La lutte existentielle d’Israël

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Des agents de la police des frontières israélienne arrivent dans un immeuble résidentiel de Lod, pour arrêter un Arabe soupçonné d’avoir participé à de violentes attaques contre des Juifs, dans la nuit du 14 au 15 mai. (Source de l’image: Police israélienne)

BESA Center Perspectives Paper n ° 2042, 19 mai 2021

RÉSUMÉ EXÉCUTIF: Le carnage perpétré par les Arabes d’Israël pour soutenir le Hamas, à un moment où l’organisation terroriste islamiste lance des milliers de missiles sur les centres de population d’Israël, n’est rien de moins qu’une tentative nationaliste (et islamiste) de subvertir l’État juif.

Le gouvernement et les politiciens israéliens ont peur de caractériser les hordes d’émeutiers arabes qui se déchaînent dans les villes et villages d’Israël comme un ennemi intérieur. Après tout, ce sont des citoyens israéliens à part entière.

Le principal obstacle à cette qualification réside dans l’asymétrie créée au fil des ans entre Juifs et Arabes en Israël. Succombant à des décennies de lavage de cerveau systématique par les champions de la «religion des droits de l’homme», de nombreux juifs israéliens ont substitué l’aspiration à une société civile égalitaire à leurs sentiments nationaux et patriotiques à un moment où leurs compatriotes arabes sont devenus de plus en plus nationalistes et radicalisés. Attribuant à tort leur propre vision du monde et leurs valeurs à leurs homologues arabes, de nombreux Juifs éduqués considèrent le carnage actuel comme un corollaire de la frustration du secteur arabe face à sa (supposée) discrimination et marginalisation. Cela fait écho aux conclusions de la commission d’enquête Orr, qui a enquêté sur les racines des troubles de 2000 semés par les citoyens arabes d’Israël en soutien de la vague de guerre terroriste déclenchée peu de temps auparavant par Yasser Arafat (sous le nom édulcoré “d’Intifada  al-Aqsa » ).

Ce pronostic ne pouvait pas être plus éloigné de la vérité, d’autant plus que l’explosion actuelle de violence survient après une décennie d’efforts gouvernementaux sans précédent pour améliorer la situation socio-économique de la communauté arabe, qui ont abouti à investir un plan d’aide global de15 milliards de shekel (3,8 milliards de dollars) sur cinq ans. Dans ce cadre, de vastes étendues de terres domaniales du Néguev et de la Galilée ont été vendues à des localités arabes à une fraction de leur prix de vente aux localités juives, et des ressources substantielles ont été investies dans le système social et éducatif arabe.

Et pourtant, il est difficile pour de nombreux juifs israéliens de reconnaître la violence arabe de masse pour ce qu’elle est et ce qu’elle présage: un soulèvement nationaliste (et islamiste) provenant non pas du manque de droits ou d’opportunités mais du rejet d’un statut de minorité qui est considéré comme une domination illégale par un envahisseur extraterrestre qui doit être supplanté. À cet égard, l’explosion actuelle, bien plus que celle qui la précède en octobre 2000, renvoie les Juifs israéliens à novembre 1947, alors qu’ils devaient se battre pour leur existence souveraine.

Bien pire. Pour de nombreux Juifs, les vues des synagogues et des séminaires religieux en feu, des rouleaux de la Torah profanés, des magasins saccagés et des maisons pillées, sans parler de la violence gratuite infligée à des citoyens pacifiques, simplement parce qu’ils sont Juifs, font écho à des souvenirs douloureux des périodes sombres de la période de l’histoire juive récente : du pogrom de Kishinev de 1903, à la Nuit de Crystal (Kristallnacht) nazie de 1938, en passant par le Bagdad Farhud de 1941.

Mais alors que ces atrocités passées reflétaient la faiblesse perpétuelle de la condition juive d’exil millénaire en tant que minorité permanente,1 sensible à la brutalité fantaisiste et à la rapacité des majorités dominantes, aucune excuse de ce genre n’existe dans la situation actuelle où les Juifs constituent la majorité dans leur propre état reconstitué en la patrie ancestrale.

Que les Juifs israéliens doivent maintenant craindre pour leur sécurité physique, sinon pour leur vie, tout en se déplaçant dans leurs propres villes, à un moment où leur État possède un formidable système de sécurité et l’une des armées les plus respectées au monde, ce n’est pas seulement une humiliation personnelle et nationale inacceptable mais une perte totale de souveraineté qui met en péril tout le renouveau national juif.

On ne saurait trop insister sur l’urgence de réaffirmer sans délai l’autorité et la gouvernabilité de l’Etat, d’abord et avant tout en clarifiant en des termes non équivoques les prérogatives et les frontières de la minorité arabe dans l’Etat juif. Ce n’est rien de moins qu’une guerre pour l’existence nationale.

Il s’agit d’une version modifiée d’un article publié dans Israel Hayom le 18 mai.

Le major général (res.) Gershon Hacohen est chercheur principal au Centre d’études stratégiques Begin-Sadat. Il a servi dans l’armée israélienne pendant 42 ans. Il a commandé des troupes dans les batailles avec l’Égypte et la Syrie. Il était auparavant commandant de corps et commandant des collèges militaires de Tsahal.

besacenter.org

Un commentaire

  1. Toute israélien (Juif ou non ) ou résidant en Israël refusant de reconnaître Israël comme Etat juif et/ou ayant participé à de tels actes criminels ou refusant de les condamner publiquement et explicitement doit être expulsé d’Israël éventuellement après avoir purgé sa peine de prison. Tolérance zéro pour les ennemis de la liberté.

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