Que reste-t-il de la propagande du Hamas prétendant au triomphe de l’Inhumanité ?
Les tentatives du Hamas de projeter sa force (sur le dos de kidnappés décharnés) ne font que souligner sa faiblesse et son isolement croissants à Gaza.
La scène du Hamas affiche plusieurs messages en hébreu, en anglais et en arabe samedi avant la libération des otages. (crédit photo : capture d’écran)Le Hamas défait prétend rivaliser avec Trump et Netanyahu à Jérusalem
Comme cela a été le cas à chaque libération d’otages précédente, le Hamas a utilisé la remise des otages à la Croix-Rouge internationale comme un moment de théâtre de propagande grandguignolesque.
Derrière une table où un représentant du CICR et un terroriste du Hamas signaient un document absurde de collaboration infâmante, se trouvait une grande affiche de Jérusalem avec les mots en hébreu, en arabe et en anglais : « Ô Jérusalem, sois témoin : nous sommes tes soldats. »
Einav Zangauer, instrument malgré elle du Hamas contre Netanyahu
A côté, un autre panneau sur lequel, en référence à la proposition du président américain Donald Trump de reloger les habitants de Gaza, on pouvait lire : « Pas d’immigration sauf à Jérusalem. »
En dessous, un troisième panneau énumérait les sites de l’invasion du Hamas du 7 octobre, avec les mots : « Nous avons traversé (la frontière) rapidement ». Un quatrième affichait une photo de l’otage Matan Zangauker, dont la mère critique avec virulence le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à côté d’une photo d’elle et d’un sablier avec la légende en dessous : « Le temps presse ». Inutile de projeter des pronostics négatifs, mais il est possible que le groupe terroriste ne conserve la carte d’Einav dans sa manche jusqu’au bout -Matan comme otage – pour agiter la rue contre le pouvoir.
Ce théâtre de propagande est un cas d’étude sur l’art de l’auto-illusion
Chacun de ces panneaux, censés projeter une image de force, révèle en réalité le désespoir du Hamas. « Nous avons traversé(la barrière) rapidement » se vante de leur attaque du 7 octobre, mais aujourd’hui, Gaza est en ruines, sa population laissée sans rien. « Ô Jérusalem, sois témoin » parle de conquête, mais le Hamas ne peut même pas conserver le propre territoire dont il s’est emparé, au détriment du Fatah, en juin 2007 et ce temps s’achève. Le panneau représentant la mère de Matan Zangauker vise à semer la peur, mais il ne fait que souligner l’affaiblissement de l’influence du Hamas, face à une femme transpercée de douleur et d’inquiétude.
Ce n’est pas le message d’une force triomphante. C’est le fanfaronnade creuse d’un mouvement qui cherche à se faire entendre, qui s’accroche à des symboles parce que la réalité s’est retournée contre lui.
Les terroristes du Hamas, vêtus de leur tenue de combat complète – un équipement qu’ils ne portent visiblement jamais lors d’un véritable combat lorsqu’ils se cachent derrière les jupes des femmes et sous les berceaux des bébés – défilent sur scène comme des tueurs de dragons victorieux, menaçant de marcher sur Jérusalem.
De qui se moquent-ils ? Qui peuvent-ils encore duper ?
Gaza est en ruines, complètement détruite. Des centaines de milliers de Gazaouis ont marché du sud vers leurs villes du nord, pour ne plus rien trouver. Tsahal a brisé la formation militaire du Hamas en milliers d’éclats dispersés ; tout ce qui reste, ce sont des camionnettes avec des hommes armés brandissant des fusils, une ombre de la force qu’il exerçait le 7 octobre.
Pendant ce temps, une proposition autrefois impensable est désormais sur la table : reloger les Gazaouis n’importe où ailleurs . Une idée que, si on leur en donnait l’occasion, de nombreux Gazaouis saisiraient probablement pour échapper à l’enfer – selon les mots de Trump – qu’est Gaza.
Quelle illusion ! Si c’est une victoire pour le peuple palestinien, alors on a du mal à imaginer à quoi ressemble une défaite.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio, en visite en Israël cette semaine, a exhorté le monde arabe – s’il s’oppose au plan de relocalisation de Trump – à présenter une meilleure alternative. L’Égypte devrait dévoiler une proposition lors d’un sommet à Riyad à la fin de ce mois-ci, et il y a fort à parier que le Hamas n’en fera pas partie. Lors de ses rencontres avec les diplomates égyptiens, jordaniens, saoudiens et émiratis, Rubio devrait souligner un point qu’ils comprennent tous mais ne diront pas à haute voix : c’est le Hamas, et non Israël, qui est leur véritable ennemi.
Le Hamas est le seul à avoir provoqué le projet Trump de relocalisation
Qui est responsable de la généralisation de l’idée de la relocalisation des Gazaouis en Egypte, en Jordanie ou même en Arabie Saoudite ? Le Hamas. Qui incite à l’agitation dans les capitales arabes ? Le Hamas. Qui met en péril les liens du gouvernement arabe clé avec les Etats-Unis ? Le Hamas.
Le même Hamas qui, depuis quelques samedis, se présente comme un vainqueur, n’a apporté que des désastres à son peuple. Il met désormais en danger les alliances de l’Egypte et de la Jordanie avec les Etats-Unis, ainsi que le rêve de l’Arabie saoudite d’un partenariat sécuritaire avec Washington.
La Croix-Rouge, Samu politique d’une idéologie mortifère
Le théâtre pathétique du Hamas et ses affiches ridicules ne trompent personne. Leurs menaces implicites de marche sur Jérusalem n’effraient pas les Israéliens mais renforcent plutôt la détermination nationale à l’empêcher. Leur mise en évidence de l’endroit où ils sont entrés en Israël n’intimide pas les Israéliens mais garantit plutôt que toutes les mesures seront prises pour que cela ne se reproduise plus.
La propagande du Hamas n’est pas une démonstration de force, mais plutôt les convulsions d’un mouvement considérablement affaibli, qui s’accroche à n’importe quel fétu de paille pour trouver de l’importance.
