Les deux piliers du Sionisme : la défense des frontières (Kibboutz) et l’Alya (la montée)
La mise à sac des habitations civiles et de l’environnement de vie (civile) de Katzrin résume le mouvement conflictuel, entre :
- la problématique de la défense des frontières
- et celle de l’Aliyah, comme mouvement continu de résilience et de reconstruction du peuple juif jusque-là (Congrès de Bâle 1897) dispersé en Exil.
Le but des séides de l’Iran, que fédère le Hezbollah- sur le modèle du 7 octobre, scellé dans le sang des victimes et la guerre psychologique d’usure conduite au sud par le Hamas- serait de générer un sentiment d’inhabitabilité par la politique de la Terre Brûlée, un No Man’s Land, une terre sans peuple. Faire la démonstration de force qu’on ne puisse pas s’établir ici, dans l’ancien Israël reconquis depuis 1948, qu’on en vienne à y renoncer, que l’Etat continue de reloger des réfugiés de l’intérieur dans des hôtels provisoires.
Ces représailles contre la population du nord d’Israël a lieu pour venger la destruction massive, la veille, d’armements précis et sophistiqués dands les dépôts d’armes du Hezbollah, en région de Baalbek et dans la vallée de la Bekaa, fiefs de la milice terroriste. Tsahal désactive ain-si les missiles qui devraient servir, au cours d’un affrontement vengeur, pour l’élimination de Fouad Shukar, tel que Nasrallah l’aurait annoncé. Israël s’en prend aux stocks militaires du Hezbollah et celui-ci réplique en cherchant à saper la résilience des habitants du nord.
Les groupes terroristes mènent une guerre contre les peuples et Tsahal vise à épuiser les réserves accumulées pour conduire un « démocide ».
La guerre terroriste, apologie du crime contre l’humanité
Du moment que les habitants (tochavim en Hébreu, les Installés) ne puissent plus songer à s’enraciner.
Sur le plan de la guerre faite par des armées ou milices, Tsahal est trop forte, les pays arabes traditionnels ont été vaincus il y a déjà plus de 51 ans. C’est d’abord l’OLP qui a pris le relais depuis 1967, puis le Hezbollah (1983) et les groupements terroristes islamistes comme le Hamas (1987), à la faveur de la révolution islamique d’Iran, le parangon de cette propagande islamo-exterminationniste. Il s’agit d’une guerre religieuse, élevée au rang de « Sainteté » (Déluge d’Al Aqsa), qui vise à interdire tout territoire à l’autre, au point de nier son existence même, en tant qu’ennemi du seul dieu, Allah. La « cancel culture » des milieux woke américains et occidentaux lui rend le meilleur écho possible, en transformant l’essai terroriste, en quelque sorte, pour en faire un phénomène de droit à la négation de l’autre hors de la culture (sociopolitique, etc.). Comme si Goebbels, en s’islamisant via le Grand Mufti de Jérusalem à Berlin, n’avait jamais cessé de « sortir son revolver ».
La tentative d’exclusion du Juif de toute universalité
Ce n’est donc pas une suite de batailles militaires pour conquérir des territoires, mais une guerre terroriste contre l’existentiel du Juif, nié dans sa chair, effacé dans l’esprit : viols, sévices, mutilations, rapts, torture mentale des familles et des proches, accompagnés des manifs de rue, comme autant de célébrations millénaristes du crime, l’érigeant en vertu légitime…
La « guerre terroriste » du Hamas s’est d’abord illustrée, depuis les premières tentatives de discussion à Oslo, en faisant sauter les autobus civils juifs dans les villes d’Israël, les restaurants, les lieux publics, frappant le talon d’Achille de toutes forces de sécurité d’un pays, qui s’est forgé contre les détournements d’avions, les prises d’otages (Munich 1972).
Diabolisation de l’état juif et déshumanisation de l’Être
De même, nous connaissons notre plus grand « Exil » dans la situation des otages, pire que 2.000 ans en dehors de nos frontières territoriales.
Le Hamas a t-il outrepassé les attentes de l’Iran et du Hezbollah, le 7 octobre, en se livrant à l’immense pogrom qui a emporté plus de 1.200 victimes juives ? La question restera posée comme une énigme historique, quand il semble que ni Téhéran, ni le Hezbollah à Beyrouth ne semblaient « prêts » à emboîter le pas de Sinwar et à agir sine die. Comme si le psychopathe de Gaza poursuivait ses fantasmes sadiques, isolé avec les siens dans sa folie prédatrice, face à un auditoire irano-libanais encore à se demander si toutes ces abominations de l’ensauvagement islamiste répondaient « réellement » à une stratégie potentiellement « victorieuse », ou si elle finirait par coûter plus cher à ses auteurs, dans la suite des représailles.
Tout se passe comme si Yahiya Sinwar se faisait l’interprète criminel et fou d’ordres idéologiques restant en suspens, au niveau d’un discours de menaces, d’une intentionnalité à peine dévoilée dans l’enchaînement des actes terroristes depuis le début de la Révolution Islamique.
Dans l’esprit dérangé de Sinwar, il n’y a que la jouissance de l’instant présent, pas même de Califat à construire ou de mère des batailles, autre qu’un fugace avantage psychologique par la terreur. Si la situation se retourne contre lui et les siens, il se battra jusqu’au dernier Gazaouite, son ultime bouclier humain.
La fusion opérée par le Palestinisme, injonction en actes de l’Islamogauchisme
Le Palestinisme devait rester ce point de jonction et de synthèse, qui plaît tant aux jeunesses occidentales égarées, entre le crypto-marxisme de l’ancien Fatah ringardisé (Arafat Guevarisé) après la chute du Mur de Berlin, et l’Islamisme d’abord chiite, puis sunnite, reprenant le flambeau de l’idéologie des Frères musulmans et de Sayyid Qutb, exécuté par pendaison au Caire, un 29 août 1966.
Par le plan de Sinwar et de ses acolytes, visant à provoquer le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah (la surenchère génocidaire), les irrédentistes islamistes palestiniens, de supplétifs de l’Iran, reprennent la tête du mouvement anti-occidental et antijuif. Ils ne se contentent plus d’attendre les ordres de la Force Quds et de Téhéran, mais bousculent l’ordre établi, y compris au sein de la hiérarchie de leur propre camp. Selon Feu Haniyeh, Meshaal et Sinwar, chacun à des degrés divers, seul le mouvement islamiste palestinien est « pur » et légitime, puisqu’il veut incarner la « libération d’Al Quds », la reconquête de Jérusalem sur les Juifs et les Chrétiens, donc le suprématisme dogmatique.
Les Frères Musulmans, inspirateurs du Khomeynisme et du Hamas
Mais, pour se mettre en marche, le Hamas, mouvement de la Muqawama islamiste issue des Frères Musulmans les plus radicaux, également géniteurs d’Al Qaïda et de l’Etat Islamique, a besoin de l’assentiment de la Oumma universelle, telle qu’elle se manifeste à Washington, Paris, Londres ou Sydney.
Le néowokisme radical de Rima Hassan, anticipé en Amérique par la « Squad », au sein du Parti Démocrate*, et autres agitatrices et agitateurs LFistes, pro-Chavez à travers le monde, est le carburant « intellectuel » (sous sa forme terroriste) qui alimente la rue pro-palestiniste mondialisée. Les foules travaillées de l’intérieur, sont ivres de consentement aux massacres, viols et de retournement du TurnSpeech (discours inversé, retourné contre les victimes), parlant, à la fois, de « Génocide commis par Israël » et ne cachant plus rien de l’intentionnalité de rendre les territoires « du Fleuve à la Mer » complètement judenrein. Plus ces slogans sont criés haut et fort et moins l’esprit lucide les entend, puisque la bête immonde triomphe sur l’instant, au détriment des consciences ayant encore quelques notions d’éthique et de « droits de l’homme ». Ou simplement de raisonnement logique.
(* Bien qu’Alexandria Ocasio-Cortez ait tâché de mettre un peu de crême adoucissante dans son fiel habituel, en accordant un débat et une opération-photo au père d’Itay Chen, Ruby, au nom de la posture bipatisane, au détour de la Convention Démocrate : elle se « recentre » pour demeurer éligible à de prochaines échéances et redoubler de jeux à fonds multiples )
Y-a-t-il « négociation » sur le sort des otages ou chantage indéfini ?
À échéances régulières, le Hamas lance des bouteilles à la mer, en escomptant marchander sa survie hypothétique, quitte à relâcher quelques otages au compte-goutte. L’administration Biden- Blinken s’est raccrochée à cette bouée de sauvetage pour miser l’avenir présidentiel de Kamala Harris sur cette éventualité d’un arrêt au moins provisoire des combats à Gaza, qui entraînerait une baisse d’intensité de ceux au nord contre le Hezbollah.
Or, s’il y a nouveauté, on peut considérer que le Hamas de Sinwar ne joue que ses propres cartes et ne reconnait plus personne qui puisse influencer sur ses propres décisions et ses besoins élémentaires. Ainsi de sa dernière exigence qu’il ne soit plus éliminé, s’il consent à relâcher quelques otages, quitte à en conserver quelques-uns comme ultime bouclier humain…
La mainmise sur le Liban comme condition de l’obtention de la Bombe
Jusqu’à un certain point, l’Iran cherche à gagner du temps et souhaite que des représailles israéliennes ne mettent pas un terme à son avancée à marche forcée vers le seuil nucléaire. De même, le Hezbollah veut continuer de mener une guerre d’interdiction de fixation territoriale des populations juives au nord, sans se mettre à dos toute la population libanaise qui l’exclurait de fait du jeu politique libanais. Nasrallah maîtrise non sans un certain brio la scène politique beyroutine, malgré la crise économique, la destruction du port de Beyrouth, et les inconvénients de sa guerre d’usure contre Israël, qui affaiblit tendanciellement toute la région.
L’axe Iran-Qatar-Turquie a besoin du Hamas, de son idéologie et de sa « marque de fabrique » désormais internationalisée pour contrer les projets « d’OTAN » moyen-oriental, emmenés dans leurs bagages par d’éventuels accords israélo-saoudiens.
La question des otages après la Shoah et René Cassin
Dans ce contexte, le sort individuel de tout otage, auquel Israël et l’Amérique tentent de sensibiliser le monde entier, reste le dernier étendard des « droits de l’homme », présents depuis la Révolution française, mais surtout adopté par les Nations Unies primitives, du temps de René Cassin, le 10 décembre 1948, à l’issue de la Shoah, du Procès de Nuremberg et à l’orée de la naissance de l’Israël moderne, un 14 mai de la même année. C’est aussi le fondement du nouvel Ethos israélien, par ses symboles mêmes, du petit ruban jaune, du Bring Them Home, repris des femmes otages de Boko Haram au Nigéria chrétien, de la guerre des tunnels qu’on retourne pour rechercher des vivants et sans doute beaucoup trop de morts.
Mais les négociateurs sont bien seuls dans ces galeries sombres et l’ONU est entièrement colonisée par des régimes dictatoriaux, par des complices d’Arafat, tels que Gutierrez, Lazzarini et tous ces plénipotentiaires de la gestion de la violence terroriste comme seule « loi universelle », au nom de l »‘Humanitaire », consacrant ainsi le crime contre l’humanité dans le marbre des plus hautes institutions.
Le combat pour la dignité de l’homme contre la barbarie
L’appartenance à l’humanité s’est fractionnée en deux, dans ce que les opinions publiques sont prêtes à céder de leurs valeurs fondatrices pour entretenir leur confort moral dans l’hystérie collective. Pour qui et pour quoi refusent-elles de se battre pour ce qui devrait être l’essence de l’homme comme non-marchandise animale ni objet de chantage, sous peine d’effondrement de l’ordre du monde et de ses priorités.
Notre époque surfe donc sur cette pierre angulaire de toute civilisation, comme paralysée ou dans l’incapacité d’adopter les mesures qui s’imposent face à la barbarie terroriste : quels temps obscurs nous attendent au fond de ce gouffre ?






La gauche, les »democrates », les wokistes, et tutti quanti jouent avec un feu qui un jour les brulera.
Je partage l analyse d un monde qui ira vers son apocalypse tant qu il sera incapable de dissocier REEL et ILLUSIONS.
Pour moi c est l Iran le Grand ordonnateur. C est lui qu il faut eliminer. Le reste suivra.
JP Lledo