La Turquie cherche à éviter les sanctions. L’Amérique rejette ses propositions

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Les États-Unis rejettent la proposition de la Turquie cherchant à éviter des sanctions à son encontre

 Nziv USA , Turquie

Les États-Unis ont renouvelé mercredi leur appel à la Turquie pour qu’elle se débarrasse d’un système avancé de défense aérienne russe et semblent rejeter la proposition d’Ankara visant à éviter les sanctions américaines.

Le ministre turc de la Défense, Holusi Akar, dans une interview cette semaine, a proposé un compromis dans lequel la Turquie, alliée de l’OTAN, ne déploierait pas entièrement les batteries de missiles antiaériens M-400 que la Russie a initialement développées, et éviterait d’affronter les avions de combat occidentaux (de les abattre!).

« Notre politique à l’égard du S-400 n’a pas changé », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ned Price, interrogé sur la proposition turque.

« Les batteries S-400 russes ne sont pas compatibles avec les équipements de l’OTAN, elles menacent la sécurité technologique de l’OTAN et elles sont incompatibles avec les engagements de la Turquie en tant qu’allié de l’OTAN« , a-t-il déclaré aux journalistes.

« Nous continuons d’exhorter la Turquie à ne pas maintenir ce système. »

Akar a fait une comparaison parallèle avec la Grèce rivale historique, qui a acheté l’ancien système S-300 de la Russie après les menaces turques d’attaquer Chypre, mais ne les a pas rendus pleinement opérationnels [ NDLR : au contraire, ils ont permis, en tant qu’allié fiable, aux Israéliens et Américains, de s’entraîner contre cette menace, en cas d’attaque en Iran et pour les contourner en Syrie].

Les responsables américains ont minimisé le parallèle et ont déclaré que le S-400 était un système plus avancé.

La Turquie a poursuivi l’achat malgré les avertissements des États-Unis qui, sous l’ancien président Donald Trump, ont retiré Ankara du programme d’avions de combat F-35 et ont imposé des sanctions à l’agence d’achat militaire turque.

Le président Joe Biden, avant les élections, a promis d’accentuer la position américaine sur le président turc Recep Tayyip Erdogan, qu’il a décrit comme un autocrate.

L’administration Biden a déjà exprimé sa préoccupation concernant les arrestations et les propos homophobes, alors que les autorités turques utilisent la violence contre les étudiants qui manifestent.

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