Tsahal frappe le point le plus profond du Liban en ciblant la logistique du Hezbollah

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L’IAF a frappé l’infrastructure terroriste du Hezbollah à Hermel au Liban, le conflit le plus profond qu’Israël ait entrepris jusqu’à présent.

Un combattant du Hezbollah se tient devant l’artillerie antichar à Juroud Arsal, à la frontière entre la Syrie et le Liban, le 29 juillet 2017. (Crédit photo : ALI HASHISHO/REUTERS)

L’armée israélienne a attaqué lundi soir plusieurs cibles terroristes du Hezbollah dans le sud du Liban, notamment dans la ville de Hermel, au cœur des territoires libanais, tuant cinq terroristes, selon des informations libanaises.

Le Hezbollah concentre tous ses atouts stratégiques dans la vallée de la Bekaa , loin de la frontière israélienne.

Grondements d’avions à la vitesse du son

L’attaque a été menée en plusieurs vagues, destinées à envoyer un message clair à Nasrallah concernant la liberté de l’espace aérien au-dessus du Liban. Selon des informations libanaises, des avions de combat israéliens ont dépassé la vitesse du son dans diverses régions libanaises pour transmettre davantage le message d’Israël au Hezbollah.

L’intensité des attaques, selon les rapports, s’écarte de la norme. Comme indiqué, l’attaque contre Al-Harmel, située à environ 130 km de la frontière israélienne, est l’une des attaques les plus importantes de Tsahal au Liban depuis le début du conflit. 

Tsahal frappe des entrepôts logistiques

Hermel est la plus grande ville de la région de Baalbek et un bastion du Hezbollah situé à 15 km de la frontière syrienne. Il s’agit d’une route clé pour la contrebande d’équipements de combat. Ces attaques sont désormais définies comme le point le plus profond où l’armée de l’air israélienne a attaqué, selon des informations au Liban.

Mardi 11 juin matin, Tsahal a annoncé que l’IAF avait attaqué pendant la nuit une division logistique de l’organisation terroriste Hezbollah, qui a également été utilisée pour déplacer du matériel de combat au Liban et à l’intérieur du pays.

Selon le communiqué, deux cibles ont été attaquées dans la région de Baalbek et d’autres cibles terroristes ont été touchées dans la région de Yitroun, au sud du Liban, notamment une installation militaire et deux bâtiments militaires de l’organisation terroriste Hezbollah.

L’armée israélienne a souligné que ces attaques étaient une réponse à l’attaque du Hezbollah contre le drone israélien Hermès 900 lundi.

Des bastions du Hezbollah au sein de la population civile

Des partisans du Hezbollah portent un drapeau et une photo du chef du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah lors d’un rassemblement marquant la Journée d’Al-Quds (Journée de Jérusalem) dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, le 5 avril 2024. (Crédit : MOHAMED AZAKIR/REUTERS)

Fin avril, un responsable des renseignements israéliens a révélé des allégations détaillées concernant les sites militaires clandestins du Hezbollah dans des villages libanais, avertissant que les civils pourraient souffrir dans tout conflit futur.

Des bastions militaires secrets

Le responsable a révélé des photographies aériennes des deux villages de Muhaybib et Shaqra à des correspondants étrangers et a marqué de supposés silos à roquettes, tunnels et nids antichar. Le responsable a également affirmé que ces villages, bien qu’apparemment ordinaires, sont des bastions militaires secrets, et a souligné l’inquiétude d’Israël face à l’arsenal croissant du Hezbollah et à la menace qu’il représente.

Depuis la guerre de 2006 avec Israël, le Hezbollah a accru ses capacités, se positionnant comme une force défensive contre Israël. Le responsable israélien a souligné le dilemme stratégique auquel le pays est confronté : une attaque contre le Hezbollah pourrait causer d’importantes pertes civiles, tandis que l’inaction pourrait rendre Israël vulnérable aux attaques à la roquette.

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