Plus de 180 personnes piégées par Daesh dans un hôtel au Mozambique

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Plus de 180 personnes piégées par les forces liées à l’Etat islamique dans un hôtel au Mozambique

«Presque toute la ville a été détruite. De nombreuses personnes sont mortes », a déclaré à l’AFP un travailleur du site du projet de gaz GNL lors d’un appel téléphonique.

Par IDAN ZONSHINE , REUTERS   27 MARS 2021 08:49

Des gens courent après avoir collecté l'aide alimentaire d'un hélicoptère de la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) à la suite du cyclone Idai dans le village de Nhamatanda, près de Beira, au Mozambique, le 26 mars 2019 (Crédit photo: REUTERS / SIPHIWE SIBEKO)

Des gens courent après avoir collecté l’aide alimentaire d’un hélicoptère de la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) à la suite du cyclone Idai dans le village de Nhamatanda, près de Beira, au Mozambique, le 26 mars 2019.(crédit photo: REUTERS / SIPHIWE SIBEKO)

Des insurgés islamistes ayant des liens présumés avec l’Etat islamique ont piégé plus de 180 personnes – y compris des citoyens étrangers – à l’intérieur de l’hôtel Amarula Palma, tuant « plusieurs personnes », alors que les combats faisaient rage pour une troisième journée consécutive autour d’une ville gazière du nord du Mozambique, a rapporté l’AFP samedi. Matin.

Le gouvernement a déclaré que les forces de sécurité travaillaient pour rétablir l’ordre à Palma, qui est adjacente à des projets gaziers d’une valeur de 60 milliards de dollars dirigés par des entreprises, dont Total, après avoir subi une attaque sur trois fronts mercredi.

«Presque toute la ville a été détruite. De nombreuses personnes sont mortes », a déclaré un travailleur du site du projet de gaz GNL, lors d’un appel téléphonique avec l’AFP. «Alors que les habitants fuyaient dans la brousse, les travailleurs des entreprises de GNL, y compris des étrangers, se sont réfugiés à l’hôtel Amarula où ils attendent d’être secourus», a déclaré le travailleur à l’AFP, demandant à ne pas être nommé.

Un autre travailleur de l’énergie a déclaré avoir vu des hélicoptères survoler l’hôtel plus tôt vendredi, qui essaient de trouver «un couloir pour sauver les quelque 180 personnes emprisonnées dans l’hôtel».

«Mais jusqu’à la tombée de la nuit, de nombreuses personnes sont restées sur les lieux pendant que les djihadistes essayaient d’avancer vers l’hôtel», a-t-il dit. L’attaque, dans une province ciblée depuis 2017 par des insurgés islamistes liés à l’État islamique, a commencé des heures après que l’entreprise pétrolière française n’a annoncé qu’elle reprendrait les travaux sur le projet après l’avoir interrompu pour des raisons de sécurité.

«Plusieurs témoins ont déclaré à Human Rights Watch qu’ils avaient vu des corps dans les rues et des habitants fuir après que les combattants d’Al-Shabab ont tiré sans discernement sur des personnes et des bâtiments», a déclaré vendredi le groupe de défense des droits dans un communiqué. L’assaut a été le premier important sur Palma, qui accueille plusieurs sociétés internationales cherchant à tirer profit de l’une des plus grandes découvertes de gaz lors de la dernière décennie.

Total avait suspendu ses activités sur le site en janvier en raison de problèmes de sécurité et a demandé au gouvernement de créer une «zone de sécurité spéciale» de 25 kilomètres autour de ce site d’exploitation comme condition de retour. Palma fait partie de cette zone.

Le gouvernement a déclaré qu’il n’avait aucune information sur les victimes ou les dommages, car les communications avec la ville avaient été coupées. Des hélicoptères contractés par le gouvernement ont fourni un soutien aérien alors que de petits groupes de personnes ont fui par la route, a déclaré la source de sécurité – impliquée dans l’opération de sécurisation de Palma. Total n’a pas fait de commentaire immédiat quant à l’impact de l’attaque sur ses opérations.

jpost.com/international

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