Les FDS démentent la prise de contrôle d’un barrage crucial près de Manbij par des militants
Barrage de Tishreen. Photo : Rudaw
ERBIL, Région du Kurdistan – Les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes ont démenti jeudi les informations selon lesquelles le barrage stratégique de Tishreen, près de la ville de Manbij, serait tombé sous le contrôle de djihadistes invasifs pro-Turcs.
L’agence de presse turque Anadolu a cité jeudi des responsables anonymes du ministère de la Défense du pays affirmant que les militants soutenus par Ankara, qui se font appeler l’Armée nationale syrienne (SNA), contrôlaient le barrage de Tishreen, où de violents affrontements ont eu lieu entre la SNA et les FDS depuis des semaines.
« Aujourd’hui, nous sommes le 26 décembre 2024, à 5h20. Je me tiens dans la zone du barrage de Tishreen, sur le pont principal du barrage, pour être exact », a déclaré Farhad Shami, porte-parole des FDS, dans une vidéo, niant la prise de contrôle du barrage par la SNA.
Pure propagande du Ministère turc qui subit de lourdes pertes
« Les déclarations trompeuses du ministère turc de la Défense s’inscrivent dans le cadre d’une guerre psychologique visant à remonter le moral de leurs mercenaires qui souffrent actuellement de démoralisation en raison des pertes répétées dans leurs rangs », a noté Shami, affirmant que les FDS ont tué plus de 450 militants de l’ANS au cours des trois dernières semaines (NDLR : On doit cependant rester prudent sur les nombres importants de tués énoncés, des deux cotés, qui se livrent à une bataille de démoralisation réciproque).
Le conflit a commencé à la fin du mois dernier lorsque des groupes de milices soutenus par la Turquie ont lancé une offensive contre les FDS dans le nord de la Syrie, prenant le contrôle de Shahba et Manbij. Les FDS ont lancé une contre-attaque en début de cette semaine, affirmant avoir repris le contrôle de plusieurs villages près de Manbij.
Le barrage dessert tous les villages sur les rives de l’Euphrate, Kobané, Raqqa
Le barrage se trouve sur le fleuve Euphrate, en amont de dizaines de villes et de villages, de centres urbains comme Raqqa, et en aval de la ville frontalière de Kobané. Il fournit de l’électricité à une grande partie du nord-est de la Syrie (Rojava). Les FDS ont pris le contrôle de l’installation à l’EI en 2015 avec l’aide des troupes américaines.
Les responsables kurdes ont averti à plusieurs reprises que les récentes attaques contre le barrage avaient gravement endommagé sa structure et son fonctionnement.
Reprendre les campagnes limitrophes de Manbij
Le centre de contact avec la presse des Forces démocratiques syriennes (QSD) a fait une déclaration concernant les attaques téléguidées par l’État envahisseur turc et ses gangs contre les zones rurales de Manbij et la réponse des combattants des FDS à ces attaques.
La déclaration du SDF est la suivante :
Nos forces ont repoussé les attaques de l’État envahisseur turc et de ses gangs dans la campagne sud-est de Manbij. L’État envahisseur turc et ses gangs ont mené de violentes attaques contre la région sud-est de Manbij aujourd’hui (26 décembre) à 1h00 du matin, avec le soutien de 2 véhicules militaires de type « Toyota », de 2 panzers et d’un char. Nos forces ont opposé une grande résistance aux attaques et les violents affrontements se sont poursuivis jusqu’à 5h30 du matin.
Nos forces ont détruit un panzer, un véhicule de type Toyota et un char et 12 membres de l’État turc occupant ont été tués. Les corps de quatre des membres du gang assassinés attendent toujours sur le terrain.
Les vaillants djihadistes cachés dans une usine à volailles
Grâce à la forte réponse de nos forces, les gangs ont fui les zones de conflit et se sont cachés dans un bâtiment qui était autrefois une usine de poulets dans le village de Til Erîş. Nos forces les ont ciblés avec des armes lourdes et les ont touchés avec précision. Toutefois, nous n’avons pas pu préciser le nombre de morts et de blessés.
Après ces violents affrontements, les forces de défense aérienne Martyr Harun, affiliées à nos forces, ont bombardé à quatre reprises le point où les gangs se rassemblaient, faisant de nombreux morts et blessés.

