Les émeutes à Jérusalem mettent en péril la formation du gouvernement Bennett-Lapid

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Colère arabe et chantage de Mansour Abbas

« Al-Aqsa est une ligne rouge », a averti Abbas samedi. « L’agression contre le lieu saint et ses fidèles est inacceptable et offensante. »

Par GIL HOFFMAN , SHIRA SILKOFF , TOBIAS SIEGAL   9 MAI 2021 06:24

   

Le chef de YESH ATID Yair Lapid et le chef de Yamina Naftali Bennett arrivent à la résidence du président cette semaine.  (crédit photo: MARC ISRAEL SELLEM / THE JERUSALEM POST)

Le chef de YESH ATID Yair Lapid et le chef de Yamina Naftali Bennett arrivent à la résidence du président cette semaine.(crédit photo: MARC ISRAEL SELLEM / THE JERUSALEM POST)

Les efforts pour former un gouvernement d’unité ont fait des progrès significatifs dans les pourparlers marathon au cours du week-end, mais la coalition pourrait être mise en danger en raison des escarmouches autour de la prière musulmane à Jérusalem qui ont bouleversé le chef de Ra’am (Liste arabe unie), Mansour Abbas.

Les quatre votes d’Abbas soutenant la coalition de l’extérieur sont essentiels pour établir un nouveau gouvernement. Pour obtenir une majorité de 61 voix, Lapid a besoin des voix de Ra’am pour rejoindre les 57 de Yesh Atid, Kakhol lavan, du parti Travailliste, Yisrael Beytenu, Meretz, Nouvel Espoir et Yamina, soit six voix sans le député rebelle Amichai Chikli.

Amichai Chikli

« Al-Aqsa est une ligne rouge », a averti Abbas samedi. « L’agression contre le lieu saint et ses fidèles est inacceptable et offensante. »

Le chef de Yesh Atid, Yair Lapid, et peut-être le président de Yamina, Naftali Bennett, devraient rencontrer Abbas dimanche afin de discuter du prix qu’il exige pour soutenir le gouvernement de l’extérieur. Alors qu’il est censé évoquer la présidence du Comité de l’intérieur à la Knesset, le financement des écoles et des infrastructures arabes et la prévention de la violence dans le secteur arabe, les événements du week-end pourraient entraîner de nouvelles demandes d’Abbas liées à Jérusalem.

Lapid a organisé des réunions entre Bennett, lui-même avec le chef de Nouvel Espoir Gideon Sa’ar, le président du Meretz Nitzan Horowitz, le chef d’Yisrael Beytenu Avigdor Liberman, la présidente du parti travailliste Merav Michaeli et le chef de Kakhol lavan Benny Gantz vendredi à son domicile de Tel Aviv. 

Les pourparlers ont fait suite à une réunion tard dans la nuit de jeudi soir, entre Bennett et Lapid.

Après toutes les réunions, les deux parties ont exprimé leur optimisme quant à la possibilité de parvenir à un accord cette semaine, permettant à un nouveau gouvernement de prêter serment avant les vacances de Chavouot la semaine prochaine.

À la suite des réunions de vendredi, Bennett a publié une déclaration sur Facebook, affirmant qu’il tentait de surmonter ce qu’il considérait être des lacunes importantes avec les partenaires potentiels de la coalition.


Bennett
 s’est défendu à la lumière des nombreuses attaques récemment dirigées contre lui par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le bloc de droite dans son ensemble, l’accusant d’avoir empêché la formation d’un gouvernement de droite.

« Ce n’était pas mon premier choix », a souligné Bennett. « J’ai tout fait avec Netanyahu depuis le moment où il a reçu le mandat. Netanyahu a échoué. »  

Bennett a écrit qu’il restait deux options: un cinquième tour des élections ou la tentative de former un large gouvernement.

«Le principe d’organisation du prochain gouvernement sera simple», écrit-il: «bonne volonté et compréhension que tous les désaccords entre la droite et la gauche des 70 dernières années ne doivent pas être résolus en ce moment».   

Coup dur pour Bennett, Chikli a déclaré aux intervieweurs sur trois chaînes de télévision au cours du week-end qu’il refuserait de quitter la Knesset en faveur du prochain candidat sur la liste de Yamina, la militante sourde Shirley Pinto.

La militante sourde Shirley Pinto, entre N.Bennett et A. Shaked

 Il a dit que s’il ne pouvait pas arrêter la formation du gouvernement, il se séparerait de Yamina et deviendrait un député indépendant.

Dans un autre défi aux efforts pour former une coalition, le chef d’Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a émis des exigences sans compromis sur les questions de religion et d’État.

Ces conditions incluent une loi qui garantirait que les hommes haredi (ultra-orthodoxes) seraient enrôlés dans l’armée, une loi sur le mariage civil et le transfert de l’autorité concernant la fermeture d’entreprises le samedi aux gouvernements locaux. Il a également précisé la nécessité de renforcer les études laïques dans le secteur haredi, et l’approbation d’un budget de l’Etat. La déclaration s’est terminée par une promesse de promouvoir plusieurs questions-clés, notamment l’application d’une limite de deux mandats au cabinet du Premier ministre, une loi obligeant les citoyens à voter le jour du scrutin et une peine d’emprisonnement à perpétuité pour les personnes reconnues coupables de viol sur mineurs, ce qui serait dans le cadre d’un programme plus large de lutte contre la violence domestique.

Liberman a également promis de créer deux commissions d’enquête d’État, l’une sur la catastrophe du mont Meron et l’autre sur la gestion par le gouvernement de la pandémie de coronavirus. Il a déclaré que Yisrael Beytenu pouvait compter sur lui pour tenir ses promesses après en avoir tenu une, consistant à recommander Lapid au président Reuven Rivlin pour former un gouvernement.

« Lors des quatre élections récentes, y compris au dernier tour, nous avons été transparents, clairs et cohérents », a déclaré Liberman. « Lors de la dernière campagne électorale, nous nous sommes engagés à recommander le chef du parti du camp du » changement « avec le plus grand nombre de sièges, et c’est ce que nous avons fait lors de nos consultations avec le président. »

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