Antisémitisme en Amérique, paralysie israélienne

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Tous les signes indiquent que le nouveau gouvernement Lapid-Bennett est constitutionnellement incapable de lutter contre le problème de la haine des Juifs en Amérique.

 Par  Caroline B. Glick  Publié le  25/06/2021 13:37 Dernière modification : 25/06/2021 13:37

Ministre des Affaires étrangères Yair Lapid | Photo : Oren Ben Hakoon

Il semble qu’il n’y ait plus un jour qui passe sans un nouveau reportage d’une autre attaque scandaleuse menée par des gauchistes contre les Juifs en Amérique.

Cette semaine, on a interdit à un food truck à Philadelphie de participer à un festival ethnique de street food à Philadelphie. La raison? : il vend de la nourriture de rue israélienne et appartient à un juif israélien.

Le défilé lesbien de Chicago a publié une publicité de l’événement. Elle montrait une femme debout sur une voiture, brûlant les drapeaux américain et israélien.

Démultiplication des agressions antijuives de rue

Selon les données de la communauté, au cours de la mini-guerre du mois dernier, l’opération Gardien des Murs, les Juifs américains ont subi 193 attaques violentes.  La Ligue anti-diffamation a recensé 17 000 autres agressions verbales en ligne. Les attaques violentes n’ont pas pris fin lorsqu’Israël et le Hamas ont conclu un cessez-le-feu.

Normalement, le gouvernement d’Israël aurait quelque chose d’utile à dire ou à faire au sujet de ces développements dévastateurs. Mais tragiquement, tous les signes indiquent que le nouveau gouvernement Lapid-Bennett est constitutionnellement incapable de lutter contre le problème de la haine des Juifs en Amérique.

En surface, c’est le contraire qui devrait être le cas. Le ministre des Affaires étrangères et Premier ministre suppléant Yair Lapid détient un contrôle pratique sur tous les aspects du gouvernement en raison de sa direction du bloc de gauche qui constitue 75 pour cent de la coalition. Et Lapid devrait être un partenaire naturel pour la communauté juive américaine. Comme la plupart des Juifs américains, Lapid s’est longtemps identifié aux courants démocrates et libéraux du judaïsme. Lors de son premier jour au pouvoir, Lapid a déclaré que ses objectifs principaux étaient de reconstruire les liens d’Israël avec les démocrates et les juifs américains. Avec de telles priorités, Lapid devrait apparemment être bien placé pour mener le combat. Mais il y a deux obstacles immuables qui l’empêcheront de réaliser quoi que ce soit d’utile. Le premier obstacle est le Parti démocrate, et le second est la coalition même de Lapid.

Le constat de faiblesse du camp des Démocrates pour Israël

La façon de comprendre le problème qui se pose avec le Parti démocrate consiste à regarder l’organisation fondée il y a deux ans pour endiguer la montée de l’alliance rouge-verte des progressistes au sein du parti.  Mark Melman a fondé cette organisation, la Majorité Démocratique pour Israël, qui est le sondeur et gourou politique de Lapid. Melman a fondé le DMFI en réponse à l’élection de la soi-disant (Squad) « escouade » d’extrême gauche au Congrès en 2018 et face à la montée en puissance du sénateur Bernie Sanders, comme favori des primaires présidentielles démocrates avant les élections de 2020. Le premier effort politique du DMFI a été de monter une campagne publicitaire contre Sanders lors des caucus présidentiels de l’Iowa.

Compte tenu de ses liens intimes avec Melman, sans surprise, la première réunion de Lapid avec des Juifs américains en tant que ministre des Affaires étrangères, s’est déroulée lors d’une vidéoconférence avec le DMFI lundi. Et à première vue, compte tenu de ses objectifs, le choix de Lapid était raisonnable.

Le problème est que le DMFI est incapable de livrer ce qu’on attend de lui.

Melman prétend à juste titre que la majorité des démocrates soutiennent toujours Israël. Malheureusement, la minorité de ceux qui détestent Israël – et ceux qui détestent les Juifs de manière à peine déguisée – sont la force dominante du parti. Et la majorité qui s’y oppose ne veut pas les affronter de manière ouverte. Melman et le DMFI pour leur part, bien que prêts à se battre « un peu », ne sont pas non plus disposés à retirer les gants dans leurs efforts pour freiner les forces anti-israéliennes (et de plus en plus anti-juives) au sein de leur parti.

Ilhan Omar super-star

On a pu constater ce sombre état de choses à domicile, au début de ce mois-ci lorsque la Congress-woman Ilhan Omar a comparé Israël et les États-Unis au Hamas et aux talibans. Malgré le tollé suscité par sa déclaration scandaleuse, la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, a refusé de condamner ou de censurer Omar. Au contraire, Pelosi a félicité Omar pour avoir apporté une clarification – et n’a pas exigé d’excuses – pour ses remarques.

La tempête de protestations contre les remarques obscènes d’Omar comprenait une lettre de condamnation signée par douze législateurs juifs démocrates. Plutôt que de se ranger du côté de leurs collègues juifs, les partisans d’Omar et les autres ennemis d’Israël dirigés par Alexandria Ocasio Cortez ont attaqué les législateurs juifs et leurs partisans en les accusant de racisme pour avoir osé critiquer Omar, une « femme musulmane de couleur ».

Et la grande patronne Pelosi s’est rangée du côté d’Omar et de ses camarades de l’alliance Rouge-Verte contre les Juifs. Alors que Politico résumait les réponses au dernier scandale d’Omar : « les démocrates montrent qu’ils sont de plus en plus à l’aise et sans scrupules pour la soutenir, d’autant plus qu’elle martèle des accusations infondées contre le gouvernement israélien d’une manière qui va à l’encontre des traditions bipartites à Washington. Cette attitude plus amicale envers Omar indique que le changement de son parti sur le rôle de l’Amérique au Moyen-Orient va bien au-delà de n’être qu’un facteur à court terme du récent conflit de 11 jours entre Israël et les djhadistes palestiniens à Gaza.

Une contamination impossible à freiner?

En d’autres termes, Melman a raison de dire que le problème est la montée de l’alliance Rouge-Vert au sein du Parti démocrate. Mais il n’a pas le pouvoir – ou franchement pas les moyens – de les vaincre. Lapid a raison de dire qu’il est important pour Israël d’avoir de bons liens avec les démocrates et les juifs américains. Mais Israël n’a pas la capacité de changer la réalité politique au Congrès.

La stratégie de Lapid visant à sécuriser et renforcer les liens israélo-américains ne peut pas fonctionner, car elle repose sur une hypothèse fausse : que les problèmes avec les démocrates sont dus au seul fait que l’ancien premier ministre Benjamin Netanyahu s’identifiait aux républicains. Netanyahu était fustigé comme un « républicain » parce que les démocrates voulaient une justification de leur réticence à tenir tête à des gens comme Omar et Ocasio Cortez – et Barack Obama avant eux.

Maintenant que Netanyahu n’est plus au pouvoir et que Lapid le « démocrate » est aux commandes, les démocrates ne veulent toujours pas leur tenir tête. Et ainsi, comme l’a noté Politico, le pouvoir des antisionistes continue de croître.

Quand « la faute à Netanyahu » n’aide en rien

Netanyahu a découvert que le meilleur moyen d’obtenir et d’étendre le soutien américain à Israël était de travailler avec des personnes réellement capables d’atteindre l’objectif. L’homme qui a fait le plus dans ce domaine est le pasteur John Hagee. Hagee a fondé et dirige Christians United For Israel, l’organisation pro-israélienne la plus grande et la plus puissante politiquement des États-Unis. Mais dans le même discours où Lapid a fait de la reconstruction des liens avec les démocrates et l’establishment juif libéral aux États-Unis ses principaux objectifs une fois au pouvoir, il a également fait de la sensibilisation des évangéliques une priorité de second rang. Selon ses propos, « Le fait que nous soyons soutenus par des groupes évangéliques et d’autres aux États-Unis est important et réconfortant. Mais les Juifs du monde sont plus que nos alliés. Ils sont notre famille. »

L’alliance rouge-vert

Et cela nous amène au deuxième obstacle qui empêchera le gouvernement Lapid-Bennett d’agir efficacement contre l’antisémitisme croissant aux États-Unis émanant de l’alliance Rouge-Vert. Alors que 12 législateurs juifs démocrates étaient prêts à signer une lettre condamnant Omar, d’autres législateurs juifs démocrates ont soutenu Omar contre leurs collègues juifs. Tout comme l’ancien chef du parti travailliste britannique Jeremy Corbyn avait des groupes juifs qui se consacraient à agir comme des feuilles de vigne pour couvrir son antisémitisme, les groupes et dirigeants juifs progressistes servent de feuilles de vigne à Omar, Sanders et leurs camarades. Certains, comme Bending the Arc et IfNotNow, le font en se joignant à la délégitimation du droit d’Israël à exister. D’autres, comme le leader de l’Anti-Defamation League Jonathan Greenblatt, le font en refusant de les désigner pour ce qu’ils sont et pour leur antisémitisme, ainsi qu’n-e sous-estimant à longueur de colonnes le danger réel, dissimulé, patent et profond que représente l’antisémitisme d’extrême-gauche et son lien direct avec la diabolisation d’Israël.

Meretz et parti arabe au sein de la coalition

Le gouvernement Lapid-Bennett dispose d’une simple majorité à la Knesset de seulement 61 sièges. Si l’un des membres de sa coalition quitte le navire, le gouvernement tombe. En conséquence, le parti antisioniste et islamiste Ra’am exerce un droit de veto effectif sur toutes les activités du gouvernement. De même, le Parti Meretz post-sioniste qui ne soutient pas le maintien de l’identité juive d’Israël peut saper tout effort que Lapid cherche à entreprendre pour lutter contre l’antisémitisme de gauche aux États-Unis.

Mardi, le député du Meretz Mossi Raz a coparrainé une conférence à la Knesset avec la députée de la Liste arabe unie Aida Toma Sliman. La conférence s’est déroulée sous le titre « Entre l’occupation et l’apartheid ».

Parmi les condamnations sévères que les membres de la Knesset de divers partis ont émises contre la conférence, un législateur a noté que la tenue d’une conférence de ce type à la Knesset aide et réconforte les agents antisémites du BDS aux États-Unis, qui travaillent pour faire taire les juifs américains sympathisants d’Israël sur les campus universitaires et tout au long de la vie publique.

La régression antisioniste de la notion d’Apartheid

L’allégation selon laquelle Israël est un État d’apartheid est une diffamation antisémite délibérée. Son but est de nier la justification morale de l’autodétermination juive en fustigeant le concept même de nation juive comme forme d’oppression raciste et les Juifs comme oppresseurs racistes. Il a été inventé par les Soviétiques et a fait sa première apparition lors d’une conférence des Nations Unies en 1965. Le point culminant de l’allégation dans sa première itération est survenu en 1975 avec l’adoption de la résolution 3379 de l’Assemblée générale des Nations Unies qui définit le sionisme comme une forme de racisme.

L’ambassadeur américain de l’époque, l’ancien sénateur démocrate Daniel Moynihan, a prononcé un discours extraordinaire attaquant la résolution et a ainsi préparé le terrain pour son rejet bipartite et son abrogation éventuelle 15 ans plus tard? grâce aux efforts de l’administration Bush. 

Au bout de neuf ans, le concept du sionisme en tant que racisme s’est évanoui dans la poubelle de l’histoire. Il a été exhumé par des membres de l’alliance Rouge-Vert en 2000. Depuis lors, il a fait un retour lent mais régulier et il est aujourd’hui beaucoup plus puissant qu’il ne l’était en 1975.

Les démocrates soumis à l’intimidation gauchiste

Pendant la guerre du mois dernier, les législateurs démocrates sont montés à la tribune de la Chambre et ont fustigé un par un Israël comme un État d’apartheid. Et aucun législateur juif n’a osé condamner l’un des calomniateurs nommément. Pelosi ne l’a certainement pas fait.

Et cette semaine, un membre de la coalition Lapid-Bennett a coparrainé une conférence à la Knesset qui a soutenu cette calomnie antisémite. Lapid, (et bien sûr, le Premier ministre Naftali Bennett) est complètement impuissant face à cet affront au pays et au peuple juif. Comme c’est le cas avec Ra’am, si l’un ou l’autre prend des mesures contre Raz, leur gouvernement tombera.

De nombreux Juifs américains déclarent vivre dans un état de choc après les tirs d’obus de la mi-mai. Pendant les quatre années de la présidence de Donald Trump, leurs dirigeants organisationnels et intellectuels les ont abreuvés d’une campagne constante de haine contre Trump. On leur a dit que tout l’antisémitisme émanait des partisans de Trump et que Trump – le plus grand ami qu’Israël ait jamais eu à la Maison Blanche, et le grand-père de petits-enfants juifs, était un ennemi des Juifs.

La dénonciation politiquement correcte de la Droite

Même si la grande majorité des activités antisémites sur les campus émanaient de la gauche et qu’une grande partie de la violence antisémite était perpétrée par des Noirs et des Arabes américains, les dirigeants juifs ont dit aux Juifs américains que le danger émanait de la droite politique et qu’il allait se dissiper une fois les démocrates revenus au pouvoir.

Et maintenant, Trump est parti, les « bons » sont de retour au pouvoir et les bons soutiennent les antisémites au Congrès et ne font rien contre les antisémites dans les rues qui attaquent les Juifs parce que les antisémites sont des démocrates.

Et maintenant, plutôt que de se tenir aux côtés de ces Juifs, sous le gouvernement favorable aux démocrates de Lapid-Bennett, Israël est tout aussi incapable d’aider les Juifs d’Amérique que Melman ne l’est. Là encore, au moins Melman n’a pas besoin de J-Street ou de Jewish Voice for Peace pour le tenter. Lapid et Bennett ne peuvent pas gouverner sans Mossi Raz.

Mossi Raz, le grand partisan de la dénonciation de « l’Apartheid » israélien dans le dos des coalisés de droite et du centre. Photo by Miriam Alster/Flash90

4 commentaires

  1. Tout ça serait du nouveau gouvernement Bennett /Lapid?
    Il n’a meme pas droit aux 100jours de gràce pour se roder?
    Il doit d’abord s’occuper du budget que les précédents gouvernements ont laisser sous le tapis.
    Bibi n’a pas fait mieux avec les juifs démocrates et pourtant il a eu laaaaargement le temps.
    Un israelien se voit refuser l’installationde son stand au pretexte qu’il vend de la nourriture israelienne et que lui meme l’est: Bennett devrait envoyer Tsahal pour imposer son installation.
    Décidemment vous n’avez pas peur du ridicule.
    Pour ma part c’est entendu je sais ce qu’il me reste à faire.

    1. Il vous reste à continuer sur la même voie avec vos oeillères afin d’insuffler encore un peu d’antisémite, et sans doute imputer les prochaines victimes à Bibi par exemple.

  2. La chute de l’immeuble a Miami,la vague de chaleur,la montée du prix des tomates,c’est Bennet ou Lapid.

    1. Au cas où cela vous aurait complètement échappé, Caroline Glick, chroniqueuse de pointe à la perspicacité acérée (depuis Oslo, jeu de dupes qu’elle a pu observer en proximité) s’est engagée en politique aux côtés de Bennett et Shaked, en même temps ou presque que Shirley Pinto, au sein de Tziyonut Liberaliyut Shivyon (Tsalach), alias HaYamine Hehadash (Janvier 2019). On peut donc la créditer d’une certaine vision correcte quant à l’évolution de ses anciens comparses, non?

      D’autre part, toutes les critiques qu’elle formule ici sont pertinentes et rationnelles, contrairement à votre maniement d’une ironie qui ne fait pas rire du tout les Juifs américains victimes de terrorisme urbain, pendant et depuis, notamment la dernière flambée de violence. Les chiffes en hausse sont réels, à moins que cela ne nous vaille que des haussements d’épaules, de la part de ceux qui ne supportent aucune critique. Donc, non ce gouvernement n’a pas cent jours d’état de grâce pour se promener et il revient, notamment, au Ministère de la Diaspora et d’autres, dont les Affaires étrangères, de se pencher sur ces questions urgentes.
      La vraie question est que Lapid a une proximité politique avérée à ces Démocrates défenseurs d’Israël, mais il est frappé, comme eux, d’impuissance face à la star montante de la gauche américaine, son alliée sur le papier (la gauche, pas celle qui suit), Ilhan Omar.
      Le Parti démocrate américain est contaminé depuis l’influence de Jessie Jackson (inventeur non-exclusif de la solution à deux-Etats) sur Obama, voire l’influence de Stokely Carmichael sur le Black Power, précurseur du LBM marxiste. C’est un fait de société, rien d’une catastrophe naturelle et quand on n’est pas trop fainéant, on se retrousse les manches et on cherche par quel bout attaquer le problème de fond.

      Parce qu’il en va de l’avenir d’une relation stratégique cruciale.

      Il est clair que ces remarques froissent les Bennett-oui-oui comme il y eut, il y a peu, des Bibi-ouioui, hostiles au débat et au jeu de la démocratie.
      Pour notre part, les vues de Caroline Glick restent les bienvenues, depuis l’époque de janvier 2019 où elle était co-équipière de Bennett-Shaked (qu’on ne peut donc soupçonner d’adversité congénitale, mais au contraire d’amour déçu), jusqu’au jour où le virage au centre-gauche ne lui a pas convenu. Et nous équilibrons notre ligne éditoriale, après un portrait avenant et compréhensif de la vie de Madame Gilat Bennett, qui doit protéger ses enfants et ses voisins contre des hordes hostiles en bas de sa rue…

      Dissimuler les points qui fâchent n’est pas rendre service à un gouvernement, contrairement à la politique de l’autruche que vous semblez prôner ici. Dommage, le débat fait théoriquement partie du jeu. De moins en moins en Israël, frappé de bipolarité, comme les Etats-Unis, du reste, là où il convient de se préoccuper des dérives de la démocratie et des démocrates… C’est ce que nous nous permettons, avec Caroline Glick, de proposer ici. CQFD

  3. Comme d’habitude, Caroline nous gratifie d’un remarquable billet dont nous la remercions.
    Lire des commentaires aussi stupides qu’injustifiés laisse pantois, certains cerveaux sont vraiment très abîmés.
    Ne pas reconnaître que ce gouvernement des traîtres peut causer beaucoup de tort à Israël relève de l’autisme.
    Il est vrai que la compréhension et la lucidité ne sont pas à la portée de tout le monde.
    Merci Caroline pour vos commentaires tellement parfaits qu’ils ne sont pas compris par certains lecteurs irrationnels…

    1. A aucun moment C. Glick n’emploierait de termes aussi irrationnels et incitateurs à la haine que celui de « gouvernement traitre ». C’est, précisément, ce type de propos incendiaires qui contraignent plusieurs personnalités de poids, Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, à devoir évoluer entourés de gardes du corps du Shin Bet. Cela peut être assimilé, par les professionnels de la sécurité, comme une forme d’appel au meurtre.

      Le problème notable est celui, signalé, du colloque antisioniste à la Knesset, introduit par des gens de Meretz dont Raz: son parti fait partie de la coalition, mais lui-même n’en est pas partie prenante. Il faut alors voir quelles sanctions appliquer à ceux qui sortent du consensus national pour attiser la haine à l’extérieur.

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