Dissuasion : quel sens aurait une opération à Rafiah, sans contre-attaque sur l’Iran ?

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Les États-Unis auraient approuvé l’opération Rafiah en échange de l’abstention de toutes contre-attaques israéliennes contre l’Iran – Est-ce sensé ? 

Israël aurait obtenu l’approbation d’une opération à Rafiah, à condition qu’il ne frappe pas l’Iran, selon un reportage qatari de The New Arab, dont on peut douter qu’il soit parfaitement neutre.

Des Palestiniens se rassemblent près d’un bâtiment endommagé lors d’une frappe aérienne israélienne à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 9 mars 2024 (Crédit photo : MOHAMMED SALEM/REUTERS)

L’abstention pour remercier les Etats-Unis de leur participation ?

Un haut responsable a déclaré au New Arab que « le Premier ministre Benjamin Netanyahu a réussi à obtenir l’approbation américaine pour une opération militaire à Rafiah, en échange de ce qu'[Israël] s’abstienne de mener une vaste opération militaire contre l’Iran pour répliquer à sa récente attaque. »

Il a affirmé que « le discours sur une réponse israélienne à l’Iran contredit les désirs de l’administration américaine et n’est pas réaliste, étant donné les affirmations israéliennes selon lesquelles les États-Unis ont joué un rôle majeur pour repousser l’attaque iranienne et empêcher son succès ».

Rafiah reste une priorité, en l’absence d’accord pou/r la libération des otages

La source a noté que « Tsahal a mené des frappes aériennes [dans la nuit de jeudi] sur plusieurs zones adjacentes à la frontière entre la bande de Gaza et l’Égypte », ajoutant que « les responsables égyptiens concernés ont été informés avant l’exécution de certaines de ces frappes, ce qui est arrivé dans l’axe de Philadelphie, sur un espace adjacent à la frontière avec l’Égypte.

4 commentaires

  1. Pourquoi reprendre les déclarations des soutiens du Hamas d’avant la réplique israélienne en laissant supposant qu’elle est d’après ?

    1. Il aurait été plus pertinent de regarder la date de publication (en haut à gauche) de cette mise en doute qu’il y aurait une réplique : le 18 avril. La réplique en Iran, qui a frappé une base aérienne, un radar de S-300 et probablement d’autres objectifs à Al- Suwaïda a eu lieu le 19 avril, date anniversaire de l’Ayatollah (85 ans). En vous référant aux articles de ce blog, vous auriez pu déceler que nous n’écrivons pas deux jours après sur des infos parues deux jours plus tôt. Votre remarque en devient incompréhensible.

      Mais pour tâcher de vous répondre : la presse, y compris celle de l’ennemi, est une sorte de baromètre qui nous permet d’en sonder les humeurs. Cette insistance pou/r qu’Israël n’attaque pas, même en l’échange d’une plus grande marge de manœuvre à Rafiah, est symptomatique de l’esprit de chantage qui anime les conseilleurs de l’Emir. Le soin d’épargner l’Iran, leur allié, n’est pas complètement innocent, dans la certitude d’être dans « le bon camp ».

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