Mossad : le Hamas veut enflammer la région à l’occasion du Ramadan plus qu’il ne souhaite un accord d’otages
Le Mossad a accusé le Hamas de chercher à intensifier les tensions à l’approche du Ramadan aux dépens des Palestiniens de la bande de Gaza.
Le Hamas est plus intéressé à enflammer le Moyen-Orient pendant le Ramadan qu’à suspendre la guerre à Gaza, a averti samedi soir le Mossad, alors qu’il ne semblait pas qu’un accord d’otages soit en vue avant le début du mois sacré musulman qui commence dimanche soir, 10 mars.
« À ce stade, le Hamas maintient sa position comme s’il n’était pas intéressé par un accord et s’efforce d’embraser la région », a déclaré le Mossad.
Rencontre Barnéa- Burns au bout d’une impasse
Il s’est exprimé juste après la rencontre du directeur du Mossad, David Barnea, vendredi, avec le directeur de la CIA, William Burns, dans le cadre des efforts incessants visant à faire avancer un accord pour la libération des 134 otages restants.
Les médiateurs, l’Égypte et le Qatar, avec l’aide des États-Unis, espéraient parvenir à un accord prévoyant la libération d’une quarantaine d’otages en échange d’une pause de six semaines dans la guerre, juste à temps pour le Ramadan.
Jérusalem, la Judée-Samarie, le Liban, principaux points chauds
Israël, le Qatar, l’Égypte et les États-Unis craignent tous que, sans un accord, le Hamas cherche à utiliser la ferveur religieuse du Ramadan pour déclencher des violences, en particulier à Jérusalem, qui feraient échouer les efforts en faveur d’un accord.
Le porte-parole de Tsahal, le Vice-Amiral Daniel Hagari, a déclaré que le Hamas empêchait un accord et que ses dirigeants n’étaient intéressés que par « leur survie et les conditions dont ils bénéficieraient » à l’issue d’un cessez-le-feu et par la poursuite des souffrances exploitables des Palestiniens à Gaza.
Le président américain Joe Biden a déclaré vendredi aux journalistes en Pennsylvanie que la situation « s’annonçait difficile ».
Un journaliste lui a demandé : « Êtes-vous préoccupé par les violences à Jérusalem-Est sans accord ? » Biden a répondu : « Bien sûr. »
Biden ferait mieux d’arrêter de critiquer ouvertement la direction israélienne
Vendredi, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a également blâmé le Hamas pour l’absence d’accord, déclarant aux journalistes que les États-Unis étaient « intensément concentrés sur la question de savoir si nous pouvons obtenir un cessez-le-feu avec la libération des otages, l’expansion de l’aide humanitaire et un environnement favorable » pour travailler sur une résolution durable.
Il a toutefois noté que « la balle » était dans le camp du Hamas.
Blinken a évoqué vendredi l’éventualité d’un accord d’otages avec ses homologues qatari, égyptien et saoudien.
Le Mossad a déclaré samedi que les pourparlers étaient en cours. « Il convient de souligner que les contacts et la coopération avec les médiateurs se poursuivent dans le but de réduire les divergences et de faire progresser les accords. »
Les pourparlers sur les otages devraient reprendre au Caire la semaine prochaine
Une délégation du Hamas, qui était au Caire la semaine dernière et est partie pour le week-end, devrait revenir pour de nouvelles négociations.
Une source du Hamas a déclaré à Reuters qu’il était « peu probable » que la délégation du groupe effectue une nouvelle visite au Caire ce week-end pour des négociations.
Le Hamas veut simplement que le vainqueur abandonne le terrain repris
Le Hamas accuse Israël d’être responsable de l’impasse dans laquelle se trouvent les négociations en faveur d’un cessez-le-feu plus long et de la libération de 134 otages qui seraient toujours détenus à Gaza. Le groupe terroriste affirme qu’Israël refuse de donner des garanties quant à la fin de la guerre ou au retrait de ses forces de l’enclave.
Dans une déclaration samedi à l’occasion du Ramadan, le patron du Hamas, Ismail Haniyeh, a promis que les Palestiniens continueraient à combattre Israël « jusqu’à ce qu’ils retrouvent la liberté et l’indépendance ».
Parmi les questions qui divisent figurent l’insistance d’Israël pour qu’il soit « autorisé » à terminer sa campagne militaire visant à détruire le Hamas et, à l’inverse, l’exigence du groupe terroriste d’un cessez-le-feu permanent et d’un retrait complet de Tsahal de Gaza.
Israël a également demandé une liste des otages qui seront libérés ainsi qu’une liste des prisonniers de sécurité palestiniens et des terroristes qui seront libérés en échange.
Qu’attend le Qatar pour expulser Haniyeh, Mesha’al, Marzouk et tous ses protégés ?
Le Wall Street Journal a rapporté que le Qatar aurait menacé d’expulser les hauts responsables du Hamas vivant dans son pays à moins qu’un accord ne soit conclu. Il a rapporté que le leader du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar, estime que son organisation a le dessus dans les négociations en raison de la désunion politique en Israël et de la pression internationale sur Israël concernant l’aide humanitaire.
Cinq mois après le début de l’opération militaire aérienne et terrestre d’Israël à Gaza, le Hamas a affirmé que près de 31 000 Palestiniens ont été tués (ce qui est statistiquement totalement fantaisiste : les statistiques le prouvent) et que des milliers d’autres corps seraient enterrés sous les décombres. Israël a déclaré que plus de 11 000 des présumées victimes étaient des djihadistes des groupes terroristes, dans un rapport d’1,4 civil pour 1 terroriste armé.
La guerre a été déclenchée par l’attaque du Hamas contre le sud d’Israël le 7 octobre, au cours de laquelle au moins 1 200 personnes ont été tuées et 253 prises en otages.


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