Yossi Cohen : utilisons la rencontre positive Bennett-Biden pour stopper l’Iran

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Yossi Cohen, l’ancien chef du Mossad, a fait valoir qu’il n’était pas trop tard pour que Joe Biden et Naftali Bennett empêchent la région de tomber comme l’Afghanistan.

Le PREMIER MINISTRE Naftali Bennett et le président américain Joe Biden discutent lors d'une réunion dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington la semaine dernière. (crédit photo : JONATHAN ERNST)
Le PREMIER MINISTRE Naftali Bennett et le président américain Joe Biden discutent lors de leur réunion dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington la semaine dernière. (crédit photo : JONATHAN ERNST)
 
Israël devrait profiter de la réunion positive de la semaine dernière entre le Premier ministre Naftali Bennett et le président américain Joe Biden pour arrêter la marche de l’Iran vers l’hégémonie au Moyen-Orient et vers une arme nucléaire, a écrit mercredi l’ancien directeur du Mossad, Yossi Cohen.
 
 
Dans son premier éditorial public depuis qu’il a pris sa retraite en tant que chef du Mossad en juin, Cohen a écrit dans Yediot Ahronot, « surtout à la lumière des relations positives qui prévalent entre Jérusalem et Washington, entre le Premier ministre Bennett et le président Biden, ces messages [arrêter l’Iran] pourraient être accepté de manière positive à mon avis et pourrait être internalisé par les décideurs politiques américains. »
 

La somme de la défaite afghane et de la quête d’accord à tout prix est une recette catastrophique

 
Plus précisément, il s’est accroché à la déclaration de Biden sur le fait d’empêcher l’Iran de devenir nucléaire à tout moment, et pas seulement pendant son mandat actuel, comme un signe que Washington était dans une position unique d’ouverture pour modifier sa politique consistant simplement à vouloir négocier un faible accord nucléaire avec Téhéran.
 
 
 
Cohen a averti que la chute rapide de l’Afghanistan aux mains des talibans ainsi que la pression constante de l’administration Biden actuelle pour revenir à l’accord nucléaire iranien du JCPOA de 2015 sont une formule catastrophique et doivent être pris en mains rapidement.
 

Un nouveau mini-Vietnam américain en Irak?

L’ancien chef du Mossad s’est dit préoccupé par le fait que les États-Unis pourraient bientôt se retirer complètement d’Irak comme ils l’ont fait en Afghanistan, ce qui pourrait conduire à la chute du régime irakien actuel et à une domination totale de la République islamique
 
 
Les États-Unis ont déjà annoncé la fin des missions de combat en Irak, mais, au moins à ce jour, ont maintenu une petite force de quelques milliers de conseillers militaires pour le gouvernement irakien qui a essayé de maintenir des relations positives avec l’Amérique et Téhéran.
 
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec le chef sortant du Mossad Yossi Cohen et le nouveau chef du Mossad David Barnea lors d'un événement d'adieu pour Cohen, le 31 mai 2021. (Crédit : KOBY GIDEON/GPO)Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec le chef sortant du Mossad Yossi Cohen et le nouveau chef du Mossad David Barnea lors d’un événement d’adieu pour Cohen, le 31 mai 2021. (Crédit : KOBY GIDEON/GPO)
 
Cohen a écrit qu’il craignait que cette mission limitée ou toute réduction future de la présence physique américaine en Irak ne modifie le visage de la région en renforçant le contrôle iranien dans ce pays vaste et influent.
 
 

L’Iran referme son cercle de feu autour d’Israël

Il a évoqué la campagne publique de l’Iran , depuis quatre ans, pour créer un pont terrestre à travers la région et un « cercle de feu » autour d’Israël, y compris par la présence de membres du Corps des gardiens de la révolution islamique et de supplétifs en Irak, en Syrie, au Liban, au Yémen et à Gaza.
 
Ensuite, il a déclaré que le plan iranien consistant à progresser grâce aux centrifugeuses avancées et à enrichir de l’uranium dans deux installations nucléaires souterraines (qui sont plus difficiles à attaquer depuis les airs) à Fordow et Natanz, le rapproche d’une arme nucléaire.
 
Cohen a averti que le JCPOA, sans une refonte majeure, permettrait à l’Iran de se doter d’une arme nucléaire à son expiration en 2030, voire plus tôt.
 

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