L’Iran aimerait détruire Israël….politiquement

Publié par

L’Iran aimerait détruire Israël….politiquement

La dénonciation judiciaire, prélude à l’envoi du drone

Le 28 juillet 2021 (veille de l’attaque iranienne du pétrolier « Mercer Street » géré par la société israélienne, Zodiac Maritime), la représentante adjointe de la République islamique d’Iran auprès des Nations Unies, Zahra Ershadi, a demandé au Conseil de sécurité de l’Onu qu’il oblige Israël à rendre des comptes sur « les décennies de crimes contre les palestiniens ».

Dans sa requête, la colombe iranienne a indiqué ne plus supporter « le silence de mort de l’Onu contre les actes illégaux du régime sioniste » qui l’encourage à commettre « plus de crimes avec plus de brutalité ». Pour elle, l’impunité d’Israël serait la conséquence de la « totale et inexcusable inaction » du Conseil de Sécurité. En somme, le mode opératoire iranien est des plus classiques : d’un côté, la République Islamique ne cesse d’appeler à la destruction d’Israël, de l’autre, elle invoque des principes philosophiques d’humanité (dans sa communication internationale) comme pour le détruire politiquement.

Un travail de sape et de délégitimation inlassable

Lors de cette réunion du Conseil de sécurité portant sur « La situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne », Zahra Ershadi a listé ce qu’elle nomme  « les politiques illégales et des pratiques barbares du régime israélien » : la profanation de la Mosquée Al Aqsa, la confiscation et la démolition, la saisie et la confiscation de maisons palestiniennes, le meurtres et les blessures de milliers de Palestiniens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza par les forces d’occupation ».

Elle a alors fourni les chiffres de « sa guerre brutale et totale de 11 jours contre Gaza en mai 2021 » pendant laquelle les forces israéliennes ont éliminé 256 Palestiniens, outre 2000 Palestiniens blessés. 2300 habitations ont été détruites alors que 16 250 ont été endommagées. Zahra Ershadi a juste oublié d’indiquer que les opérations lancées l’ont été à titre défensif, à la suite d’agressions terroristes palestiniennes.

La représentante iranienne a ensuite repris les chiffres onusiens concernant les opérations des Forces de défense israélienne survenues entre le 1er avril 2020 et le 31 mars 2021 : « 4450 Palestiniens ont été détenus à titre provisoire dans les prisons israéliennes, dont 140 enfants, 37 femmes et 10 membres du Conseil législatif palestinien ».

Toujours présenter le verre à moitié vide

De même, « les forces militaires et de sécurité israéliennes ont tué 21 Palestiniens ». Pour elle, Israël serait également livré à des « violations les plus systématiques et les plus graves des droits de l’enfant », notamment à l’encontre de « 340 enfants palestiniens, dont 11 ont été tués, 324 mutilés et 361 détenus »…

Elle n’a toutefois pas mentionné que la jeunesse palestinienne grandit dans la haine des juifs et dans l’injonction de les chasser de la Palestine historique, ce dont Israël doit se protéger. Elle a même qualifié « d’acte barbare », la destruction (le 8 juillet 2021), de la maison d’un terroriste palestinien. C’est pourtant le sort réservé aux assassins de juifs. La représentante iranienne à l’Onu serait bien inspirée d’inviter les palestiniens à cesser de s’en prendre aux juifs, pour éviter ce genre de désagrément.

Pour Zahra Ershadi, parmi « les actions illégales et brutales du régime israélien », figurent la confiscation et la démolition de maisons palestiniennes. Entre le 1er avril 2020 et le 31 mars 2021, « les autorités israéliennes ont démoli 1015 structures appartenant à des Palestiniens » à l’origine du déplacement de 1 255 Palestiniens. De même, « Le 7 juillet 2021, le régime israélien a entièrement démoli le village palestinien de Humsa al-Fawqa pour la cinquième fois ». En fait, les maisons bédouines sont situées sur un terrain militaire (nord de la vallée du Jourdain).

Non-reconnaissance des accords d’Oslo

Zahra Ershadi ne doit pas être informée que les accords israélo palestiniens de paix de 1993 ont réservé à Israël le contrôle administratif et militaire de la zone C de Cisjordanie, (61% de sa superficie) et qu’ainsi, l’Etat juif décide, seul, des modalités d’aménagement du territoire sur cette zone.

Pour appuyer sa démonstration, l’ambassadrice a cité la note (partiale) du Secrétaire général de l’Onu sur « les répercussions économiques et sociales de l’occupation israélienne sur les conditions de vie du peuple palestinien dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et de la population arabe du Golan syrien occupé » selon laquelle le blocus « peut s’apparenter à une punition collective, ce qui est interdit par le droit international ».

TOPSHOT – A ball of fire erupts from the Jala Tower as it is destroyed in an Israeli airstrike in Gaza city controlled by the Palestinian Hamas movement, on May 15, 2021. Israel’s air force targeted the 13-floor Jala Tower housing Qatar-based Al-Jazeera television and the Associated Press news agency, alongside with jamming material against Iron Dome. / AFP / Mahmud Hams

Pour autant, le régime israélien continuerait « de frapper la bande de Gaza ». Elle a toutefois occulté l’objectif du régime terroriste gazaouïte, à savoir la destruction d’Israël, avec, notamment, l’aide, le soutien et les encouragements de la République Islamiste, obligeant l’Etat juif à prendre ses dispositions pour éviter cette occurrence.

La guerre juridique substitut à une guerre totale

Ainsi, l’ambassadrice iranienne estime alors que « ces crimes de guerre et contre l’humanité » entraînent la responsabilité internationale du régime israélien, dont les responsables doivent donc être traduits en justice ». Elle en a profité pour évoquer ce qu’elle appelle « les mesures de déstabilisation et l’aventurisme militaire continus du régime israélien dans la région » (Golan, parties du Liban) et la violation systématique de la souveraineté de ces deux pays en infraction du droit international, notamment de l’article 2(4) de la Charte des Nations unies ».

Israël constituerait, en fait, « une menace sérieuse pour la paix et la sécurité internationales grâce à l’aide des États-Unis qui protège le régime israélien contre toute action du Conseil, tel l’utilisation du veto à 44 reprises pour empêcher l’adoption de projets de résolution du Conseil de sécurité contre Israël », « ce qui est sans précédent dans l’histoire du Conseil ». Or, « Un tel soutien indéfectible des États-Unis à Israël va à l’encontre des droits inhérents des Palestiniens opprimés, notamment leur droit à la vie, à la dignité, à la libération, à l’autodéfense, à l’autodétermination et à la création de leur propre État indépendant »…

Elle a alors repris ses griefs dans une synthèse : « Le Conseil de sécurité doit contraindre le régime israélien à cesser, immédiatement et complètement, tous ses crimes contre les Palestiniens ; à lever le blocus illégal et inhumain de la bande de Gaza ; à mettre fin à l’occupation de tous les territoires palestiniens, du Golan syrien occupé et de certaines parties du Liban ; et aussi, à tenir ce régime responsable des crimes internationaux les plus graves qu’il commet depuis plusieurs décennies ».

Eradiquer Israël de la carte de l’ONU

La République islamique d’Iran réitère donc son soutien à « la juste cause du peuple palestinien et à la pleine réalisation de tous ses droits inaliénables, en particulier son droit inhérent à l’autodétermination et à l’établissement d’un État palestinien indépendant sur tout le territoire de la Palestine, avec Jérusalem comme capitale ». Autrement dit, l’Iran appelle à la destruction géographique d’Israël.

Dans le même temps, elle conteste catégoriquement les accusations d’Israël concernant « le programme nucléaire pacifique de l’Iran » qui seraient « absurdes, non pertinentes et sans fondement, et dont l’objectif serait de dissimuler le danger que les armes nucléaires de ce régime représentent pour la région et au-delà ». « Aussi, et pour éliminer cette menace, la communauté internationale doit contraindre ce régime à renoncer à la possession d’armes nucléaires, à adhérer au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et à placer toutes ses activités et installations nucléaires sous le contrôle complet de l’Agence internationale de l’énergie atomique… ».

Finalement, peu importe les mensonges et calomnies de la République Islamique d’Iran, ce qui compte, c’est de plaire aux ennemis d’Israël.

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

 
 

2 commentaires

  1. Politiquement et physiquement,il est idiot de croire c es suppôt de Satan. Menteurs pathologiques,culture préhistorique,ect.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :