Les Alaouites tendent des embuscades au HTS : au moins 17 tués

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L’HTS djihadiste subit 17 pertes dans une embuscade alors que les troubles atteignent les régions loyalistes d’Assad

Les soldats du HTS auraient voulu arrêter un ancien officier d’Assad impliqué dans des tortures à la prison de Sednaya. Le propre frère de l’incriminé serait à l’origine de la résistance à son arrestation.

S’agit-il d’une résurgence, lié à la réaction d’une poignée de nostalgiques d’ancien régime, qui craignent d’être jugés pour tortures ? Ou d’une perte de contrôle par le nouveau pouvoir ?

La question qui occupe vraiment les esprits est de savoir si le chaos va se généraliser dans plusieurs provinces, difficilement maîtrisable, par un pouvoir islamiste centralisé. Jolani et ses séides entendaient faire preuve de « modération » pour complaire aux puissances occidentales gagnées par le Wokisme, que les Frères Musulmans entendent subvertir en mode « cuisson du homard ».

Al Jolani veut disposer d’une poigne de fer répressive presque équivalente à celle qu’avait Assad

Al-Jolani – qui a désormais repris son nom d’origine, Ahmed al-Shara – a pris soin, après son arrivée à Damas le 9 décembre, de remettre le pouvoir à un gouvernement de transition provisoire. Ce gouvernement est de composition identique au Gouvernement du Salut, la branche civile de Hayat Tahrir al-Sham dans la province d’Idlib, qui était un fief avant le coup d’État. Muhammad al-Bashir, Premier ministre du gouvernement de sauvetage et proche collaborateur d’al-Jolani, a annoncé le 10 décembre qu’il exercerait les fonctions de Premier ministre par intérim jusqu’au 1er mars 2025.

« Al-Jolani a établi un mécanisme de sécurité dont la brutalité et le contrôle sur la société augmentent, même s’ils n’ont pas atteint le [niveau] de barbarie des mécanismes de renseignement d’Assad. »

Tartous, foyer de contre-rebellion ?

Le nouveau ministère syrien de l’Intérieur, créé deux jours auparavant, a déclaré que 17 membres de ses forces avaient été tuées et 10 autres blessés lors d’affrontements avec les forces de l’ancien président Bachar al-Assad, dans l’ouest du pays.

L' »embuscade » a eu lieu dans la campagne syrienne, à l’extérieur de la ville de Tartous, a rapporté mercredi l’agence de presse officielle.

La BBC expose que les rebelles alaouites ont pris en embuscade les nouvelles forces de sécurité, alors qu’elles tentaient d’arrêter un ancien officier impliqué dans des activités à la prison de Sednaya.

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Couvre-feu à Homs

L’incident est survenu après que la police syrienne a mis en place un couvre-feu dans la ville de Homs, après des troubles liés à des manifestations qui, selon les habitants, étaient menées par des membres des communautés religieuses minoritaires  alaouites et chiites.

La BBC a rapporté que les violences à Homs ont eu lieu après qu’une vidéo d’une attaque contre une minorité alaouite a fait le tour de la toile. 

Ces heurts interviennent dans un contexte d’escalade de la violence en Syrie mercredi, à la suite de manifestations dans les zones à majorité alaouite déclenchées par des allégations d’attaque contre le sanctuaire d’Abou Abdullah al-Hussein ben Hamdan al-Khasibi dans la province d’Alep.

Le ministère syrien de l’Intérieur a affirmé que la vidéo était beaucoup plus ancienne et que les violences avaient été perpétrées fin novembre par plusieurs groupes islamistes, a rapporté la BBC.

Selon Reuters, certains habitants ont déclaré que les manifestations étaient liées aux pressions et aux violences exercées ces derniers jours contre les membres de la minorité alaouite, une secte longtemps considérée comme fidèle à l’ancien président Bachar al-Assad, renversé par des islamistes sunnites pro-Turcs le 8 décembre.

La BBC a rapporté que des manifestations ont également eu lieu à Tartous, à Lattaquié et à Qardaha, la ville natale d’Assad.

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