Repentir : une exclusivité occidentale, par Michèle Mazel

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Michèle Mazel

Les sociétés occidentales qui se penchent sur leur passé sont souvent confrontées à des épisodes qu’elles préféreraient oublier.

Pourtant à l’époque moderne on est confronté à un phénomène nouveau : ces sociétés prennent parfois la décision de faire acte de repentir.

C’est ainsi que la France a reconnu  -tardivement – sa responsabilité pour la rafle du Vel d’Hiv malgré l’opposition de l’extrême droite et de l’extrême gauche.

Elle vient maintenant de l’admettre pour la répression violente de la manifestation organisée par des Algériens demandant l’indépendance à Paris le 17 octobre 1961 à Paris, manifestation qui a fait des dizaines de morts et des centaines de blessés.

D’un autre côté, le massacre d’Oran intervenu un an plus tard , le 7 juillet 1962,  a fait considérablement plus de morts et de blessés mais inutile d’attendre des excuses, ou à tout le moins une reconnaissance de responsabilité de la part de l’Algérie. Il est vrai que le repentir, fruit de la tradition judéo-chrétienne, ne fait pas partie des cinq piliers de l’Islam.

On attend toujours la reconnaissance par la Turquie sinon de sa responsabilité dans le génocide arménien, au moins l’admission de la réalité de ce génocide.

Les Etats Unis condamnent aujourd’hui l’esclavage qui entache à jamais leur histoire,  bien qu’ils en soient venus à bout au terme d’une sanglante guerre civile ; le monde arabe, lui, se refuse non seulement à examiner la part qu’il a prise dans l’organisation de la traite des noirs mais encore se défend vigoureusement contre cette « accusation » pourtant largement documentée.

Il se chuchote cependant qu’on trouve encore des esclaves dans certaines nations du Moyen Orient.

traite arabe Selon l’anthropologue sénégalais Tidiane N’Diaye, les Arabes ont razzié l’Afrique subsaharienne pendant treize siècles sans interruption • ©DR

De la même façon la disparition des populations juives établies dans cette région bien avant l’apparition de l’Islam, victimes de massacres et poussées à l’exil comme en Irak ou chassées de chez elles comme en Egypte, n’a jamais causé d’états d’âme dans ces deux pays.

 

D’ailleurs l’Egypte refuse d’aborder le sujet, en partie de crainte de voir les victimes ou leurs ayants-droits revendiquer les biens dont ils ont été spoliés.

Près d’un million de réfugiés juifs des pays arabes ont dû refaire leur vie sous d’autres cieux sans bénéficier de la bienveillante affection prodiguée aux réfugiés palestiniens par les Nations Unies et d’autres organisations internationales.

 

Les médias toujours friands de « crimes » réels ou imaginaires imputés à Israël sont étrangement silencieux sur les atrocités commises par les Arabes contre des Juifs.

Ainsi par exemple, le massacre de Hébron. Le 24 aout 1929 soixante-dix   Juifs, hommes, femmes et enfants ont été sauvagement assassinés.

Il faut lire l’effroyable récit publié la même année par Albert Londres, un journaliste qui n’était pas juif, dans son ouvrage « Le Juif errant est arrivé. »

Autre massacre celui du convoi conduisant médecins et infirmières à l’hôpital Hadassah du Mont Scopus le 13 avril 1948.

Soixante-dix-huit Juifs sont tués dans l’attaque par balle ou sont brûlés quand leurs véhicules sont incendiés par les  « saintes forces arabes de Jérusalem » d’Abdel Kader Al Husseini.

Vingt-trois des victimes sont des femmes.

 

Abdel Kader Al Husseini  est  aujourd’hui encore révéré par la société palestinienne qui voit en lui un valeureux chef et un héros.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michèle Mazel pour Dreuz.info.

 

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