Le directeur de l’« Intifada électronique » anti-israélienne arrêté en Suisse après une interdiction d’entrée

Publié par

Le chef du Département de la sécurité, Mario Fehr, a déclaré qu’Abunimah n’était pas autorisé à entrer à Zurich, ajoutant : « Nous ne voulons pas d’un islamiste antisémite qui appelle à la violence en Suisse. »

Ali Abunimah (crédit photo : SCREENSHOT/X)
Ali Abunimah
(crédit photo : CAPTURE D’ÉCRAN/X)

Générer le chaos par l’Intifada au pays de l’impassible Lac Léman

La police suisse a arrêté Ali Abunimah, directeur exécutif de la publication en ligne anti-israélienne The Electronic Intifada (EI, comme « Etat Islamique »), avant un événement à Zurich samedi après-midi, selon l’EI et le site d’information suisse NZZ (Neue Zücher Zeitung).

Abunimah serait entré en Suisse vendredi, où il a été interrogé par la police avant d’être autorisé à entrer dans le pays.

EI a ensuite rapporté que la Police Suisse avait arrêté Abunimah, un Américain d’origine palestinienne, le lendemain à 14 heures samedi, et qu’il était actuellement détenu avec accès à un avocat.

Selon le rapport de la NZZ , le Comité Palestine de Zurich aurait invité Abunimah à un événement organisé en vue de répandre l’antisémitisme en Suisse.

La NZZ a ajouté que l’information est arrivée aux oreilles de la police zurichoise, de la présence prévue du fomenteur de troubles à l’ordre public, Abunimah et avait déposé une demande d’interdiction auprès de Fedpol, que cet organisme a acceptée.

Des membres du Hamas brûlent un cercueil drapé dans un drapeau israélien, lors d'un rassemblement marquant le 13e anniversaire de la deuxième Intifada, 2013 (crédit : ABED RAHIM KHATIB/FLASH90)Agrandir l'image
Des membres du Hamas brûlent un cercueil drapé dans un drapeau israélien, lors d’un rassemblement marquant le 13e anniversaire de la deuxième Intifada, 2013 (crédit : ABED RAHIM KHATIB)

L’Islamiste violent n’a pas sa place en Helvétie (même pour des lanternes)

Le conseiller d’Etat et chef du Département de la sécurité Mario Fehr a déclaré à la NZZ qu’Abunimah n’avait pas le droit de se rendre à Zurich, ajoutant : « Nous ne voulons pas d’un islamiste antisémite qui appelle à la violence en Suisse. »

Fedpol peut interdire l’entrée sur le territoire suisse aux personnes considérées comme une menace pour la sécurité intérieure ou extérieure de la Suisse.

Qu’est-ce que l’Intifada électronique ?

L’Electronic Intifada se décrit comme « une publication d’information en ligne « indépendante » et une ressource éducative axée sur la Palestine ».

Voici quelques  déclarations anti-israéliennes d’Abunimah dans le passé , où il emploie toute la perversité de l’inversion des valeurs, dans lesquelles il a déclaré que « le sionisme est l’une des pires formes d’antisémitisme existant aujourd’hui » et que le soutien au sionisme « n’est pas une expiation pour la Shoah, mais sa continuation dans l’esprit ».

Il a également continuellement salué les attaques du Hamas et du Jihad islamique contre Israël, les qualifiant de « résistance ».

Négation des viols du 7 octobre et porte-voix du Hamas

Abunimah avait précédemment tweeté : « Il n’y a aucune preuve crédible d’un seul viol le 7 octobre. »

Samedi, Thomas Patzko, membre du conseil d’administration de Never Again Is Now, une organisation à but non lucratif dédiée à la lutte contre l’antisémitisme, a déclaré : « Abunimah et sa plateforme sont un porte-parole du Hamas. »

« Sur les réseaux sociaux, il partage du contenu de la branche armée du Hamas et il pleure ses « martyrs » », a ajouté Patzko.

Des supporters enragés sur les réseaux sociaux

Certains ont exprimé leur soutien à Abunimah sur les réseaux sociaux, déclarant que son arrestation était une attaque contre la liberté d’expression.

« Dénoncer l’injustice en Palestine n’est pas un crime. Le journalisme n’est pas un crime », a écrit un internaute.

« Dans le jardin européen des valeurs libérales, toute forme de défense des Palestiniens peut être criminalisée », écrit un autre.

Le rôle d’Abunimah peut s’amplifier en Occident au fur et à mesure de la défaite militaire du Hamas

L’article le plus récent d’Abunimah, publié le 18 janvier 2025, s’intitulait « Comment la résistance de Gaza a vaincu Israël ».

Le 6 janvier, il a écrit sur ce qu’il appelle de « fausses allégations de viol » commis par des Palestiniens le 7 octobre, affirmant qu’il s’agissait d’une « propagande d’atrocité de viol » utilisée pour « justifier le « génocide » continu des Palestiniens par Israël ».

Des relais magistraux au King’s Collège de Londres

Frances Albanese, antisémite virulente de l’ONU, pleins feux au King’s Collège de Londres

Pro-Palestine demonstrators at King's College in London. The professor in the history of the Middle East had assigned sections of Hamas propaganda called ¿Our Narrative: Operation Al-Aqsa Flood¿ to her students

Manifestants pro-palestiniens au King’s College de Londres. Dr Rana Baker, professeur d’histoire du Moyen-Orient, avait distribué à ses étudiants des sections de la propagande du Hamas intitulées « Our Narrative : Operation Al-Aqsa Flood » ‘Notre récit : L’Opération Déluge d’Al Aqsa » à ses étudiants.

Notamment, l’une des autrices d’EI était Rana Baker, aujourd’hui professeur au King’s College de Londres, qui a dirigé un séminaire au cours de l’année universitaire 2024 et distribué un texte du Hamas intitulé « Notre récit : l’opération Déluge d’Al-Aqsa », initialement publié par le Hamas Media Office en janvier, dans le cadre d’un séminaire sur la guerre de 1948 et la « formation de l’identité arabe palestinienne » lors d’une conférence.

Apologie du terrorisme islamo-nazi

Le document de 18 pages qualifie le massacre du 7 octobre d’« étape nécessaire » et de « réponse normale » aux actions d’Israël.

Baker a célébré l’enlèvement de trois adolescents israéliens en juin 2014, qualifiant cela de « merveilleuse, merveilleuse nouvelle que trois colons aient été kidnappés », dans un message publié sur X/Twitter.

Laisser un commentaire