L’explosion du bus iranien à Damas était très professionnelle, évitant les dommages collatéraux

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Mystérieuses explosions dans un bus en Syrie : l’Etat islamique est le suspect immédiat, mais les caractéristiques de l’opération laissent de grosses interrogations

La nature de l’attaque et la manière dont elle a été menée soulèvent la question de savoir s’il s’agissait d’un acte terroriste ou d’une tentative d’élimination d’éléments iraniens.

L’explosion d’un bus en Syrie

L’ explosion dans le bus syrien ce matin (mercredi 20 octobre) près du pont « Président Hafez al-Assad » à Damas , qui a fait 14 morts, est désignée comme un nouvel acte terroriste de l’Etat islamique ou d’une organisation jihadiste islamiste, selon l’armée syrienne, dans le communiqué officiel syrien confié à l’agence de presse SANA.

L’attaque est une tentative de nuire au régime d’Assad et de contrecarrer la réhabilitation du pays et surtout de l’armée syrienne, qui a été malmenée et s’est gravement désagrégée pendant les 10 années de guerre civile qui ont déchiré le pays.

14 soldats iraniens tués dans l’explosion d’un bus en Syrie, Photo : télévision d’État syrienne

Dans le même temps, l’élimination de ces passagers très spéciaux soulève la question de savoir s’il s’agissait vraiment d’un nouvel attentat terroriste, visant un bus militaire transportant des soldats syriens, ou d’une opération d’exécution visant des Syriens travaillant pour les Iraniens et des miliciens pro-iraniens, opérant sous le couvert de l’établissement de la défense du régime syrien.

Comme mentionné, aucune déclaration officielle n’a affirmé qu’il s’agissait réellement de soldats syriens voyageant dans un bus. L’identité des 14 passagers tués reste inconnue et le ministre syrien de l’Intérieur Muhammad al-Rahmon a déclaré dans un communiqué qu’il s’agissait de 14 « civils » que le ministre a qualifiés de « martyrs », pointant du doigt les groupes rebelles travaillant contre le régime syrien comme responsables de l’attaque.

Toutefois, aucun groupe djihadiste ou rebelle, dirigé par l’Etat islamique, n’a revendiqué l’attentat de Damas. Ce n’est pas caractéristique de l’Etat islamique et des organisations islamiques extrémistes en Syrie, qui ont tendance à se vanter d’attaques qu’ils mènent principalement contre les « forces de sécurité du régime de rançon ».

La nature de l’attaque contre le bus et la manière dont elle a été menée suggèrent également que ce n’est apparemment pas une organisation terroriste qui en est à l’origine. Des informations en provenance de Syrie et des médias étrangers donnent l’impression que la cible de l’attaque et l’endroit où les bombes ont fait exploser le bus ont été soigneusement choisis afin de ne pas nuire aux personnes impliquées.

En effet, selon l’agence de presse syrienne, l’explosion du bus s’est produite alors qu’il finissait de traverser le pont « Président Hafez al-Assad » sur l’autoroute, loin des routes et des rues très fréquentées et des embouteillages de Damas dans la matinée. L’Etat islamique et les organisations terroristes n’hésiteraient pas à faire exploser des explosifs dans une zone animée peline de gens, dans le but de blesser le plus de civils possible.

Selon l’armée syrienne, le bus a sauté après la détonation deux explosifs puissants et meurtriers qui ont décharné le bus et n’ont laissé aucune chance à ses passagers. Une troisième bombe sur les lieux de l’attentat a été neutralisée par une unité de démineurs de l’armée syrienne. On peut supposer que les deux bombes qui ont été activées étaient suffisamment puissantes pour causer la mort de tous les occupants du bus tandis que la troisième bombe qui n’a pas explosé et a été neutralisée a été utilisée en renfort.

Ce n’est pas ainsi qu’opèrent l’Etat islamique et les organisations djihadistes en Syrie en particulier et au Moyen-Orient en général, qui sanctifient le nombre de victimes, car ils ne soignent pas la qualité de l’attaque.

israelhayom.co.il

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