L’ambassadrice Tsipi Hotovely échappe de justesse au lynchage

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L’ambassadrice au Royaume-Uni, Tsipi Hotovely, évite de justesse l’attaque des manifestants antisionistes violents

Hotovely with one of her three daughters

Hotovely with one of her three daughters (Image: Israeli Embassy)

 

Les gardes du corps de Tzipi Hotovely l’ont évacuée, tandis que des militants pro-palestiniens la harcelaient, pendant qu’elle s’adressait à l’assemblée d’un débat au prestigieux London School of Economics

Par LAHAV HARKOV Publié: 10 NOVEMBRE 2021 03:07
Mise à jour : 10 NOVEMBRE 2021 12:32

Portrait de la ministre israélienne des Affaires de la diaspora, Tzipi Hotovely pose pour une photo à son bureau à Jérusalem le 19 février 2020. (Crédit photo : OLIVIER FITOUSSI/FLASH90)

Portrait de l’ancienne ministre israélienne des Affaires de la diaspora, Tzipi Hotovely à son bureau à Jérusalem le 19 février 2020.(crédit photo : OLIVIER FITOUSSI/FLASH90)

Les islamistes violents aux portes des universités prestigieuses d’Europe

L’extrémisme violent n’empêchera pas l’ambassadrice d’Israël au Royaume-Uni Tzipi Hotovely de donner le point de vue et de raconter l’histoire d’Israël, a déclaré l’ambassade mercredi, après son évacuation de la London School of Economics, alors que des étudiants et des militants pro-palestiniens extérieurs tentaient de l’attaquer à la suite d’un discours.

Une vidéo publiée en ligne montre Hotovely quittant l’événement mardi soir, avec des gardes de sécurité la conduisant au-delà de la manifestation, lorsqu’un homme s’est précipité sur elle. Les gardes l’ont poussée manu mlitari dans sa voiture.

L’ambassasdrice ferme et résolue face aux appels au lynchage

« Nous ne céderons pas au harcèlement et à la violence », a déclaré Hotovely. « L’État d’Israël enverra ses représentants sur chaque tribune où sa parole est requise »

L'ambassadrice israélienne au Royaume-Uni, Tzipi Hotovely, s'exprimant à la London School of Economics, le mardi 9 novembre 2021. (Crédit : ISRAELI AMBASSY IN LONDON)L’ambassadrice israélienne au Royaume-Uni, Tzipi Hotovely, s’exprimant à la London School of Economics, le mardi 9 novembre 2021. (Crédit : ISRAELI AMBASSY IN LONDON)

Tsipi Hotovely a déclaré qu’elle avait pu donner son discours complet pendant une heure et demie devant un public de 200 étudiants « qui voulaient entendre l’histoire d’Israël dans l’une des principales universités du monde ».

Le porte-parole de l’ambassade, Ohad Zemet, a qualifié la discussion au LSE d’« ouverte et profonde », tandis qu’une manifestation organisée par l’Union des étudiants palestiniens et la Société islamique a eu lieu à l’extérieur, la police maintenant l’ordre.

 

Comme l’Ambassadrice Alisa Bin Noun à Sciences-Po Rennes en 2017

« La violence d’éléments extrémistes ne nous dissuadera pas, et l’ambassade d’Israël, dans le cadre de son travail diplomatique, continuera de représenter Israël et de promouvoir un dialogue ouvert avec les personnes de toutes sortes dans la société britannique.

 

Les extrémistes continueront de manifester à l’extérieur et l’ambassade continuera à parler aux étudiants à l’intérieur », a déclaré Zemet.

Promesses de récompenses à hauteur de la gravité, comme chez Abu Mazen

Avant l’événement mené contre Hotovely, un compte Instagram appelé “La salle de guerre du LSE (Class War)” a posté avant l’événement :

“Celui qui brise la vitre de la voiture de l’Ambassadrice [sic]… gagne des pintes. Putain, effrayons-la (qu’on devrait traduire par « terrorisons-là »)”

La Palestine Society de l’Union des étudiants de la LSE a fait valoir que Hotovely avait “violé la politique appliquée à l’égard des intervenants externes de l’université, parce qu’elle soutenait “les colonies” (implantations juives) et avait qualifié le conflit palestino-israélien de “religieux”, entre autres raisons”.

Ils l’ont également traitée de “raciste”.Des vidéos publiées par la société sur Instagram montraient des militants criant « honte à vous » et « Palestine libre, libre, libre », qualifiant Hotovely de “criminelle de guerre”.

Slogans anti-Etats d’un vide abyssal

Une autre vidéo montrait des manifestants scandant “pas de frontières, pas de nations, pas d’occupations de colons“. Elle n’expliquait pas comment on peut soutenir un “État” palestinien tout en s’opposant aux frontières et aux nations.

Le secrétaire britannique à l’Éducation, Nadhim Zahawi, a tweeté après l’incident : “C’est profondément troublant, je suis vraiment désolé, Madame l’ambassadeur Hotovely.”

Le ministre des questions du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, James Cleverly, a tweeté : “Nous apprécions le débat ouvert et les manifestations pacifiques. Le comportement agressif et menaçant dirigé contre l’ambassadrice israélienne Tzipi Hotovely hier soir était inacceptable.”

La plupart des ambassadeurs israéliens au Royaume-Uni et de nombreux orateurs pro-israéliens ces dernières années ont été confrontés à des manifestations en dehors des événements auxquels ils étaient conviés.

Husam Zomlot, l’ambassadeur palestinien au Royaume-Uni, sera accueilli par la société de débat de la LSE la semaine prochaine, selon le Telegraph. Il ne sera sans doute pas lynché, et vraisemblablement plébiscité par un fan- club.

L’ambassadrice au Royaume-Uni, Tsipi Hotovely, évite de justesse l’attaque des manifestants antisionistes violents

2 commentaires

  1. En fait, cette terreur est ici très explicite mais celle implicite et plus insidieuse existe depuis des dizaines d’années et explique les discours mensongers de la plupart des journalistes et politiciens dans les pays dits démocratiques. Dits démocratiques car peut-on parler de vrai démocratie dans un tel contexte où les électeurs peuvent voter librement mais en se basant sur des informations très souvent inexactes si pas mensongères?

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