Lavrov et ses sbires continuent de danser sur Auschwitz

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Des agences russes tweetent des images de propagande falsifiant Auschwitz

Les photographies montrent des autocollants russophobes autour de l’ancien camp de concentration et de la mort, mais les preuves démontrent que les images sont fausses.

 

La Russie, sous Poutine et Lavrov, essaie-t-elle de faire pire en matière de manipulation de la vérité, que Staline ?

Preuve du musée d'Auschwitz démontrant que les photos sont trafiquées (crédit photo : AUSCHWITZ MUSEUM)
Preuve du musée d’Auschwitz démontrant que les photos sont trafiquées
(crédit photo : MUSÉE D’AUSCHWITZ)
 

Le site d’Auschwitz, le tristement célèbre camp de concentration et de la mort nazi, a été utilisé comme véhicule de propagande russe la semaine dernière, selon le mémorial et musée d’Auschwitz-Birkenau. 

Les agences officielles russes, y compris la délégation russe pour le contrôle des armements à Vienne, ont tweeté des photos d’autocollants indiquant « Russie et Russes, le seul gaz que vous et votre pays méritez est le Zyklon B », affichés à divers endroits autour d’Auschwitz. Le Zyklon B a été utilisé pour assassiner des millions de Juifs dans les chambres à gaz nazies. 

Donnant aux photos un air de légitimité, le ministère russe des Affaires étrangères a retweeté les photographies.

Dans le tweet original de la délégation russe pour le contrôle des armements à Vienne, la légende a mal orthographié le nom d’Auschwitz comme « Auschitz » et a affirmé que ceux qui disent qu’il n’y a pas de russophobie ou de menace pour la Russie « mentent sous vos yeux ».

Le musée nie toute légitimité à ces photos sournoisement trafiquées

Le mémorial et musée d’Auschwitz-Birkenau a nié que les autocollants aient jamais été placés n’importe où sur le site. « Aucun incident de ce type n’a été signalé au Mémorial », a écrit le musée dans un communiqué. « Aucun autocollant de ce type n’a été trouvé – également dans des endroits visibles sur les photographies publiées. » Dans un tweet, le musée s’est également assuré de souligner que l’agence russe avait mal orthographié le nom du camp.

Répondant au rejet clair et net, la délégation russe pour le contrôle des armements à Vienne s’est excusée pour la faute de frappe et a exprimé son appréciation pour le travail du musée, mais n’a pas reculé sur ses allégations usurpatrices. « Pendant ce temps, ceux qui rejettent de manière flagrante la présence de haine contre un groupe ethnique et culturel (russe/russophone) dans de nombreuses élites/médias occidentaux, ont également tout-à-fait tort », ont-ils effrontément tweeté. 

Une analyse des images a fourni des preuves à l’appui de l’affirmation du musée d’Auschwitz selon laquelle les autocollants n’ont jamais été placés dans le camp. Le projet Invid a analysé les photos qui ont été tweetées et a découvert qu’elles avaient été manipulées pour être utilisées à des fins de propagande, a expliqué le musée sur Twitter. 

La Russie compare les Ukrainiens aux nazis (dans le passé).

La Russie a lié à plusieurs reprises la Shoah à son conflit avec l’Ukraine. Les Ukrainiens de tout âge et toute condition sont comparés aux nazis, Moscou a utilisé la notion de dénazification pour justifier son invasion du pays et le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a comparé le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Hitler, au motif que tous deux auraient, soi-disant sa propagande antisémite, du « sang juif ». 

Néanmoins, les photos trafiquées étaient particulièrement remarquables étant donné qu’elles utilisaient un site où plus d’un million de Juifs ont été assassinés. 

« L’utilisation du mémorial d’Auschwitz-Birkenau à des fins de propagande qui accrédite la prétendue russophobie et renforce les théories sur la nécessité de dénazifier l’Ukraine devrait être combattue par tous les penseurs du monde entier », a déclaré le musée dans un communiqué. 

Quant aux images elles-mêmes, le musée soutient qu’elles « sont simplement une manipulation [et] l’incident doit être traité en termes de propagande primitive et grossière ». 

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