Les conseillers antisionistes du CNS de Biden démasqués : Maher Bitar et Jonathan Finer

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Maher Bitar est Palestinien et a travaillé à l’UNRWA, leader chez les « étudiants pour la Justice en Palestine. Sa nomination a été saluée par Rob Malley (pro-Iranien) et Ziad Asali du groupe pro-palestinien American Task Force on Palestine . C’est délirant qu’ils puissent se retrouver à de tels postes
Ce qui se passe dans les universités n’est que le résultat ou le reflet des discussions de coulisses à la Maison-Blanche.
C’est l’héritage de Robert Malley, John Mearsheimer, Stephen Walt
et consorts, et des cinq conseillers frères Musulmans d’Obama, qui vilipendaient Mubarak pour favoriser Mohamed Morsi… ça se tient, tragique pour l’Amérique, mais ça se tient.

Qui est Robert Malley, leur mentor ?

  • Malley, Bio-Express

 

Le récit du « Rêve Brisé » de Charles Enderlin, avance une contre-histoire officieuse. Il s’inspire, entre autres[1], de deux témoins-clés qui enfoncent le clou dans le cercueil du processus de paix : un conseiller de Yasser Arafat, le Libanais Hassan Agha ; un assistant de l’équipe de négociation américaine, Robert Malley. Le second apparaît surtout au moment de l’échec de Camp David :

« Nous (Américains) avons trop fait confiance à E. Barak ! », ou : Yasser Arafat a été « piégé »…

Son témoignage va à l’encontre de ceux de l’envoyé spécial, Dennis Ross ; et de tout ce qu’a dit à ce sujet, le Président Bill Clinton[2]. Il joue un rôle essentiel, si l’on veut, en 2015, comprendre comment la Doctrine Obama a pu contribuer à un tel état de confusion (le mot est faible) au Moyen-Orient :

Robert est le fils de Barbara (née Silverstein), qui travaillait pour la délégation du FLN à l’ONU ; et de Simon Malley[3], un des fondateurs du parti communiste égyptien : agent de Nasser, instigateur du journal tiers-mondiste Afrique/Asie, Simon admire Fidel Castro et devient l’ami personnel d’Arafat, au temps, infréquentable, du terrorisme international. Proche d’Henri Curiel, considéré comme l’agent du KGB au sein de la mouvance, Simon est expulsé de France en 1980[4]. Il revient sous Mitterrand et son fils marche sur ses traces : Robert réalise une thèse à Harvard, sur le déclin du tiers-mondisme… Si les sympathies douteuses imputées au père ne rejaillissent pas automatiquement sur le fils, la suite montre un héritage idéologique relooké dans le soutien constant aux nouveaux « damnés de la terre ».

L’aventure de l’International Crisis Group et des lobbies de Georges Soros

Depuis 2001, R. Malley est Directeur pour le Moyen-Orient, de l’International Crisis Group. C’est un Think-Tank très snob, financé par l’archi-milliardaire anti-israélien, G. Soros, présidé par l’ancienne commissaire à l’ONU, Louise Arbour. On y croise Shimon Peres ou Mohammed el-Baradeï, protecteur du nucléaire iranien, tout au long de son mandat à l’AIEA. Ce club est à l’origine de la cour insistante que fait l’Administration Obama à la confrérie musulmane, qui justifie d’écarter Hosni Moubarak, en février 2011. Avec l’ancienne déléguée de l’OLP, Hanan Ashrawi, ces cercles huppés sont, aussi, créateurs de la doctrine dite de « responsabilité de protection » : valable, selon l’ONU, pour l’intervention en Libye, elle est évacuée sous divers vetos, prétextes et reculades, lorsqu’il s’agit des Syriens massacrés par les blindés et les bombes chimiques. R. Malley a, aussi, été un des fondateurs de J-Street, ce lobby (encore financé par Soros) qui poursuit l’agenda de S. Walt et J. Mearsheimer[5] : creuser le fossé entre les Etats-Unis et Israël, perçu comme principal obstacle à leur propre « politique arabe » :

L’Administration précédente a déjà jeté Israël sous le bus

– L’une des publications, à laquelle collabore Stephen Walt, Foreign Policy, est à l’origine de la diffusion de « fuites » orchestrées, mettant en cause la guerre secrète menée par Israël en et autour de l’Iran, en 2012 : ainsi des rumeurs de « False Flag », où des officiers du Mossad auraient emprunté des identités américaines de la CIA, pour recruter les insurgés baloutches du Jundallah contre les Gardiens de la Révolution, en 2006-2007. Est-ce aussi surprenant que l’auteur de ces théories oiseuses soit, un autre conseiller d’Arafat, Mark Perry[6], partisan du rapprochement des Etats-Unis avec le Hezbollah et le Hamas, donc l’Iran ? Ainsi de la prétendue sous-location de 4 bases désaffectées en Azerbaïdjan, qui permettraient à l’air force israélienne de contourner le problème technique du ravitaillement en vol, en cas de frappe contre l’Iran. Info ou intox, c’est la première fois, dans l’histoire des relations, souvent troublées, entre les deux alliés stratégiques, que l’un choisirait de divulguer des plans, pour renseigner l’ennemi sur les intentions d’une armée amie.-

 Robert Malley écrit beaucoup :

– avec son alter-ego, le Libanais Hussein Agha, proche d’Ahmad Khalidi, qui milite chez Norman Finkelstein[7].

– avec Peter Harling, des mêmes cercles d’influence : il a prôné le rapprochement avec l’homme des Mollahs en Irak, Moqtada Sadr, et a eu gain de cause : Sadr et sa milice anti-américaine, le Jaish al-Mahdi, ont offert le pouvoir à Nouri al-Maliki (chi’ite), en 2010, responsable –par son clientélisme chii’te- de la débâcle de l’armée irakienne face à l’Etat Islamique, en 2014. L’Irak, depuis, balance entre conflits pétroliers avec le Kurdistan irakien de M. Barzani et allégeance servile à Téhéran. L’irruption de l’État Islamique a donné l’occasion à l’Air Force américaine de servir de couverture aérienne aux milices chi’ites irakiennes, responsables de crimes de guerre n’ayant rien à envier aux djihadistes d’en face (à Amerli, puis Tikrit) et qui, plus tôt, tendaient des embuscades meurtrières aux soldats de l’Amérique

Un allié de poids contre Netanyahou ?

Robert Malley a été un pilier de campagne de Barack Obama (2008-09) sur les questions de politique étrangère. Celui-ci a dû s’en séparer officiellement, suite à une série de plaintes révélant ses infractions envers les règles de contact avec des groupes terroristes sur la liste noire du Département d’Etat. R. Malley a, comme beaucoup, été pris de vitesse par la tourmente du « Printemps Arabe » et reconnaît son caractère de fuite en avant sans perspectives claires[8]. Après cette « traversée du désert », son ami Obama le rappelle aux affaires, en 2014 et 2015 : quelques jours après le discours du Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahu au Congrès venu défier, sur son terrain, la politique étrangère de l’Administration Obama, Susan Rice a nommé, le 6 mars, Robert Malley, Conseiller sur le Moyen-Orient. Il est, désormais, l’un des architectes de la théorie du chaos, dans cette partie du monde, qui marque l’ensemble de la politique étrangère sous cette Administration, la plus hésitante et brouillonne de toute l’histoire des Etats-Unis… Avant celle de Joe Biden ?


Notes

[1]Il salue d’autres noms, comme : Salima Khalid, journaliste palestinienne, signataire d’une pétition lancée par Hanan Ashrawi, dès septembre 2000. Elle y dénonce les accords d’Oslo et justifie l’Intifada : http://www.addameer.org/september2000/pressreleases/saturday11november.html

[2] Des documents analysés à partir des publications d’Al Jazeera de janvier 2011 (Palileaks), permettent de comprendre que, jamais la délégation Palestinienne n’a voulu négocier sérieusement, ni sur les propositions Barak, ni sur celle des fameux « paramètres Clinton »: http://www.christianfairwitness.com/writings/Palestine_Papers_Clinton_Parameters.pdf Why did the Palestinians never present a comprehensive permanent settlement proposal of their own in response to Barak’s proposals at Camp David?

[3] L. Murawiec z’l : Obamarafat. MENA. D’après l’article d’Ed Lasky : americanthinker.com  (23/01/2008).

[4] http://mongobeti.arts.uwa.edu.au/issues/pnpa17/pnpa17_01.html

[5] J. J. Mearsheimer, Stephen M. Walt : Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, 2009, Paris, La Découverte, 504 pages. L’original est publié par le Middle East Policy Journal, financé par des fondations du Golfe persique. A Lobby, lobby et demi… Voir : interview exclusive de Laurent Murawiec, par Marc Brzustowski (partie 3) : http://www.dreuz.info/2008/07/article-20719965/

[6] http://blog.camera.org/archives/2012/01

[7] counterpunch.org/khalidi12152007.html

[8] http://crisisgroup.tumblr.com/post/26344800053

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