les médias d’État chinois promeuvent un récit très clairement anti-israélien 

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Développement alarmant : les médias d’État chinois promeuvent un récit très clairement anti-israélien 

Les critiques d’Israël ne sont pas difficiles à trouver. Il semble que tous les deux jours un nouvel article ou une nouvelle vidéo soit publié qui pousse une perspective déformée sur des questions complexes et, plus généralement, ternissent délibérément l’image de l’Etat juif…

Les critiques d’Israël ne sont pas difficiles à trouver. Il semble qu’un jour sur deux soit publié un nouvel article ou une nouvelle vidéo qui pousse une perspective déformée sur des questions complexes et, plus généralement, jette l’État juif sous un jour négatif (Voir ici , ici et ici) .

Mais alors que les préjugés anti-israéliens dans la presse sont bien trop répandus, le récent flot de récits pleins de préjugés apparaissant dans les médias chinois est un nouveau développement inquiétant. Les deux pays sont traditionnellement des alliés et la Chine représente le deuxième partenaire commercial d’Israël. Bien que la relation puisse ne pas sembler la plus naturelle compte tenu de leur distance géographique, de leurs cultures, de leurs systèmes politiques différents et de leurs tailles disproportionnées, les deux pays cultivent néanmoins un partenariat économique mutuellement avantageux, depuis de nombreuses années.

Faux-semblant économique

Pourtant, cette relation économique étroite n’a pas empêché la branche médiatique du gouvernement chinois de produire récemment de nombreuses histoires qui démontrent un parti pris clairement anti-israélien.

À la suite des hostilités entre Israël et le Hamas au milieu de cette année, China Daily, un journal grand format au tirage le plus large de tous les journaux de langue anglaise en Chine, a publié un certain nombre d’articles visant l’État juif.

Annonçant le cessez-le-feu négocié par l’Égypte qui a mis fin au dernier conflit à Gaza, un article du 21 mai intitulé Israël , le Hamas accepte de commencer le cessez-le-feu vendredi, dit :

Israël a lancé des raids massifs sur l’enclave palestinienne avec des frappes aériennes, des bombardements d’artillerie et des attaques de drones depuis le 10 mai, en réponse aux roquettes tirées par des militants palestiniens à Gaza pour riposter à la violation par Israël du lieu saint islamique sacré de la mosquée Al-Aqsa en Jérusalem.

Il s’agit des combats les plus intenses entre Israël et les militants de Gaza depuis 2014, qui ont jusqu’à présent tué 232 Palestiniens, dont 65 enfants et 39 femmes, et 12 Israéliens.

L’hôpital ouïghour qui se moque de la charité à Jérusalem

L’article impliquait que c’est la police israélienne qui aurait poussé les terroristes du Hamas à tirer des roquettes en raison d’une « violation » délibérée de la mosquée Al-Aqsa. Mais cette description dénature les événements tels qu’ils se sont réellement produits. En fait, la police israélienne a fait une descente dans l’enceinte en réponse aux émeutiers palestiniens qui s’étaient violemment affrontés avec les forces de sécurité sur le site, jetant des pierres sur les officiers, entre autres. L’article oublie également de mentionner que, bien que la mosquée Al-Aqsa soit l’un des lieux saints de l’islam, elle est construite sur le mont du Temple, le site le plus saint du judaïsme.

Il convient également de noter que lorsqu’il fournit des chiffres sur le nombre de morts du conflit, China Daily ne met en évidence que le nombre de femmes et d’enfants palestiniens décédés et omet toute référence aux victimes israéliennes, dont deux enfants et un certain nombre de femmes. Il néglige également les renseignements qui suggèrent que 48% des Gazaouis décédés étaient associés à des groupes terroristes, ainsi que le nombre (1/3) de victimes tuées par les roquettes du Hamas.

Israël envahirait le Tibet gazaouïte?

De plus, un article du 26 juin, intitulé La Chine appelle Israël à la retenue face aux tensions, déclare :

Un émissaire chinois a demandé jeudi la retenue à Gaza et a appelé Israël à mettre fin aux activités de colonisation illégales dans le territoire palestinien occupé […de fait : Gaza désinvesti en 2005]

Le Conseil de sécurité a publié le 22 mai un communiqué de presse saluant l’annonce d’une trêve à Gaza. Moins d’un mois plus tard, le gouvernement israélien a approuvé la marche du drapeau dans la ville sainte, une décision qui a exacerbé les tensions. Il a également mené à nouveau des frappes aériennes à Gaza. »

Premièrement, il y a la référence aux «installations illégales » sur le « territoire palestinien ». Pourtant, le statut juridique de ces implantations est en fait contesté. Bien qu’elles soient fréquemment qualifiées de violation du droit international, ce n’est pas la position du gouvernement israélien. Dans le cadre des accords d’Oslo de 1993 – l’ensemble complet d’accords entre Israël et les Palestiniens – aucun consensus n’a été atteint concernant le statut des implantations, mais la Zone C demeure sous juridiction israélienne. Pour une analyse incisive de la légitimité de ces installations en vertu du droit international, l’aperçu de la question d’Andrew Lovy est un bon point de départ.

Israël devrait s’abstenir de posséder un drapeau

La deuxième question soulevée par l’article du China Daily est la suggestion que le gouvernement israélien a attisé les tensions en autorisant une marche du drapeau à Jérusalem. Le contexte est l’élément-clé manquant, ici. La soi-disant « marche du drapeau » est une célébration annuelle de la Journée de Jérusalem qui commémore la réunification de la ville sainte après la guerre des Six Jours de 1967. L’affirmation selon laquelle cet événement était délibérément provocateur est donc détachée de la réalité. De plus, l’article mentionne des frappes aériennes à Gaza mais omet entièrement le fait que les frappes étaient une réplique à des ballons incendiaires lancés sur Israël.

Un autre article, Pas de terme rapide en vue aux tensions dans la Bande de Gaza , publié le 5 juillet, décrit à quel point la paix entre Israël et les Palestiniens peut être difficile à réaliser sous le nouveau gouvernement dirigé par Naftali Bennett :

Avec une coalition fragile, il serait peut-être préférable que le gouvernement continue de suivre la voie de Netanyahu, en exagérant les problèmes de sécurité, en créant des ennemis externes et en prenant des mesures pour aggraver les relations avec l’environnement externe afin de promouvoir la cohésion interne et le soutien […]

La Palestine s’est plainte jeudi que la perception par Israël des taxes et des droits de douane palestiniens avait limité les possibilités d’investissement du gouvernement.

La charte génocidaire du Hamas sous silence

En quoi ces problèmes de sécurité sont-ils exagérés ? La propre charte du Hamas de 1988 – le Pacte du Mouvement de résistance islamique – appelle explicitement à la destruction d’Israël. Des terroristes de Gaza et de Cisjordanie ont perpétré des atrocités contre des citoyens israéliens, notamment des attentats-suicides, des attaques au couteau et à l’arme à feu et des tirs de roquettes en direction de villes peuplées de civils. L’Iran -allié et fournisseur de pétrole et d’électricité à la Chine-, qui enrichit actuellement de l’uranium à des niveaux supérieurs à ceux autorisés par l’ accord nucléaire de 2015, a décrit Israël comme une « tumeur cancéreuse » qui sera « déracinée et détruite ». Pendant ce temps, le groupe terroriste Hezbollah soutenu par Téhéran, qui dirige de vastes étendues du Liban, constitue une menace continue pour Israël de la frontière nord de l’État juif.

L’article offre peu de clarification de ses affirmations ultérieures. Les récentes mesures prises par Jérusalem ne visaient pas à provoquer l’instabilité dans la région, mais à défendre la population israélienne. Les frappes aériennes évoquées dans l’article du China Daily répliquaient à des tirs de roquettes aveugles depuis Gaza et détruisaient des arsenaux d’armes du Hamas ciblés – dont beaucoup étaient cachés dans des zones civiles densément peuplées. En outre, au cours de la dernière année, Israël a normalisé ses relations avec quatre pays arabes – les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan – dans une étape majeure vers une plus grande stabilité au Moyen-Orient.

En tant que telle, comment la Chine peut-elle interpréter la politique étrangère d’Israël comme une politique qui aggrave délibérément l’environnement extérieur ?

Droits de douane au menu

L’article fait également référence aux critiques de l’Autorité palestinienne à l’encontre d’Israël pour les retenues à la source et les droits de douane. Comme auparavant, un élément essentiel manque à l’article du China Daily. Il n’y a aucune mention quant à la raison pour laquelle Israël retient l’argent : le refus de Ramallah de mettre fin à sa politique de « payer pour le meurtre de civils israéliens» qui fournit des allocations aux terroristes et à leurs familles.

Une telle rhétorique anti-israélienne, qui s’est transformée en antisémitisme pur et simple à au moins une occasion, n’est pas passée inaperçue. En mai, l’ambassade d’Israël en Chine a critiqué un segment diffusé sur CTGN, basé à Pékin, qui colportait le poncif antisémite selon lequel les « juifs riches » influencent les décideurs de la politique étrangère américaine afin qu’ils favorisent Israël.

La volte-face de la Chine contre Israël peut être attribuée à un certain nombre de raisons (rapprochement avec l’Iran, condamnation israélienne du sort des Ouïghours à la demande de Washington), mais quels que soient les motifs de cette campagne de désinformation, elle devrait sonner l’alarme pour Israël et les amis de l’État juif dans le monde.

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