suspendues depuis deux mois. Les négociateurs iraniens ont refusé de revenir à la table, après l’élection de leur nouveau président, Ebrahim Raisi, affirmant qu’ils devaient attendre qu’un nouveau gouvernement soit en place. La date limite de Raisi pour présenter un nouveau gouvernement au parlement iranien se situe à la fin de la semaine prochaine.
 

Le bourreau de Téhéran règne sur 30.000 cadavres et n’hésitera pas à récidiver

Raisi, qui a supervisé les exécutions de 30 000 dissidents en 1988 et a été sanctionné par les États-Unis pour violations des droits de l’homme, est un critique majeur de l’engagement avec l’Occident en général et du JCPOA en particulier. Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a également déclaré, ces dernières semaines, qu’on ne pouvait pas faire confiance à l’Occident.
 
Entre la longue accalmie dans les négociations et l’entrée en fonction de Raisi, en ajoutant les récentes attaques de l’Iran contre des navires dans le golfe Persique, notamment contre le Mercer Street, au cours desquelles un ressortissant roumain et un ressortissant britannique ont été tués, beaucoup au département d’État pensent qu’un retour au JCPOA est peu probable, bien qu’il y ait toujours une faction qui garde espoir, selon un responsable israélien impliqué dans des pourparlers avec les États-Unis sur l’Iran.
 
Israël et les États-Unis se préparent à ce scénario, notamment depuis que le conseiller diplomatique de Bennett, Shimrit Meir, et le conseiller à la sécurité nationale Eyal Hulata se sont rendus à Washington la semaine dernière.
 

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