Ce que signifie le déplacement du centre de gravité
Gallant a déclaré cette semaine que l’armée israélienne avait déplacé son « centre de gravité vers le nord » et au Liban, on craint une manœuvre terrestre en profondeur dans le pays.
Une manœuvre en profondeur au Liban ? Chez le voisin nord d’Israël, pays contrôlé par l’organisation terroriste chiite Hezbollah, on discute constamment des chances d’un conflit à grande échelle entre Israël et le Liban, qui pourrait éclater à tout moment. On craint également une vaste manœuvre terrestre en profondeur, au Liban, ce qui perturberait les communications et les approvisionnements du Hezbollah en cas de guerre.
Ni l’Iran ni les États-Unis ne sont partants pour un conflit régional
Dans un article publié aujourd’hui (mercredi) dans le journal Al-Akhbar, affilié au Hezbollah, un responsable politique libanais qui connaît très bien les contacts et les efforts des États-Unis pour empêcher la guerre dans le nord, a déclaré : « Israël ne veut pas de guerre. , l’Amérique exhorte Israël à ne pas entrer en guerre, et l’Iran exhorte le Hezbollah à ne pas entrer en guerre. »
La source a ajouté au journal libanais que les représentants des pays participant aux négociations font état d’un « échec des tentatives visant à convaincre le Hezbollah de parvenir à un accord avec Israël, indépendamment de ce qui se passe dans la bande de Gaza, et que le mouvement chiite ne montre » aucun signe » de flexibilité dans ses engagements concernant le lendemain du cessez-le-feu éventuel à Gaza.
Couper les approvisionnements du Hezbollah (Hassan Nasrallah) Crédit : Shutterstock
Beyrouth comprend qu’Israël n’a pas d’autre choix que de frapper fort
Les responsables libanais affirment qu’Israël « se trouvera contraint » de se lancer dans une opération militaire majeure pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixés à la frontière nord, afin de renvoyer les habitants chez eux et de chasser le Hezbollah de la frontière libanaise, et que « personne dans le monde ne peut empêcher Israël de mener cette guerre« , indique le rapport. Un diplomate britannique aurait déclaré dans le journal que la pression exercée par l’administration Biden pour parvenir à un accord avec le Hamas à Gaza, pression qui jusqu’à présent n’a pas mûri, a montré que les États-Unis « ne peuvent rien imposer » au gouvernement de Netanyahu. De même, nous ne devrions pas parier sur la pression américaine qui empêcherait Netanyahu d’entrer en guerre au Liban.
Une puissante attaque de l’Armée de l’Air à Baalbek dans la vallée du Liban Crédit : Réseaux arabes
La peur au Liban : une manœuvre terrestre en Syrie pour « étouffer » le Hezbollah
Outre les déclarations belliqueuses de Netanyahu, Gallant, le chef d’état-major et d’autres hauts responsables en Israël au Liban soulignent que Tsahal mène des manœuvres militaires et des entraînements intensifs dans plusieurs régions du nord du pays pour accroître la préparation des forces et effectuer des manœuvres terrestres au Liban.
Galant à la frontière du Liban, cette semaine Photo : Ariel Harmoni, ministère de la Défense
Al-Akhbar cite des sources qui affirment que ces entraînements et manœuvres de Tsahal visent non seulement le territoire libanais, mais également des manœuvres en territoire syrien. Les mêmes sources affirment qu’Israël agira, de concert avec les États-Unis et l’Occident, pour créer une réalité politique et militaire qui exerce simultanément une pression sur le Hezbollah au Liban et en Syrie.

Isoler la Bekaa du Sud-Liban
Selon le rapport libanais, avec le début d’une manœuvre terrestre de Tsahal au Liban, Israël se prépare à couper tout approvisionnement terrestre dont le Hezbollah a besoin pour la guerre, qu’il vienne de Syrie ou d’Irak, et à couper la communication entre la vallée du Liban et le sud du pays. Pour y parvenir, Tsahal prévoit une manœuvre terrestre qui pénétrera dans la région sud-ouest de la Syrie et avancera vers l’est jusqu’au Liban afin de « couper » le passage entre la Bekaa et le sud du Liban.
Un véhicule des terroristes du Hezbollah tués dans la Bekaa – Vallée du Liban Crédit : Réseaux arabes
Attaque de l’armée de l’air dans la vallée de la Bekaa
Au Liban, ils affirment que Tsahal s’entraîne également pour profiter de « tout progrès » réalisé sur le territoire syrien afin de lancer une attaque militaire majeure contre l’armée syrienne, perturbant ainsi la capacité de l’armée syrienne à aider le Hezbollah d’une part. Et, d’autre part, pour motiver les forces de l’opposition syrienne à agir contre l’armée d’Assad et à reprendre les combats contre le régime syrien.
Outre la crainte d’une manœuvre terrestre en Syrie qui nuirait à la fourniture d’armes au Hezbollah par le couloir terrestre, on craint également au Liban et en Syrie que les forces de l’opposition syrienne soient en contact avec Israël et que le jour où on en donne l’ordre, elles aident les manœuvres terrestres de Tsahal en Syrie en coopérant avec Israël afin de nuire au régime syrien. Mais le doute subsiste sur ce scénario, du fait qu’Israël a, jusqu’à présent, ménagé la Russie, qui maintient sa présence à Tartous et à Khmeimim.






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