L’escadron 133 et d’autres unités ont attaqué des infrastructures militaires et terroristes à Da’ahiyeh à Beyrouth et dans tout le pays
Parmi les cibles en ligne de mire – Réseau bancaire du Hezbollah.
Les forces aériennes lancent une attaque au Liban Photo : Tsahal
L’Armée de l’Air a mené une vaste attaque à Da’hyeh, à Beyrouth, dans le cadre de laquelle Kheyl Ha’avir a détruit 20 dépôts de munitions et 200 autres cibles terroristes. L’aviation israélienne a également attaqué une base secrète du Hezbollah dans laquelle sont fabriqués les missiles sol-sol de l’organisation terroriste. Cette attaque surprise a eu lieu dans la région de Baalbek et a été effectuée au moyen de 100 bombes afin de s’assurer que le site de fabrication de missiles soit complètement détruit.
L’escadron 133 et. d’autres unités de combat ont mené l’attaque et notamment endommagé le quartier général du Hezbollah, les positions de lancement comme celles des drones et des roquettes, les entrepôts d’argent et les postes frontaliers.
Le commandant de l’escadron 133, le lieutenant-colonel E., a souligné le professionnalisme opérationnel derrière l’attaque. Selon lui, c’est le résultat d’une « préparation minutieuse et d’une synchronisation totale entre tous les facteurs », en commençant par les planificateurs du quartier général opérationnel, en passant par la branche technique et les salles de planification, pour finir avec les équipes aériennes opérationnelles. « C’est un grand sentiment de fierté de faire partie d’une équipe qui travaille avec précision et professionnalisme« , a-t-il déclaré, soulignant l’engagement permanent à protéger la sécurité du pays, au cours de l’étape transitoire qui s’annonce.
Le rétablissement d’une dissuasion perdue le 7 octobre ?
Le chef d’une branche du département d’attaque, le lieutenant-colonel T., a décrit l’attaque comme « une nouvelle journée de bataille au Liban » au cours de laquelle l’armée de l’air démontre sa force. Il a souligné le message clair que font passer ces attaques : « Quiconque tente de nuire à Israël sera lourdement frappé. » Selon lui, l’armée de l’air a perturbé sans arrêt « le centre névralgique du Hezbollah » ces dernières semaines.
Parallèlement aux frappes aériennes, l’armée de l’air a fourni un appui aérien rapproché aux forces terrestres opérant dans le sud du Liban. La tâche principale, telle que définie, est de ramener les habitants du nord chez eux en toute sécurité. Mais les familles hésiteront à revenir s’ils sentent qu’une fois encore, l’échelon décisionnel se contente de demi-mesures. Le commandant de l’escadron a, à ce stade, conclu par une déclaration déterminée : « Nous continuerons à mener à bien toute tâche qui nous est assignée au mieux de nos capacités, afin de diminuer les capacités de notre ennemi et de protéger les résidents de l’État d’Israël ».

Les forces de l’air en route vers une attaque au Liban (Crédit : Tsahal)

Commandant de l’armée de l’air lors des attaques au Liban (Crédit : Tsahal)
Ces frappes sont les dernières frappes menées par Tsahal dans l’espace aérien de Beyrouth. Le cessez-le-feu au Liban est entré en vigueur ce soir à 4 heures du matin.
A quand la tête du serpent entre les mains d’Israël ?
Les critiques à propos de ce nouvel arrêt dans l’éliulination pleine et entière du bras armé de l’Iran, restent nombreuses, notamment parmi les résidents du nord, qui sont toujours logés loin de chez eux. La coalition au pouvoir, tout en accordant un second souffle à Tsahal après 418 jours de guerre sans discontinuer, attend vraisemblablement la prochaine administration pour recalibrer sa stratégie régionale à l’égard de l’ensemble de l’axe chiite, à commencer par le sort à réserver à son épicentre à Téhéran.
