Le feu vert d’AstraZeneca lancera-t-il le déploiement tardif du vaccin en Europe?

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Jusqu’à présent, moins de 10% de la population européenne ont été vaccinés dans le cadre d’un programme résumé comme un «spectacle d’horreur total» par le ministre allemand des Finances Olaf Scholz. À la fin de cette semaine, seuls 4,9% des Belges et 5,5% des Allemands avaient disposé d’au moins une dose de vaccin. Le 19 mars, l’Europe comptait 42 millions de cas de covid-19 et 900 000 décès. Après que le régulateur européen des médicaments a annoncé que le vaccin Oxford-AstraZeneca Covid-19 était «sûr et efficace», l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne se sont engagées le jeudi 19 mars à reprendre enfin leur déploiement de vaccination.

L’été dernier, l’UE a convenu avec AstraZemeca d’acheter jusqu’à 400 millions de doses de son vaccin, à utiliser par tous ses membres. Il y a eu une série de retards d’approvisionnement. Et puis, 13 États membres ont suspendu l’utilisation du vaccin d’Oxford par peur de survenue de caillots sanguins. L’agence de l’UE n’a maintenant trouvé aucun lien entre le vaccin d’Oxford et le petit nombre de cas de caillots sanguins, mais continuera à examiner cette incidence. Cependant, après avoir été accusés de maladresse dans la gestion des défis de cette pandémie, les gouvernements européens devront radicalement accélérer les approvisionnements et les vaccinations, ou il faudra peut-être des années pour rattraper les dégâts du covid-19 agressif et ses variantes proliférantes.

S’ils le peuvent, un certificat numérique pour lancer les voyages à l’étranger devrait être remis d’ici l’été prochain aux citoyens de l’UE «sans discrimination», ont déclaré jeudi des responsables optimistes. S’ils ne le peuvent pas, les membres sont confrontés à une nouvelle saison touristique estivale désastreuse, qui, en temps normal, fournit 27 millions d’emplois européens et environ un dixième du PNB européen. Des pays comme la Grèce, l’Espagne et l’Italie n’ont aucun espoir de se remettre de la pandémie qui dure depuis un an, à moins que les touristes ne reviennent en force. La Grèce a donc déjà sauté le pas, avec un accord pour accueillir les touristes israéliens armés d’un passeport vaccinal. Vendredi, 5,153 millions d’Israéliens avaient reçu deux doses, et les nouvelles infections étaient tombées à 1 092. Et Chypre sera prête le 1er mai à accueillir les touristes britanniques qui ont reçu deux doses de n’importe quel vaccin approuvé par l’Agence européenne des médicaments.

Paris, en revanche, fait face à un autre confinement – celui-ci pendant un mois – alors que la pandémie s’accélère et menace une «troisième vague» d’infection à coronavirus. Quinze autres départements du pays seront également placés sous les mêmes mesures à partir de minuit vendredi, a déclaré le Premier ministre Jean Castex. La France a enregistré plus de 35 000 nouvelles infections en 24 heures. Ces mesures ne seront pas aussi strictes que le confinement précédent, les personnes étant autorisées à faire de l’exercice à l’extérieur, a déclaré le Premier ministre Jean Castex. Il a offert de recevoir le vaccin lui-même, dans un effort pour convaincre les citoyens français de suivre l’exemple, après que 48% de tous les adultes ont refusé la vaccination. Cette forme de déni pèse lourdement sur le succès d’un déploiement européen des vaccins.

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