Inquiétudes saoudo-israéliennes sur la politique de Biden

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Des inquiétudes concernant la politique iranienne de Biden ont été exprimées lors de discussions entre l’Arabie et Israël

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Le plan du président Joe Biden de revenir à l’accord nucléaire de 2015 et de réengager le dialogue avec l’Iran sur ses révisions a fait l’objet de récents appels téléphoniques entre des responsables saoudiens et israéliens, rapporte le radiodiffuseur National Kan News. La semaine dernière, le Premier ministre Binyamin Netanyahu a convoqué une réunion non concluante du cabinet de sécurité au cours de laquelle il a appelé à une action directe – pas seulement à la diplomatie – pour réduire le programme d’armes nucléaires de l’Iran. Ce programme est accéléré en supprimant le contenu de l’accord signé par Téhéran avec six puissances mondiales en 2015.

L’administration Biden a entre-temps fait certains gestes envers Téhéran pour huiler le processus de réengagement, acceptant de manière significative une invitation européenne à rejoindre l’Iran dans des pourparlers informels, même sans que l’Iran ne montre aucun signe de conformité aux termes de l’accord nucléaire. C’est même exactement l’inverse. Un autre geste américain correspond à une offre d’échanger des détenus et des prisonniers. Et, déjà en marche, le feu vert de Washington à Séoul pour débloquer des actifs iraniens d’une valeur estimée à 7 milliards de dollars qui ont été gelés par les sanctions américaines dans les banques sud-coréennes.

Aucune de ces concessions n’a adouci la ligne dure du régime islamique. Au cours des deux dernières semaines, Téhéran a violé trois autres clauses de l’accord nucléaire en enrichissant de l’uranium jusqu’à 20% (seulement 3,67% étaient autorisés) et en complétant son stock de cette matière fissile, après avoir annulé unilatéralement les inspections instantanées du chien de garde de l’ONU.

Le prince héritier saoudien Mohammed Bin Salman a, quant à lui, senti qu’il était mis à l’écart par les politiques régionales de l’administration Biden, en raison de la critique de sa conduite en matière de droits de l’homme, une question qui occupe une place importante dans l’échelle des priorités de la nouvelle politique étrangère de la Maison Blanche. [NDR : Mais il semble n’y avoir aucune violation des Droits de l’homme en Iran, cela va de soi!]

Alors que Riyad est resté publiquement à l’écart de la tentative réussie de l’administration Trump de normaliser les relations arabes avec Israël, les responsables saoudiens et israéliens entretiennent depuis longtemps un dialogue informel, en particulier sur leurs préoccupations communes concernant le comportement belliciste de l’Iran dans la région. Netanyahu aurait rencontré secrètement le prince héritier lors d’une visite à Neom, dans l’ouest de l’Arabie saoudite en novembre.


Depuis l’entrée de Biden à la Maison Blanche, Téhéran a utilisé ses supplétifs pour redoubler ses assauts sur le royaume. Et ils viennent de plusieurs directions, alimentés par les drones et missiles kamikazes avancés de l’Iran. Des insurgés yéménites houthis leur tirent presque quotidiennement dessus, de l’autre côté de la frontière, sur des cibles militaires et civiles saoudiennes – très encouragé par la décision de l’administration Biden de retirer les insurgés yéménites de la liste des organisations terroristes. Riyad a déclaré récemment avoir déjoué de nombreuses attaques de drones depuis le Yémen. Il s’agit notamment d’incidents entre les 13 et 16 février et un autre le 18. Cependant, les défenses aériennes saoudiennes ne sont pas conçues pour intercepter les derniers types de drones iraniens préprogrammés et bourrés d’explosifs.

Le prince héritier saoudien est le plus troublé par l’absence de réponse américaine à cette forme d’agression de substitution de Téhéran malgré les liens de sécurité américano-saoudiens et les bases américaines dans le royaume pétrolier.

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