La nouvelle unité « Iran » de l’IAF se concentrera sur les préparatifs des opérations à longue distance

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La nouvelle unité « Iran » de l’IAF, créée en janvier, destinée aux opérations à longue distance

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se tient devant un chasseur furtif F-35 à la base de Nevatim de l’IAF, le 9 juillet 2019. Photo : Amos Ben Gershom / GPO.

Tsahal a créé une unité se concentrant exclusivement sur l’Iran, au sein de l’armée de l’air israélienne. Elle s’occupe des préparatifs à d’éventuelles opérations aériennes israéliennes à longue distance.

L’unité créée en janvier au quartier général opérationnel de l’IAF.

Cette unité reflète la charge confiée à l’IAF de se préparer à ce que l’ordre lui soit donné d’organiser des frappes sur des sites en Iran, tels que des installations nucléaires et des bases de missiles.

Les planificateurs de l’IAF sont confrontés à un défi complexe et vaste qui exige une planification méticuleuse dans plusieurs domaines : la collecte de renseignements, la sélection des munitions, le choix des plates-formes aériennes et les capacités de ravitaillement. L’ampleur et la portée d’une telle opération sont très différentes des opérations à courte portée contre le Hamas dans la bande de Gaza.

Évaluer tous les scénarii

Une frappe israélienne isolée et une frappe israélo-américaine conjointe sont deux scénarios possibles, même si les États-Unis, sous l’administration actuelle, semblent profondément opposés à une action militaire directe contre l’Iran.

L’avion de combat F-35, avec ses capacités furtives et ses vastes capacités de collecte de renseignements, semble être le candidat naturel pour prendre la tête d’une telle frappe. En septembre, Israël a officiellement demandé l’acquisition d’un troisième escadron de F-35, ce qui porterait le nombre total d’avions de ce type au sein de l’IAF à 75. Israël possède actuellement 36 des 50 avions qu’il a commandés au constructeur Lockheed Martin.

La diversité des missions de l’Israeli Air Force

L’IAF, en plus de frapper quotidiennement des cibles du Hamas à Gaza et du Hezbollah au Liban, aurait également été très active en Syrie, combattant les efforts iraniens visant à fabriquer des armes ou à les faire passer clandestinement au Hezbollah.

L’aviation israélienne a éliminé une série d’officiers de haut niveau du Corps des Gardiens de la révolution islamique, dont Sayyed Razi Mousavi, commandant du CGRI en Syrie, lors de frappes aériennes à Damas et dans ses environs ces derniers mois.

Objectif principal : le programme nucléaire iranien

Néanmoins, malgré la guerre en cours et les activités qui y sont associées, l’Iran reste sa propre arène critique, en raison de ses capacités conventionnelles et non conventionnelles. L’Iran abrite l’arsenal de missiles le plus vaste et le plus varié du Moyen-Orient, dont une partie peut frapper des cibles en Israël.

Pendant ce temps, le programme nucléaire iranien progresse à un rythme alarmant.

Un stock d’uranium enrichi qui ne cesse de croître dangereusement

Mardi, l’ Associated Press a rapporté que l’Iran avait encore augmenté son stock global d’uranium, citant un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique des Nations Unies. Alors que l’Iran continue d’interdire à l’Agence internationale de l’énergie atomique l’accès à ses sites nucléaires, au 10 février, il avait amassé 5 525,5 kilogrammes (12 182 livres) d’uranium enrichi, soit plus de 1 000 kilogrammes (2 205 livres) de plus que ce qui était démontré dans le dernier rapport trimestriel de l’AIEA, publié en novembre 2023.

Sur ce total, 121,5 kilogrammes ont été enrichis à 60 %, ce qui représente une diminution de 6,8 kilogrammes (14,9 livres) depuis le dernier rapport de novembre 2023.

Cette diminution serait due au fait que l’Iran aurait dilué une partie de son uranium enrichi à 60 % au cours des dernières semaines avec des matériaux de qualité inférieure.

Une première arme nucléaire iranienne d’ici 6 mois ?

L’Institut pour la science et la sécurité internationale, basé à Washington, a estimé en janvier que l’Iran pourrait construire une arme nucléaire rudimentaire d’ici six mois.

Pour que la militarisation ait lieu, les Iraniens devraient effectuer des simulations, des tests, convertir l’uranium en composants métalliques et intégrer toutes les pièces dans une arme. Cela inclurait la nécessité de les placer sur des ogives de missiles ou des bombes, ainsi qu’un éventuel essai nucléaire souterrain.

L’armée de l’air doit être prête à opérer immédiatement

Cela signifie que l’IAF doit garantir une disponibilité opérationnelle immédiate.

En 2022 déjà, l’IAF avait fait des capacités de frappe à longue portée contre les sites nucléaires iraniens sa priorité absolue.

Les sites nucléaires iraniens – dont les plus célèbres sont les sites d’enrichissement d’uranium de Natanz et Fordow – sont non seulement éloignés, mais également fortement fortifiés et dotés de systèmes de défense aérienne avancés. Dans le cas de Fordow, l’installation est construite au cœur d’une montagne.

Un large panorama de cibles proches et éloignées : le Troisième Cercle

En 2020, l’armée israélienne a créé la Direction de la stratégie et du troisième cercle (une référence aux pays de la périphérie du « troisième cercle » d’Israël, avec l’Iran comme point focal). Tsahal a créé la direction en raison de la nécessité d’apporter une vision globale et holistique des menaces qui commencent sur le sol iranien et atteignent les frontières d’Israël, plutôt que d’envisager les développements de manière étroite et isolée les uns des autres.

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