La Cour Pénale Internationale cible Israël au mépris du droit, par Michèle MAZEL

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samedi 20 mars 2021

La Cour Pénale Internationale cible Israël au mépris du droit 

La chronique de Michèle MAZEL

Cette fois-ci c’est officiel : saisie par l’Autorité palestinienne, qui pourtant n’a pas la qualité d’État, condition nécessaire pour se tourner vers elle, la Cour Pénale Internationale vient d’avertir Israël, pays qui n’en est pas membre, qu’elle lançait une enquête pour crimes de guerre. Rappelons que selon le site France Diplomatie : «La compétence de la Cour n’est pas universelle. Elle ne s’exerce qu’à l’égard des ressortissants ou de crimes commis sur le territoire des États Parties ou des États non Parties qui ont reconnu sa compétence par la voie d’une déclaration».

 Il s’agit donc d’une procédure parfaitement illégale et condamnée comme telle notamment par les Etats-Unis de Joe Biden et la Russie de Poutine.  Inutile d’ajouter quelle a été saluée avec enthousiasme par le chœur des tenants du BDS et ceux des médias occidentaux qui ne manquent pas une occasion de condamner Israël. Plus curieusement, le Hamas, visé par la même enquête en raison de ses attaques contre les populations civiles des villes et villages israéliens se réjouit aussi de la décision de la Cour. Il faut dire qu’il n’est pas trop inquiet. Il profite d’un solide capital de sympathie en Occident et notamment en France.

Les médias y avaient décrit avec complaisance les «grandes marches du retour», ces vastes manifestations qui ont vu semaine après semaine en 2018 et 2019 des dizaines de milliers de Gazaouis armés tenter de forcer la barrière qui marque la frontière internationalement reconnue entre Israël et Gaza pour déferler vers les kibboutz situés de l’autre côté.  Mais cette fois c’est au journal Le Monde que revient la palme du cynisme, soutenant, dans un article du 13 mars intitulé «Israël-Palestine, l’enquête nécessaire de la Cour pénale internationale»  que «Les crimes imputés au pouvoir syrien en dix années de guerre civile et ceux reprochés à Israël depuis 1967 ne sont pas de la même nature. Mais ces deux conflits prospèrent sur le même terreau : l’impunité. Le système judiciaire israélien dénie aux Palestiniens toute capacité à obtenir réparation».  

Je vais sonner et s’ils ouvrent la porte alors cours vite et cache-toi

La mauvaise foi et le mépris de la vérité sont ici à couper le souffle. Il n’y a aucun doute sur les centaines de milliers de victimes du régime de Damas, les massacres, l’utilisation de l’arme chimique contre des populations sans défense, – tous crimes hors limite pour la Cour Internationale, qui n’a pas compétence pour s’en saisir.   Des atrocités qui sont sans aucune mesure avec de soi- disant crimes «reprochés à Israël depuis 1967».  

Le quotidien sait pourtant qu’il ne s’agit pour le moment que d’une enquête censée examiner la plainte de l’Autorité palestinienne afin de déterminer si des crimes ont été éventuellement commis. Il sait aussi que la justice israélienne se montre souvent plus vigilante sur les droits des Palestiniens de Cisjordanie que les autorités de Ramallah. Comme l’a déclaré sobrement le président israélien Rivlin lors de sa visite cette semaine à Paris : «La décision du procureur de la Cour Pénale Internationale d’enquêter sur Israël pour de possibles crimes de guerre représente une application tronquée du droit international. C’est une décision qui est moralement et légalement erronée». 

Par Michèle Mazel

benillouche.blogspot.com

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