Alors que l’Europe s’islamise, les Juifs devraient quitter le navire et s’installer en Israël –

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L’Alyah est la seule issue pour les Juifs d’Europe

Le visage changeant de l’Europe ne laisse aux Juifs d’Europe aucune issue ; ils n’ont qu’une seule police d’assurance : la loi du retour d’Israël.

Les députés européens votent en séance plénière l’année dernière à Strasbourg, en France. Les résultats des élections récentes en France, au Royaume-Uni et au Parlement européen jettent une ombre sur l’avenir des juifs en Europe, affirme l’auteur. (crédit photo : YVES HERMAN/REUTERS)
Au cours du mois dernier, trois élections importantes ont eu lieu en Europe : dimanche 7 juillet en France, la semaine précédente au Royaume-Uni et il y a environ un mois au Parlement européen. Leurs résultats marquent un tournant dans un processus en cours qui jette une ombre sur l’avenir des Juifs en Europe.

Au XIXe siècle, le peuple juif était typiquement européen. À l’époque du premier congrès sioniste, 90 % des juifs du monde vivaient en Europe. Aujourd’hui, seuls 9 % des juifs y vivent, soit environ un million et un quart de personnes.

Parallèlement, l’Europe s’islamise à un rythme rapide. Plus de 5 % des habitants de l’Union européenne sont musulmans, soit un sur vingt. L’immigration massive et continue, ainsi que le taux de natalité élevé des musulmans en Europe (trois fois supérieur à celui des autres populations européennes), indiquent une tendance démographique claire.

Le centre libéral vend la « République » à l’extrême-gauche pour un plat de lentilles

La montée en puissance de l’islam en Europe alimente deux tendances politiques majeures :

  • La première est un mouvement de contre-pouvoir important et féroce de ceux qui s’inquiètent du phénomène. C’est l’un des principaux moteurs de la croissance incroyable des partis radicaux de droite dans toute l’Europe. Le centre-droit a également progressé, mais « l’extrême droite » devient plus forte que jamais depuis la Seconde Guerre mondiale.
  • En réponse à cela, une tendance politique opposée se dessine : le centre, menacé par la droite, cherche des alliés à gauche, et parfois à l’extrême gauche. En effet, la tendance mondiale à l’érosion du centre politique au profit de mouvements extrêmes de droite et de gauche semble être l’esprit du temps européen actuel.
Une manifestation anti-israélienne a lieu à l'extérieur d'un match de football de Premier League entre Manchester City et Chelsea, à Manchester, en février. Un sondage de la Henry Jackson Society montre qu'un tiers des musulmans britanniques souhaitent l'application de la charia au Royaume-Uni. (crédit : Carl Recine/Reuters)Agrandir l'image
Une manifestation anti-israélienne a lieu à l’extérieur d’un match de football de Premier League entre Manchester City et Chelsea, à Manchester, en février. Un sondage de la Henry Jackson Society montre qu’un tiers des musulmans britanniques souhaitent l’application de la charia au Royaume-Uni. (crédit : Carl Recine/Reuters)

Voici les faits : au premier tour des élections législatives françaises, le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen a recueilli près d’un tiers des suffrages exprimés, et le Nouveau Front Populaire (NFP), parti d’extrême gauche résolument anti-israélien, est arrivé en deuxième position. Le parti centriste d’Emmanuel Macron, Ensemble, est arrivé en troisième position. Afin de préserver son pouvoir, le centre a décidé, sans vergogne aucune, d’embrasser l’extrême gauche au second et dernier tour, dimanche 7 juillet.

Mélenchon, caudillo parlementaire

Les résultats sont particulièrement mauvais. L’alliance des partis de gauche – dirigée par un ennemi d’Israël aux tendances antisémites – est devenue la plus grande faction au Parlement. On sent qu’un lourd nuage d’incertitude politique et sociale plane sur la république, et l’un des groupes qui en souffrira est celui des Juifs.

Royaume-Uni, Italie penchent à droite, malgré la résistance de Keir Starmer

Au Royaume-Uni, si le parti travailliste a remporté une victoire historique, l’extrême droite s’est également considérablement renforcée avec le soutien de quelque 10 millions d’électeurs, un chiffre sans précédent. Si c’est le cas au Royaume-Uni, une démocratie parlementaire bien établie, c’est encore plus le cas dans les pays où la tradition démocratique est moins bien ancrée. En Italie, le parti d’extrême droite des Frères d’Italie n’a recueilli que 4 % des voix en 2018. Mais aux dernières élections, organisé fin 2022, après un certain assouplissement de son message, il est devenu le premier parti d’Italie avec 26 % des voix et a catapulté Giorgia Meloni au Palazzo Chigi comme Premier ministre.

Tel est le tableau général des élections européennes du mois dernier. Près de la moitié des 190 millions d’électeurs inscrits ont voté. Le résultat est clair : le centre-droit est renforcé et continuera à dominer en marchandant avec l’extrémisme propalestinien (ex : Macron à Eurosatory). Mais près d’un quart des sièges au Parlement européen seront occupés par la droite anti-islam radicalisée (tendance Geert Wilders) au cours des cinq prochaines années. Lors de ces élections, la droite anti-immigrationniste est arrivée en tête en France, en Italie, en Autriche et en Hongrie. Elle est arrivée en deuxième position en Allemagne (AfD). Et il ne s’est même pas écoulé 80 ans depuis la libération des camps de la mort.

Entre le marteau et l’enclume

Le visage changeant de l’Europe ne laisse aux Juifs d’Europe aucune issue : l’extrême droite les menace avec la force de la rhétorique antisémite classique, réprimée au cours des dernières décennies, mais qui se permette aujourd’hui de refaire surface et de montrer son visage hideux. L’extrême gauche les menace par un antisémitisme « modernisé », motivé par la haine de l’État d’Israël et alimenté par la guerre à Gaza. Les élections en France démontrent cette absence d’issue : un Juif français qui s’est rendu aux urnes dimanche 7 juillet a dû choisir entre la peste et le choléra ; entre l’extrême droite devenue anti-Islam et un centre qui a forgé une alliance avec l’extrême gauche (ou Islamo-gauchisme).

L’extrémisme en Europe est-il un phénomène contemporain passager ? Il semble qu’aucune amélioration ne soit à attendre. L’ère de la stabilité mondiale à laquelle nous nous sommes habitués est révolue. La mondialisation recule et l’hégémonie américaine s’affaiblit. L’ordre mondial redevient multipolaire et la rivalité entre les grandes puissances est sur le point d’atteindre son paroxysme.

Démocraties en péril

L’ordre interne des pays clés est perturbé et les démocraties occidentales traversent des crises sociales et constitutionnelles. La confiance des citoyens dans les institutions de l’État est de plus en plus ébranlée. Ces vents mauvais soufflent, et pas seulement en Europe, même si leur hurlement y est particulièrement fort.

Les Juifs européens doivent réfléchir à leur avenir. Ils n’ont qu’une seule assurance : la loi du retour d’Israël.

L’auteur est président du Jewish People Policy Institute (JPPI) et professeur émérite de droit à l’Université Bar-Ilan.

Dor Hadash en mairie de Karmiel (Galilée Occidentale) pour organiser les conditions les plus favorables

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