Gaëtan Matis souhaite que Zemmour et les siens soient massacrés au Bataclan

Publié par

13-Novembre : l’humoriste Gaëtan Matis aurait souhaité qu’Eric Zemmour et « son public » soient au Bataclan

Les propos de Gaëtan Matis ont vivement fait réagir la classe politique et certains journalistes. Gilbert Collard, député européen, réclame « une condamnation exemplaire. »
 
 
 

130 personnes sont mortes au Bataclan, le 13 novembre 2015. © Francois Mori/AP/SIPA

Gaëtan Matis, un « humoriste » proche de Yassine Belattar, aurait souhaité qu’Eric Zemmour et « son public » se fassent massacrer au Bataclan le 13 novembre 2015. « Si j’avais une machine à voyager dans le temps, je bookerais le Bataclan pour la soirée du 13 novembre 2015 afin d’y organiser une soirée de rencontre entre Eric Zemmour et son public », a-t-il écrit sur ses réseaux sociaux jeudi 7 octobre. Cette apologie du terrorisme n’a pas particulièrement fait rire l’essayiste, qui lui a répondu sur Twitter : « Cet ‘humoriste’, ami de Yassine Belattar, souhaite le massacre par des djihadistes de tous ceux qui me soutiennent. De quel côté est la violence ?

»

J’avais pensé au Stade de France mais l’attentat a échoué

En quelques dizaines de minutes, Samuel Lafont, directeur de la communication d’Eric Zemmour, a propulsé le mot-dièse #ZemmourBataclan au premier rang des tendances Twitter. « Gaëtan Matis, humoriste de l’horreur, souhaiterait ‘voyager dans le temps’ et organiser au Bataclan une ‘soirée rencontre entre Zemmour et son public’ : il faut une condamnation exemplaire de cet appel au massacre ! » a réagi le député européen Gilbert Collard. Il ne s’agit pas, selon Sonia Mabrouk, journaliste sur Europe 1, d’un appel à la haine mais bien d’un « appel au massacre ». « Ça soulève le cœur et ça doit soulever l’indignation générale et plus encore », a-t-elle tweeté.

 

 

Sur Facebook, un internaute répond complaisamment que « ça en fait du monde » avec un emoji qui rigole. « J’avais pensé au Stade de France mais l’attentat a échoué ! » lui a répondu Gaëtan Matis, avec trois émojis qui rigolent, visiblement fier de sa plaisanterie déplacée.

Laisser un commentaire