Tsahal intègre les leçons de la guerre en Ukraine dans l’exercice Chariots de Feu

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L’armée israélienne est actuellement au beau milieu de son exercice d’une durée d’un mois appelé Chariots de feu qui simule une guerre prolongée et intense.

Des soldats de Tsahal participent à l’exercice d’un mois des Chariots de feu (Crédit : Unité du porte-parole de Tsahal).
 

Plus de trois mois après le début de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, Tsahal continue de tirer des enseignements du conflit qui a coûté la vie à des milliers de civils et de soldats.

 

Alors qu’au début, il semblait que la Russie dominerait rapidement l’Ukraine, qui disposait de beaucoup moins d’armes et de main-d’œuvre, Kiev a été en mesure de retenir les forces d’invasion et même de les repousser dans des endroits stratégiques (Kharkiv, 2e ville du pays, dernièrement).

Tsahal a mis en place des équipes en mars pour recueillir des informations et des renseignements pour l’armée israélienne dans les domaines des méthodes et de la doctrine de combat, des manœuvres au sol, de la logistique, de la défense aérienne et du renseignement, ainsi que de la guerre antichar, cyber, électronique et psychologique, etc.

Selon l’armée, les équipes étudient également l‘utilisation des réseaux sociaux et des fausses nouvelles (Fake-News) et leur impact sur la guerre et l’opinion internationale.

L’armée est actuellement au beau milieu de ses manœuvres et jeux de guerre d’une durée d’un mois appelés Chariots de feu, qui simulent une guerre prolongée et intense le long de toutes les frontières d’Israël. Des milliers de soldats et de réservistes participent à l’exercice dans lequel ils affrontent le Hamas et le Hezbollah, y compris sous des tirs massifs de roquettes sur le front intérieur.

 
Des soldats de Tsahal participent à l'exercice d'un mois des Chariots de feu. (crédit : UNITÉ DU PORTE-PAROLE de Tsahal)Des soldats de Tsahal participent à l’exercice d’un mois désigné sous le nom de Chariots de feu. (crédit : UNITÉ DU PORTE-PAROLE de Tsahal)

Exercice des chariots de feu

Alors que l’exercice imite la guerre contre les armées terroristes du Liban et de la bande de Gaza, et non une guerre contre un État comme la RussieTsahal a intégré plusieurs leçons qu’ils ont tirées de la guerre.

La doctrine militaire russe, centralisée et rigide, a été étudiée en profondeur par l’armée israélienne au fil des ans et surtout pendant le conflit actuel.

Le Hezbollah, qui a travaillé presque côte à côte avec les forces russes en Syrie pendant la guerre civile en cours dans le pays, a intégré la doctrine russe à ses forces.

Bien que le Hezbollah ait pu apprendre des Russes – y compris la planification et la conception d’opérations ainsi que l’intégration de capacités plus avancées dans sa doctrine – Tsahal ne pense pas que cela changera considérablement l’équilibre entre les deux forces.

Membres de l’unité d’élite Radwan du Hezbollah, pratiquant la doctrine russe de guerre en Syrie (photo prise par un documentariste russe)

Selon l’armée, les plans militaires stricts sont faciles à vaincre, donnant ainsi à Tsahal le dessus sur le Hezbollah, y compris contre son unité d’élite Radwan, qui devrait s’infiltrer en Israël par la Galilée, pour des opérations de haute signature. Un autre problème que Tsahal a intégré dans l’exercice de la guerre en Ukraine est de savoir comment détruire les cibles ennemies avant que les troupes au sol n’entrent dans les zones peuplées.

Tsahal affirme avoir des milliers de cibles dans la bande de Gaza densément peuplée ainsi que le long du front nord, dont des centaines à Beyrouth. Mais avec des infrastructures militaires intégrées dans des centres civils urbains, Tsahal devra utiliser des munitions de précision contre des cibles.

Selon l’armée, sa banque de cibles dans le Commandement du Nord est 20 fois plus grande que la banque de cibles dont disposait l’armée en 2006, avec des milliers de cibles prêtes à être attaquées, notamment des quartiers généraux, des actifs stratégiques et des entrepôts d’armes.

Au cours de l’exercice, les forces s’entraîneront à améliorer l’efficacité de la production d’objectifs en temps réel et à les rendre accessibles aux troupes, en première ligne, qui ont besoin de renseignements ciblés pour réaliser des manœuvres terrestres puissantes et meurtrières.

Tsahal a également appris du chaos entourant la logistique qui a permis à l’armée ukrainienne de détruire des milliers de chars et de plates-formes russes.

Au cours des plus de trois mois de guerre, les troupes russes ont été confrontées à des dizaines de problèmes critiques concernant la logistique, notamment le manque de nourriture, d’eau ou de gaz, ce qui a conduit les soldats à voler des civils ukrainiens et, dans certains cas, à faire défection.

L’armée israélienne a été confrontée à des problèmes de logistique pendant plusieurs guerres. Pendant la Seconde Guerre du Liban en 2006, par exemple, l’armée a eu du mal à approvisionner les troupes sur le terrain. Au cours de l’opération Pilier de défense de 2012 contre les groupes terroristes dans la bande de Gaza, les réservistes et les soldats se sont plaints de pénuries alimentaires.

En apprenant des erreurs de la Russie en Ukraine, le Corps logistique de Tsahal joue un rôle clé au cours de l’exercice d’un mois sur plusieurs scénarios avec des troupes des différentes unités logistiques, de la police, du personnel médical et des forces du génie.

Dans le cas d’une guerre à grande échelle sur plusieurs fronts où on assisterait à des manœuvres au sol dans le nord et le sud d’Israël, Tsahal devrait inonder les autoroutes à travers le pays par des convois de véhicules blindés, de chars et plus encore.

A military convoy carrying APCs near Israel’s border with the Gaza Strip, on July 19, 2014, on the second day of the Israeli ground invasion into Gaza Strip in order to destroy the Hamas’ terror tunnels infrastructure. Photo by Gili Yaari /FLASH90

En plus de protéger ces convois militaires des émeutes à l’intérieur d’Israël, le Corps logistique s’entraînera également à éviter des problèmes tels que la circulation dense et les tirs de roquettes, en construisant des routes de contournement pour les transporteurs et autres plates-formes.

Selon l’armée, bien qu’il continue d’y avoir des lacunes dans les problèmes liés à la logistique, y compris le recours au marché civil pour la location, Tsahal affirme qu’elle est en plein milieu d’un programme d’approvisionnement à grande échelle pour de nouveaux transporteurs.

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2 commentaires

  1. Tsahal, armée intrinsèquement l’une des plus compétentes du monde. Malheureusement, comme partout, il y a la politique et l’international… Des exemples ? USA/Vietmin, France/FLN, etc… Si Tsahal avait « les mains libres », depuis longtemps le Hezbollah et le Hamas n’existeraient plus !

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