L’antisémite aux petits pieds Lalanne accuse l’icône républicaine Simone Veil de « trafics d’organes » avec Israël

Publié par

Les Franz Fanon de l’écroulement de la France outre-Mer

L’ex-chanteur Francis Lalanne, complotiste bien connu, aux côtés de Christian Cotten et M’Bala Bala dit « Dieudonné » s’est présenté aux Européennes avec ses comparses, en Guadeloupe. Mais le décor de Cayenne eût été plus approprié pour ces multi-condamnés en quête de leur prochain mauvais coup de pub, comme on casse des cailloux.

En matière de râclée électorale, nos as de la politicaille brisent les écrans de cristal :

Résultat « France libre » européennes :

Total 5 474 voix  = 0,02% des votants 0 élu
Sous-total Guadeloupe: 37 voix 0,01% des inscrits 0,10 % des exprimés

Ils récidivent évidemment aux Législatives sur les mêmes thèmes, en vue d’une déroute aussi pitoyable, comptant sur le climat à demi-incendiaire en Nouvelle-Calédonie pour allumer une misérable étincelle d’intérêt autour de leurs petites personnes.

Les pieds nickelés de la fraude morale et intellectuelle

Confronté à l’inanité de sa réflexion en matières de programmes et « d’idées », le faussaire Lalanne est allé fouiller les poubelles de l’antisémitisme le plus indigent ; On peut croire qu’il a inversé les rôles, dans un jeu de dupes Bad cop-Good cop, avec son compagnon de chaîne M’Bala Bala, pseudo-repenti, traversé par les spasmes du bégaiement et les tubercules de l’éternel recommencement.

L’accusation sans preuve, pointe empoisonnée du complotisme

À l’appui d’une publication ultra-conspirationniste dénommée « Média 4-4-2 » qui s’alimente de ragots malodorants, Lalanne réinvente un complot, soi-disant révélé par une « Chambre de Commerce » (France-Israël) : il tente de salir la figure exemplaire et digne de Simone Veil, au-delà de la déportation à Auschwitz et Bobrek, modèle de Républicanisme sans faille qui lui valut d’être accompagnée jusqu’en sa dernière demeure au Panthéon, avec Antoine, son époux, au titre du modèle français et des services rendus à toute la nation. Il la place alors au cœur d’un pseudo-trafic d’organes infâme, depuis sa place au Ministère de la Santé (d’où elle a assumé les dossiers délicats de la contraception et de l’avortement, dans le cadre de la libération de la femme des tyrannies domestiques), au profit,- s’étouffe-t-il de haine-, des « malades israéliens » en attente de greffe.

Le développement relatif du don d’organes avec la Loi Jean Caillavet

Simone Veil a tenu les rênes du Ministère de la Santé entre 1974 et 1976, puis de 1976 à 1979. Devant les graves manquements (« pénuries ») de dons d’organes, le Ministère délègue à Jean Caillavet la mission de trouver une « solution moralement acceptable » qui contourne le principe de consentement explicite, puisque peu se prononcent sur le devenir de leur corps et de leurs organes après leur éventuel décès.

Or, ce que le sot feint d’ignorer, c’est que le fake qu’il expose tient sur les fantasmes sans doute provoqués par la « Loi Caillavet » du 22 décembre 1976. Le texte déclare, en effet, que toute personne qui n’a pas exprimé son refus (sur une liste destinée à cet effet) est un donneur potentiel (sauf incompatibilité médicale). Ce que l’on appelle le principe du « consentement présumé ».

On peut être d’accord ou non, avec la voie choisie, selon laquelle qui ne dit mot consent, ou qui ne dit pas « explicitement non », dirait « oui » du bout des lèvres qui ne peuvent plus prononcer un traître mot. D’autres pays ont adopté des variantes ou le « consentement explicite », mais toujours est-il que celui-ci a permis le développement de la greffe dans des proportions qui placent la France en position médiane, avec 25, 80 dons d’organes par Million d’Habitants, mais un taux quasi constant de + 33% d’opposition des familles. Elle est dissuasive pour les équipes de greffes, les conduisant à s’abstenir, plutôt que de forcer la main à des proches rétifs ou bouleversés, même si les conditions d’un « consentement présumé » sembleraient réunies.

Mettre en cause toute éthique médicale et juive en période de déchaînement antisémite

… Ou le penchant à la lâcheté intrinsèque de Lalanne

Cette situation tragique d’urgence médicale, d’un côté, et de perte incommensurable d’un être cher de l’autre, nous éloigne jusqu’aux antipodes de la « pensée » sous forme d’encéphalogramme plat d’un Francis Lalanne et de ses congénères, pour qui Israël serait la plaque tournante des complots internationaux, le CRIF à la tête de la Banque Mondiale et la France sous coupe sioniste réglée.

Misère de l’incapacité à penser, résidu de dégénérescence cérébrale ?, Les théories de la conspiration de Lalanne s’inspirent vaguement de plusieurs mensonges déconstruits heureusement depuis, comme la vraie-fausse affaire Boström, pseudo-journaliste repreneur de rumeurs palestiniennes infondées, datant de plus de vingt ans, pour le compte du journal suédois Aftonbladet, en 2009. Les mêmes « scoops » se réapprovisionnent l’année suivante, lors du tremblement de terre en Haïti, où les médecins israéliens sauvent des vies et donnent même naissance à des enfants dont la maman a échappé aux décombres. Et ainsi de suite, puisqu’elle court, elle court la rumeur, sans jamais s’arrêter, grâce aux corbeaux comme Lalanne et M’Bala Bala dit « Dieudonné ».

Le pantin Lalanne va poursuivre l’Elysée !

Rebonds sur planches pourries

On pourrait revenir sur les tentatives incessantes de rebonds médiatiques des 3 compères mentionnés, aucun ne valant mieux que l’autre, ou l’erreur tragique consistant à leur offrir momentanément asile « public », dans un accès de faiblesse que nul n’expliquera.

Dieudonné surfe sur le « concept » de Pardon que lui a transmis l’Assurancetourix de l’anti-vax et de l’antisémitisme primaire, le dénommé Lalanne. Ils peuvent, cahin-caha, faire un semblant de score électoral sous les 0, 02% en agitant des marottes sorties de leurs imaginations maladives, qui séduiront de plus paumés qu’eux.

Prêter la moindre audience à des pitres aussi navrants ne vaut guère que pour la morale de l’histoire : si jamais deux de ces trafiquants électoraux frappent à votre porte avec des motifs scabreux comme le « Pardon », la « repentance » et autres attrape-nigauds, gardez-vous de leur ouvrir ou de les écouter et chassez-les plutôt à grands coups de balai, loin de votre demeure…

 


Rappel du contexte de l’affaire Boström

L’émergence d’une biopolitique judéophobe :

  • Une accusation médiatique qui revêt la toge de la Justice universelle

Le 17 août 2009, un journaliste suédois d’Aftonbladet, D. Boström se fait le porte-voix d’accusations de pillage d’organes par l’armée israélienne (en 1992).

Son article : « Nos enfants se font piller leurs organes » [« Våra söner plundras på sina organ »] débute par le rappel d’un récent scandale dans le New Jersey, où on a convaincu de pauvres Israéliens de se rendre aux Etats-Unis pour y vendre leurs reins à de riches Américains en attente de transplantation. Ce papier signale ensuite le constat d’un manque de donneurs d’organes en Israël et prétend que d’autres pays évitent Israël, à cause de sa politique supposée « non-éthique » en matière de don d’organes. Puis, il aborde la question d’une campagne visant à faire croître le nombre de donneurs, lancée en 1992 par le Ministre de la Santé de l’époque, Ehud Olmert.

Boström raconte comment un jeune homme palestinien, recherché pour terrorisme a trouvé la mort « peu de temps après » le lancement de la campagne de recueil de don de 1992 et que son corps a été renvoyé à sa famille quelques jours plus tard pour être enterré. Boström affirme alors qu’il existe des rumeurs disant que Tsahal (les forces de défense d’Israël) tue des Palestiniens et transfère leurs organes pour transplantation – de connivence avec le système médical israélien. L’article se termine en disant qu’il est temps de faire une investigation sur cette macabre activité supposée et il exhorte les Israéliens à enquêter sur ces allégations [/rumeurs].

L’auto-suggestion antisémite sait désigner le coupable

En d’autres termes, Boström n’a jamais affirmé d’emblée qu’Israël fait la moindre de ces choses haïssables ; il n’a fait que se fonder sur des rumeurs et les a rapportées. Mais le tableau qu’il décrit est grandement suggestif, évoquant des stéréotypes remontant aux accusations médiévales de meurtre rituel. En outre, le fait que Boström a déjà publié ces mêmes accusations en 2001, dans un livre intitulé : Inshallah : Konflikten mellan Israel och Palestina (Inch’Allah: Le Conflit entre Israël et la Palestine) et que le scandale de trafic d’organes aux Etats-Unis –qui relie un Juif américain à des membres de la population paupérisée d’Israël-  est la seule évolution inédite lui offrant une excuse pour les republier, voilà qui tend à donner une odeur antisémite nauséabonde à toute l’histoire.

Cumul d’erreurs factuelles

Andréa Levin, de l’observatoire des médias CAMERA (Comité pour l’Exactitude dans les reportages au Moyen-Orient) a mis en évidence les nombreuses erreurs factuelles, omissions et liens invraisemblables qui abondent dans l’article de Boström. Commençons par le Palestinien en cause, Bilal Ahmed Ghanem, aux funérailles duquel Boström a assisté en 1992. Levin souligne que Boström le qualifie de « simple lanceur de pierres ».

En fait, Ghanem était recherché pour sa participation à des attaques violentes contre d’autres Palestiniens accusés de collaboration avec Israël. La plupart de ceux d’entre eux qui ont été torturés et tués par des Palestiniens comme Ghanem étaient membres d’équipes médicales et les autres n’étaient en contact avec des Israéliens que dans le cadre de leur travail. Levin remarque que certains Palestiniens ont employé ces accusations de collaboration dans le seul but de régler des comptes personnels.

En outre, Boström a prétendu que la famille de Ghanem avait accusé Israël de lui avoir volé ses organes et que cela s’inscrivait dans une tendance générale. Cependant, Levin souligne que lorsque le journaliste Khaled Abu Toameh, du Jerusalem Post a rendu visite à la famille Ghanem, en août 2009, à la suite de la publication de l’article, la famille a démenti avoir fait la moindre de ces affirmations devant le reporter suédois.

Mettre l’accusation dans la bouche d’un expert qui n’a rien dit

Boström prétend que les médecins israéliens sont ouvertement impliqués dans le trafic illégal d’organes et qu’Israël, en tant qu’Etat, est complice de ces marchandages à grande échelle. Pour appuyer ses accusations sans fondement, il fait référence au Docteur Francis Delmonico de l’hôpital Général du Massachusetts et de l’Institut Médical d’Harvard. Levin, en revanche, remarque que Delmonico, lorsqu’il a pris connaissance de la façon dont il a été utilisé par Boström, a rejeté en bloc toutes les supputations du journaliste suédois. Lorsque nous nous sommes rendus auprès des experts de la coordination Israel Transplant, à Tel Aviv, plusieurs d’entre eux nous ont réaffirmé le climat de bonne collaboration établi avec ce spécialiste américain, même s’il y avait eu, de sa part, des critiques techniques de dysfonctionnements israéliens, et les projets instaurés ensemble dans le sens d’un développement innovateur de l’activité, notamment en ce qui concerne les dons dits « croisés » : ils impliquent des couples non-compatibles entre eux, mais qui peuvent trouver une ressource de dons auprès d’un autre couple de donneur-receveur dans le même cas, mais compatibles si on affecte le rein d’une personne du couple « A » à un individu du couple « B ». Or, Israël est trop petit et ne présente que rarement ce type d’échanges possibles, qui le deviennent, dès qu’on se tourne vers des pays tiers, comme dans le cadre du réseau de transplantation du Sud-Est de l’Europe (qui admet en son sein l’Etat hébreu).

Une contribution internationale insuffisante ?

Boström a injustement écrit qu’Israël avait été exclu de la coopération internationale de la transplantation d’organes à cause de ses prétendues pratiques illégales. Pour donner de la substance à sa thèse, il cite un article du Jerusalem Post de 1992, rapportant que la France aurait instauré un moratoire concernant les citoyens israéliens devant recevoir des organes en France. Une fois encore, Levin souligne que cet article ne fait pas une seule fois référence à des pratiques dépourvues d’éthique ; en réalité, l’objection de la France concernait le fait qu’Israël n’avait pas contribué à proposer suffisamment de dons d’organes dans le cadre des échanges internationaux. Boström oublie aussi de mentionner que l’Italie, également, s’est vue, un moment, suspendue de cette banque mondiale. Or, ce moratoire a été levé depuis longtemps (1997). L’Italie, entretemps, est devenue le principal vecteur de transfert de compétences (selon le modèle espagnol) vers la Croatie, impliquée comme conseillère logistique et technique pour l’ensemble précité du réseau sud-européen, plus Israël. Cela n’a pas empêché Boström de manipuler et déformer un article vieux de dix-sept ans.

Plus troublant, observe Levin, est le rapport établi par Boström entre tout ce qui précède et l’arrestation (en 2009) d’un homme d’affaires juif américain dans le New Jersey, impliqué –cette fois réellement – dans le commerce illicite d’organes. Boström n’a fait qu’utiliser cette affaire récente pour ressortir la légende montée de toute pièce autour du cas Ghanem, mort en 1992.

Quelles ont été les conséquences de la décision de publier cet article de Boström, le 17 août 2009 ?

Le 19 septembre (2009), les journaux rapportent que le Chancelier suédois de la Justice, Göran Lambertz s’est opposé à une enquête sur cette affaire. Deux plaintes distinctes ont été déposées par le Département de la Justice, affirmant que l’article avait enfreint la loi contre la provocation raciale. Le chancelier de la Justice, cependant, est le seul représentant en mesure de lancer une enquête sur les dossiers invoquant la liberté d’expression. De fait, Aftonbladet n’a pas encouru de poursuites judiciaires en Suède.

Pourtant, bien que se sortant indemne de cette bataille juridique, Aftonbladet semble avoir essuyé une défaite –ou au moins de lourdes pertes – dans la guerre de l’éthique de la presse. La réputation de ce tabloïd a souffert et la publication de l’article de Boström a probablement porté préjudice à sa crédibilité durant des années. Dans la presse israélienne, on a mentionné que Boström, pour sa part, après avoir assisté à une conférence de presse dans le sud d’Israël, a reconnu que son récit n’avait pas été vérifié et il a aussi dû annuler sa participation à une conférence anti-israélienne au Liban.

Les flous du consentement « présumé »

Relance : le 19 décembre (2009), la Chaîne 2 de la télévision israélienne a dévoilé que Yehuda Hiss, directeur du Département de pathologie de l’Institut médico-légal d’Abu Kabir, a reconnu avoir prélevé des cornées et d’autres « produits » du corps humain –vers des écoles de médecine légale-, à partir de dépouilles, sans en parler aux proches du défunt, comme le stipule la loi. Lorsque cette pratique illégale a été découverte, en 2004, Hiss a été limogé.

Aftonbaldet s’est emparé de ce reportage comme d’une preuve démontrant que Boström avait donc raison – ou du moins, que le journal était justifié dans son choix de publier l’article. Boström lui-même a fait remarquer dans une interview que la Chaîne 2 venait de confirmer ses pires soupçons et que plusieurs personnalités dans les médias – il a particulièrement tenu à distinguer les rédacteurs en chef politiques de Svenska Dagbladet – lui devaient des excuses.

Fautes par omission et criminalisation

Plusieurs blogueurs et journaux suédois ont été prompts à faire remarquer qu’il existe un abîme dans les différences entre une telle pratique contraire à l’éthique, consistant à :

-prélever des organes à partir de corps de personnes déjà décédées sans chercher à obtenir le consentement requis,

– et d’autre part, d’en venir à faire tuer de jeunes Palestiniens dans le seul but d’en prendre les organes et de les vendre, comme Aftonbladet l’a prétendu.

Le retour du consentement sous  Marisol Touraine

Le scandale Hiss soulève un autre débat : celui de la consultation de la famille. Dans le même registre, on doit signaler le tollé, provoqué en France, par la proposition de loi de systématisation du « consentement présumé » du Professeur-Député PS de Lyon, Jean-Louis Touraine, d’abord entièrement validée par son homonyme, la Ministre Marisol Touraine et quelque chose comme 311 autres députés contre 241, décrétant que la famille ne serait plus « consultée », mais simplement « informée », après-coup, des prélèvements effectués[1]. Seule cette information ultérieure apporte une différence notable, entre la posture d’autorité de l’un, médecin légal, sujet à la déformation professionnelle, et de l’autre, loi envisagée sur les pratiques médicales, pour mettre les familles à la porte, avant tout prélèvement. En France, dans les soixante-douze heures, on a assisté à un rétropédalage historique, comme seule la sphère politique en garde jalousement le secret, au profit d’une concertation générale de la population, en vue de faire reculer le taux de refus de don. Notons le regret de certains professionnels en pointe de n’avoir pas même été consultés, avant que ce projet de loi ne fasse le tour des gazettes.

De l’irréprochabilité du Juif en toutes circonstances sous peine d’accusations les plus graves

La tentative d’Aftonbladet de se justifier de la sorte démontre que la direction du journal n’a rien appris de cette affaire, ni des débats en cours dans le domaine à l’international, ou qu’il essaie de se refaire une crédibilité, à la suite d’un grave dommage le desservant. Néanmoins, l’affaire, telle que d’autres dossiers similaires ont éclaté en France ou ailleurs, rappelle le vieil adage, concernant Israël ou/et les Juifs : tout litige ou manquement étant bon à exploiter, le comportement de tout élément doit être irréprochable, au risque de provoquer l’effet « boule de neige » d’une mise en cause généralisée. Aucune défaillance ne peut être de mise. La faute isolée, individuelle servira à accuser le groupe en totalité (définition du racisme). Le but du reportage est de souligner cette faille pour susciter une reprise en main et une vigilance accrue de la part des services. Pour le regard malveillant, il ne sert qu’à fustiger l’ensemble du système. Une fois le cas particulier sanctionné par la sanction administrative, il revient aux décideurs de prendre les mesures préventives pour sortir du risque de sa répétition.

[1] http://jeanyvesnau.com/2015/04/15/prelevements-automatiques-des-organes-retropedalage-ethique-de-marisol-touraine-rtl/

Un commentaire

Laisser un commentaire