Précédent: le film « Jenin Jenin » est interdit de projection en Israël

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Après des années d’audiences, le tribunal a décidé que toutes les copies seraient confisquées et le directeur Muhammad Bakri paierait au lieutenant-colonel Nissim Magnaji une indemnité de 175 000 NIS (45 600 €). Dans le verdict, le juge a écrit:  » Le film, tourné à Jénine après l’opération Rempart (Bouclier Défensif)33333333, ne sera pas supprimé de YouTube

Gilad Morag Mis à jour: 12.01.21, 00:31

Bakri.  Le film est interdit de distribution, le réalisateur indemnisera le plaignant

Décision établissant un précédent, après des années de délibérations: le tribunal du district de Lod a interdit la projection du film « Jenin Jenin » en Israël et a ordonné le boycott de toutes les copies du film en Israël.

Le juge Halit Silesh a également ordonné au directeur du film Muhammad Bakri de verser au lieutenant-colonel Nissim Magnaji une indemnité d’un montant de 175 000 NIS (45 600 €) ainsi que des frais juridiques d’un montant de 50 000 NIS (13.000 €). Dans le verdict du procès en diffamation, qui a été rendu hier soir (lundi), le tribunal a statué que «la distribution et la projection du film en Israël sont par la présente interdites et un ordre est émis par la présente pour confisquer toutes les copies du film en Israël».

Le lieutenant-Colonel Magnaji était représenté par les avocats Navot Tel-Tzur et Tal Shapira du cabinet Tel-Tzur & Co. Cependant, le juge Silesh n’a pas rendu d’ordonnance interdisant la suppression du film sur YouTube. Le juge a noté que Bakri ne pouvait pas être protégé en vertu des règles énoncées dans la loi sur l’interdiction de la diffamation. « 

Magnaji.  A remporté le procès pour diffamation - le film a été interdit de projection en Israël et toutes les copies seront confisquées

« Nous avons affaire à un accusé qui a jugé approprié de produire un film qui prétend être un documentaire basé sur un groupe d’interviews de ceux qui sont présumés être des résidents du camp de réfugiés de Djénine », a écrit le juge Silesh.

« Le défendeur a choisi de ne pas examiner, même de manière minimale, même au départ, les allégations et les faits contradictoires à ceux qui ont été soulevés dans les entretiens et a jugé approprié de tisser à travers les entretiens une variété d’images, de vidéos et de musique, qui sont eux-mêmes problématiques, à la fois sur le lieu et la façon dont ils ont été insérés dans le film. Il n’y a nulle place pour la contradiction quant à la thèse e qui a été tissée tout au long de ces entretiens. « Le juge a ajouté dans le verdict qu’il ressort des preuves apportées que Bakri est conscient « de manière positive et réelle » que certaines des descriptions et présentations détaillées dans le film ne sont « pas vraies ». Sur le c as du Lieutenant-Colonel Magnaji, le juge a écrit: «Le plaignant, une personne privée, qui a été appelée au service militaire par l’État d’Israël lors de l’opération Bouclier défensif, et se retrouve dépeinte dans le même film en train de piller tout l’argent d’une autre personne, une personne âgée et sans défense. Cette « alternative » est entièrement le fruit de la création imaginaire du producteur (Bakri-GM) ».

Affrontements au tribunal de district de Lod
Affrontements au tribunal de district de Lod

Par le passé, le procès pour diffamation intenté par cinq combattants de réserve de Tsahal contre Bakri a été rejeté, même s’il a été déterminé que le film comprend de la diffamation et que son créateur ne respecte pas les règles énoncées dans la loi.

Contrairement aux procédures précédentes, Magenji est apparu dans le film alors qu’un soi-disant « témoignage » accusait des soldats de Tsahal de pillage. Le procureur général Avichai Mandelblit, qui a reçu des demandes de diverses personnalités publiques – y compris l’ancien chef d’état-major, le lieutenant-général Gadi Eizenkot – a décidé d’user de son autorité Unique et d’envoyer un représentant en son nom à cette procédure civile et y participer.

Magnaji a intenté une action en diffamation contre Bakri en novembre 2016. Il l’a poursuivi en réclamant 2,6 millions de shekels pour négligence et diffamation de la part de Bakri contre lui, en raison du film qu’il a réalisé et produit. Selon l’accusation, après l’opération Bouclier défensif, Bakri s’est rendu au camp de réfugiés de Djénine avec l’équipe de tournage, a documenté les zones de guerre à partir de là et a réalisé un film tout en « interviewant » des Palestiniens. Il prétend que le film est un documentaire et contient des allégations de crimes de guerre et de cruauté contre des civils.

L'avocat Tal Shapira et Navot Tel Tzur

Le procès allègue que les actes attribués à Bakri « présentent les soldats de Tsahal en général et le Lieutenant-Colonel en particulier comme des criminels de guerre ». L’avis ne tolère pas qu’il soit possible, dans l’État d’Israël, d’attribuer de tels actes (mensongers), tels que ceux dont il a affublé le plaignant. « Il a en outre été affirmé que le film était saturé de distorsions, partis-pris et de fabrications qui en font une véritable accusation de crime rituel. Bakri, en revanche, a plaidé pour sa défense. Selon lui, aucune allégation n’a été faite dans le film contre Magnaji et il n’a pas pu y être identifié. Les avocats Michael Spain et l’avocat Hussein Abu Hussein, qui représentaient Bakri, ont répondu: «C’est une affaire où l’atmosphère entretenue autour d’elle a gagné le procès. Le tribunal a succombé à des années d’incitation à la haine contre Bakri et a permis, dfe façon sans précédent, qu’un procès intenté 15 ans après la sortie du film et qui donc était clairement obsolète – soit mené. Le verdict est semé de graves erreurs judiciaires. Dans les prochains jours, nous déciderons de nos démarches (à effectuer en appel). « 

À droite, ils ont salué la décision, Balad: « la Boucle est bouclée comme on s’y attendait »

Le président de Balad, le député Matance Shehadeh (liste commune), a attaqué la décision du tribunal: « Mais on s’attendait à ce que le tribunal se prononce en faveur de « l’occupation » et du récit du narrateur. Ce ne sont pas les copies du film Jenin Jenin qui devraient être mises à l’écart, mais « l’occupation et ses crimes. « 

En revanche, le député Yoaz Handel (Nouvel Espoir, Guideon Saar) s’est félicité de la décision du tribunal: «La justice a été rendue, après de nombreuses années, Muhammad Bakri paiera une compensation pour la fausse vidéo Jenin Jenin. J’étais heureux de soutenir la lutte qui a eu lieu devant les tribunaux, ces dernières années. Les diffuseurs de calomnies contre notre pays et les soldats de Tsahal savaient qu’il y avait un prix à payer. Le ministre de la Culture et des Sports Hili Trooper (Kakhol lavan) a également salué la décision: « La liberté d’expression est une valeur centrale dans une société démocratique, et je la préserverai autant que je peux, mais la liberté d’expression ne permet pas de fausses accusations et l’expression de la diffamation. « Les combattants de Tsahal sont du côté des valeurs d’honnêteté et de vérité

ynet.co.il

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