Umm Al Fahm : Israël confrontée à la culture criminelle palestinienne

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Le 11 mars 2021, le 23ème arabe israélien est décédé (depuis le début de l’année) des violences meurtrières qui font rage au sein de la communauté arabe israélienne. Le quotidien Haaretz a d’ailleurs révélé, qu’en Israël, 90% des fusillades avaient lieu dans les localités arabes. Pour leur part, les populations arabes israéliennes considèrent que la responsabilité du gouvernement israélien est engagée (eu égard « à l’inaction de la police israélienne »). Ils manifestent donc, chaque vendredi, dans la ville de Umm Al Fahm. Le député arabe de la Knesset, Youssef jabareen, résident de cette localité (et blessé en mars 2021 lors d’une manifestation), a expliqué que les manifestations se poursuivront jusqu’à ce que les arabes israéliens (qu’il appelle « les palestiniens en Israël ») se sentent en sécurité dans leur ville. Cette attitude est tout à fait symptomatique : les arabes israéliens ont adopté le mode comportemental meurtrier palestinien dans leurs propres relations internes, tout en imputant à Israël les dommages qui en résultent. Sûrement conviendrait-il d’adopter la proposition suggérée en février 2020 par l’ex Président américain, Donald Trump.

En 2019, 91 arabes israéliens ont été tués lors de règlements de compte alors que 47 juifs israéliens étaient tués dans les mêmes circonstances, bien que les juifs représentent 80% de la population en Israël. Des centaines de personnes avaient alors manifesté pour demander la fermeture du poste de police de Umm Al Fahm, estimant que la police israélienne n’agissait pas suffisamment pour « lutter contre le problème de la violence dans leurs communautés » (sic). Ayman Odeh, député de la Liste Arabe Unie, avait alors promis que le problème de la criminalité dans les communautés arabes israéliennes serait sa priorité absolue à la Knesset : « Nous n’avons pas d’autre choix que de ramener la sécurité dans nos rues et de vivre dans une société sans armes à feu ».

En 2020, ce ne sont pas moins de 96 Arabes israéliens qui ont été tués à l’occasion de fusillades imliquant la communauté arabe israélienne et le phénomène se poursuit en 2021 : le 11 mars 2021, à Jaljulia (au Nord Est de Tel Aviv, à proximité de la clôture de sécurité avec la Cisjordanie), c’est un jeune adolescent arabe de 12 ans qui a été tué par des gangs mafieux. Le père de l’enfant a déploré : « personne ne sait qui a tiré, ni pourquoi ». Il s’en est alors pris à l’Etat juif : « la police est à 20 mètres d’ici. Si mon fils était juif, il y aurait des hélicoptères partout ». (Le nombre de personnes tuées dans des affrontements armés ou à la suite d’activités criminelles lors de divers incidents dans la communauté arabe israélienne s’élevait déjà à 16, le 11 mars 2021).  De même, en janvier 2021, c’est un ancien maire de Umm Al Fahm qui a été blessé par des assailants armés. En février 2021, c’est malheureusement un jeune adolescent arabe israélien de la localité de Tamra qui a été tué par les forces de police israélienne, alors qu’elles tentaient de contenir une manifestation.

Lors de la manifestation du 16  mars 2021 (la plus grande depuis octobre 2020), des milliers de personnes ont obligé la police israélienne à fermer la route 65 près d’Umm Al Fahm. Les reproches des manifestants étaient lui suivants : « la police agit faiblement contre la criminalité mais agit brutalement contre les manifestants ». « Nous demandons un plan véritable contre la criminalité et les gangs mafieux ». s’agissant du Premier Ministre Benjamin Netanyahou, il lui a été reproché de « manquer de solutions appropriées en matière d’éducation, de logement, de protection sociale et de lutte contre la criminalité ».

Les responsables arabes ont alors lancé leurs critiques : « la police israélienne et les authorités ne jouent pas leur rôle pour protéger la vie des palestiniens à l’intérieur d’Israël ». « Personne ne se sent en sécurité et nous pouvons devenir les victimes des crimes et des gangs armés ». « Nous n’avons pas d’autre choix que de descendre dans les rues et de résister ». « Nous ressentons cela parce que nous sommes palestiniens et que les authorités restent inactives pour éliminer les actes criminels ».« Si de tels crimes se produisaient dans les cités juives, l’action de la police serait différente ». Nous sommes dans les rues pour demander notre droit élementaire à la vie et à la sécurité ».

Les manifestants ont également agressé le député Mansour Abbas, dirigeant du parti Ra’am  : ce dernier a été poussé violemment et invité à quitter les lieux. Les manifestants lui ont reproché le retrait de son parti de la Liste Arabe Unie et son projet de rejoindre la coalition menée par le Premeir Ministre Benjamin Netanyahou. Pour Mansour Abbas, les assaillants étaient des membres des partis politiques arabes rivaux, ce qu’ont contesté les représentants des partis arabes Balad et Hadash. De son côté, Youssef Jabareen de la Liste Arabe Unie, considère que la police n’est pas intervenue car elle mesure l’ampleur de la crise.

A cette manifestation, on a également pu observer la présence de personne de confession juive : un ultra orthdoxe, solidaire des manifestants a dit comprendre leur frustration et leur colère, tout en admettant qu’il n’appartenait pas au mouvement. De même, Yair Golan (député Meretz) présent à la manifestation, a indiqué qu’elle se déroulait « dans un ordre exemplaire, avec dignité et sans aucune violence. À ces moments-là, les jeunes nettoient la jonction de la saleté. Quiconque vous dit le contraire ne dit tout simplement pas la vérité ».

Pour la très grande majorité d’entre eux, les manifestants revendiquaient leur identité palestinienne : ils tenaient des drapeaux noirs et des drapeaux palestiniens (La police avait écrit au maire de la ville de Umm Al fahm que la ville arabe serait tenue responsable de tout désordre au cours de la manifestation).

Pour combattre la criminalité, le gouvernement a pourtant débloqué début mars 2021, 150 millions de shekels (37 millions d’euros) pour une campagne d’information sur la violence, créer une unité spéciale, saisir les armes illégales, construire et agrandir des commissariats dans les secteurs arabes. Jabareen considère pour sa part, que : « la question n’est pas de créer davantage de postes de police mais de changer les politiques vis-à-vis des Arabes ». Pour lui, c’est le niveau de chômage supérieur à la moyenne nationale au sein de la communauté arabe qui expliquerait en grande partie la flambée de violences.

La question se pose, en réalité, de savoir, s’il ne serait pas temps de reprendre la solution préconisée par l’ancien Président américain Donald Trump, en février 2020 : celui-ci envisageait de rattacher le triangle des villes de Wadi Ara (dont Umm Al Fahm est la ville principale) au futur Etat palestinien. Il s’agirait d’une chance pour l’ensemble de ces personnes qui ne supportent plus l’Etat juif, qui se disent palestiniens et qui brandissent des drapeaux palestiniens lors des manifestations. Israël doit donc leur permettre de vivre pleinement leur identité palestinienne, et les laisser bénéficier du « droit du peuple palestinien à son auto détermination » en leur permettant de se prendre en charge, ce qu’Israël est bien incapable de faire.

Sûrement les palestiniens cesseraient-ils de s’entretuer, et le cas échéant, demanderaient-ils à l’Autorité Palestinienne et au Hamas de les aider à gérer, pacifiquement, leurs problèmes internes. Les dirigeants palestiniens pourraient alors user de pédagogie pour leur expliquer que la vie est sacrée, et qu’il est interdit de tuer. Les palestiniens d’Israël le comprendraient sûrement mieux.

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

2 comments

  1. Personnellement je pense que ces criminels Arabes n’ont rien à faire en Israël. Il faudrait leur enlever la Nationalité, et expulser toute la famille vers la Jordanie ou Ramallah. Il faut nettoyer Israël de ces gens, qui se disent plus Palestiniens que Israéliens pas de prisons pas de procès économisez l’argent en les expulsant et suppression de la Nationalité Israélienne .

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