Prier à Jérusalem, interdit aux Juifs? Michèle Mazel

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Le Moyen Orient vient d’être secoué par une mini crise causée par la récente décision d’un tribunal israélien de première instance.

 

Le ministère des Affaires étrangères égyptien s’est déclaré extrêmement préoccupé par les répercussions de cette décision et son impact sur la sécurité et la stabilité dans la région.

 

Le Premier ministre palestinien Mohammad Ibrahim Shtayyeh en a appelé aux États-Unis et a demandé aux nations arabes à être solidaires des Palestiniens.

En Jordanie on parle de violation flagrante de l’islam et de provocation   aux sentiments des musulmans du monde entier.

 

Pour le Hamas,  cette une agression contre la religion et une véritable déclaration de guerre.

Le mufti de Jérusalem se dit préoccupé par une éventuelle escalade des hostilités et le déclenchement d’une guerre religieuse.

 

La Ligue Arabe et l’Organisation de la coopération islamique se sont jointes au chœur des condamnations.

 

Tous s’élèvent pour protester contre ce qu’ils considèrent comme une nouvelle et scandaleuse tentative israélienne pour remettre en cause le statu quo sur Mont Moriah qu’ils appellent le Haram es Sherif, le Saint sanctuaire.

 

C’est là qu’ont ont été édifiés après la conquête de Jérusalem par les armées de l’Islam au septième siècle le Dôme du Rocher et la Mosquée  Al Aksa.

Comment une décision prise par un tribunal israélien de première instance a-t-elle provoqué une telle levée de boucliers ?

 

A première vue il s’agissait d’une affaire mineure.

Le jour de Kippour, le plus sacré de la vie juive, un Juif pieux était venu se recueillir sur ce Mont Moriah – que les Juifs eux, appellent la montagne du Temple? car c’est là que le roi Salomon a construit le premier temple de Jérusalem plus de quinze siècles avant l’apparition de l’Islam.

Juge Bilha Yahalom 

Un policier vigilant a observé qu’il était en train de prier silencieusement. Sommé de quitter les lieux sans délai, le « coupable » s’est vu signifier l’interdiction d’y revenir.

 

Certes, la Montagne du Temple se trouve à Jérusalem, la capitale de l’Etat d’Israël et ce sont des policiers israéliens qui en gardent les entrées et en assurent la sécurité, ; pourtant c’est le Wakf jordanien qui y exerce nominalement l’autorité.

Une décision controversée prise par le ministre de la Défense Moshe Dayan après la réunification de la ville en 1967.

L’accès des Juifs à ce lieu saint est étroitement réglementé « pour ne pas porter atteinte » aux sentiments religieux des Musulmans et il leur est notamment interdit d’y prier.

Vous avez bien lu, les Juifs n’ont pas le droit d’y prier.

Dans le cas précité, le « coupable » a fait appel tant de l’interdiction de revenir sur le Mont que de celle d’y prier à voix basse. La juge lui a donné raison.

Intolérable pour les Musulmans qui occultent l’histoire, nient tout lien entre les Juifs et l’esplanade et soutiennent que le mont n’appartient qu’ à eux seuls.

Ils n’auraient pas dû se presser. La police a fait appel « pour ne pas troubler l’ordre public » et le jugement a été cassé.

Les médias occidentaux ont préféré ne pas parler d’une histoire somme toute embarrassante.

Et silence retentissant du Vatican qui ne voudrait pas offenser l’Islam en rappelant que le juif Jésus était venu prier au temple.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michèle Mazel pour Dreuz.info.

Un commentaire

  1. Cette démission des Autorités israéliennes face aux empiétements continuels musulmans sur l’Esplanade relèvent d’impératifs idéologiques ou sécuritaires selon les Gouvernements. Mais tous y ont concouru par les interdictions de prières ou la complicité à l’égard des destructions irréversibles des vestiges de plusieurs millénaires.
    Je crains que le jour où la fameuse passerelle d’accès à la Porte des moghrabins s’effondre, aucun gouvernement israélien n’aura le courage de la reconstruire face à la pression de milliards de musulmans. Et s’en sera fini de l’accès à l’Esplanade pour les non-musulmans.
    Pourvu que ma vue pessimiste soit detrompée mais je ferai plus confiance en un miracle que dans les politiciens israéliens.

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