Suleimani a fait assassiner le leader druze du sud-syrien

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Suleimani a ordonné l’assassinat du leader druze Al-Balus du sud de la Syrie il y a des années (6) »

Le Fils d’Al-Balus : « Qassem Suleimani a ordonné l’assassinat de Cheikh Al-Balus – البلعوس, le chef des dignitaires (Druzes du sud de la Syrie) … et le Hezbollah et le régime ont cherché à infiltrer la cause des Druzes »

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Un témoignage enregistré sur vidéo publiée sur YouTube montre le fils du légendaire chef druze du sud de la Syrie, Al-Balus.

Celui-ci affirme ouvertement, devant ses hommes, que Qassem Suleimani a ordonné personnellement l’assassinat de son père. Il était le chef de la communauté druze du sud de la Syrie.

L’autonomie druze met en danger l’ambition de l’Iran

La révolte menée par Al-Balus a mis en danger l’hégémonie Iranienne dans tout le district de Sweida (région du Djebel druze).

Il a également révélé qu’un officier supérieur syrien avait lui-même participé à l’assassinat – et un homme du surnom de Pik Netzar a effectivement commis l’assassinat sur le terrain, avec ses hommes.

Le général Suleimani percevait la prise de contrôle du sud de la Syrie, qui domine toute la frontière nord de la Jordanie, ainsi que toute la frontière nord-est d’Israël, comme un objectif stratégique.

Cette région lui était essentielle pour maintenir un contrôle total, non seulement militaire mais aussi civil, pour assurer un accès direct à ces deux pays. Il considérait la Jordane et Israël comme deux ennemis auquel il faudra s’attaquer dans un avenir lointain. Il s’agit pour l’Iran, en effet, de les écarter du chemin, car ils constituent un obstacle à la prise de contrôle iranienne de tout le Moyen-Orient jusqu’à la Méditerranée.

Comme vous vous en souvenez peut-être, Abu Fahd et Khayyid al-Balus – وبو فهد وحيد البلعوس ont été tués à la suite d’une explosion au sein de leur convoi.  Ils voyageaient dans le secteur de la ville de Soueïda ou Sweida (en arabe :السويداء – as-Suweyda) en septembre 2015.

Les ennemis du régime ont la vie courte

Ce double-assassinat n’était que la continuation des exécutions sommaires des dirigeants et chefs spirituels qui ont posé un défi terrible au sommet du régime syrien. La guerre civile a éclaté au sein de ce pays en 2011. Assad et l’Iran craignaient que si la Syrie était divisée en provinces autonomes, les Druzes ne recherchent également l’indépendance de la province continentale de la route menant aux États du Golfe. Ils représentent, en effet, une destination économique critique pour la Syrie.

La route convoitée vers l’économie du Golfe

Auparavant, le général druze Itzam Zohir a-Din, qui était un héros de guerre aux yeux des Syriens eux-mêmes, avait été éliminé C’est pourtant lui qui a empêché l’EI de s’emparer de l’est de la Syrie et a été l’un des principaux acteurs à sauver le territoire et le restituer au contrôle d’Assad.

À l’époque, il était clair que des éléments du régime Assad avaient tué Balus. Le régime était pour le moins mécontent de son appel aux membres de la communauté druze en Syrie à ne pas rejoindre l’armée d’Assad. Il appelait à créer des milices armées pour protéger les Druzes dans toute la province.

Des forces de l’Etat islamique ont atteint la province orientale et aspiraient à s’unir à leurs compagnons qui occupaient une partie du territoire, en effectuant leur jonction sur la frontière israélo-syro-jordanienne.

Un carrefour régional convoité

Le fils de Balus a révélé, pour la première fois, qu’il était déjà au courant  de la provenance de l’ordre, le lendemain de l’assassinat. Mais personne n’a osé le dire à voix haute, a t-il déclaré dans la vidéo. Les Iraniens essayaient en fait de tromper les Druzes du sud de la Syrie, en utilisant leurs connaissances des personnes et du territoire pour distribuer des médicaments. Pour l’Iran, il ne s’agissait pas alors uniquement de les diffuser sur le marché local, mais de transférer par son intermédiaire d’importantes cargaisons de médicaments vers la Jordanie et de là vers les États du Golfe.

Le fils de Belus a porté ses accusations directes et ouvertement, sous une forme qui n’est pas acceptable dans un État dictatorial comme la Syrie. Il n’hésite pas à faire porter ce fardeau les épaules des Iraniens et du régime Assad. Et s’il rencontre la mort de quelque manière que ce soit, personne ne doutera du nom de qui est derrière !!!

Il faut aussi se rappeler qu’il y a des années les Russes ont pris les Druzes sous leurs auspices et leur ont promis leur fidélité directement. Ils souhaitent qu’encore maintenant ils les aident dans leurs efforts pour repousser les Iraniens et le Hezbollah du sud de la Syrie Mais toutes les options sont encore ouvertes, et la décision n’a pas encore été prise. Les enjeux sont multiples!!

 

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