Frappe aérienne israélienne présumée sur Sheyrat (Homs), au moins deux soldats syriens blessés

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2 soldats syriens blessés lors d’une frappe aérienne israélienne présumée

Cela s’est produit dans l’ouest de la Syrie

La frappe est la deuxième en moins d’une semaine et la quatrième depuis le mois dernier.

Par TZVI JOFFRE Publié: 8 NOVEMBRE 2021 19:33
Mise à jour : 8 NOVEMBRE 2021 22:42

F-35 Fighter (crédit photo : avec l'aimable autorisation)

Chasseur F-35(crédit photo : avec l’aimable autorisation)Publicité

Une frappe aérienne israélienne présumée, visant des sites le long de la côte syrienne et dans le centre du pays lundi soir, a blessé deux soldats syriens et causé des dégâts matériels. Les défenses aériennes syriennes ont répondu à la frappe, selon l’agence de presse d’État syrienne SANA.

Une source militaire a déclaré à SANA que Tsahal avait mené la frappe aérienne israélienne depuis le nord de Beyrouth, ciblant des sites dans la région centrale et côtière de la Syrie. L’Agence syrienne ajoute chaque fois, que la majorité des missiles entrants auraient été interceptés. Les premiers rapports de sources syriennes ont indiqué que les frappes visaient des endroits près de Homs dans l’ouest de la Syrie et de Tartous sur la côte.

Une femme a été blessée et un certain nombre de maisons ont été endommagées à Hermel, dans le nord-est du Liban, en raison des éclats d’obus provenant des tentatives ratées d’interceptions de missiles israéliens par les défenses aériennes syriennes, selon l’agence de presse nationale libanaise.

Certaines des cibles étaient situées près de la base aérienne de Shayrat, près de Homs. Le Centre de recherche et d’éducation ALMA a signalé en octobre que des drones iraniens étaient transférés à la base aérienne de Shayrat.

 Des tirs de missiles sont observés au-dessus de Damas, en Syrie, le 21 janvier 2019. (Crédit : SANA/HANDOUT VIA REUTERS)

On observe des tirs de missiles au-dessus de Damas, en Syrie, le 21 janvier 2019. (Crédit : SANA/HANDOUT VIA REUTERS)

Peu de temps après les frappes aériennes, Israël a fermé l’espace aérien au-dessus du plateau du Golan aux vols au-dessus de 5 000 pieds jusqu’à mardi à 21 heures.

Cette dernière frappe aérienne intervient moins d’une semaine après qu’une frappe aérienne israélienne supposée a visé mardi soir un site dans la région de Zakya, au sud-ouest de Damas, causant des dégâts matériels, selon l’agence de presse d’État syrienne SANA.

Les médias affiliés à l’opposition ont rapporté que les frappes aériennes de la semaine dernière visaient des sites appartenant aux milices iraniennes.

Le reportage de SANA a ajouté que la frappe aérienne a été menée en provenance du nord d’Israël, mais, contrairement à la plupart des reportages antérieurs sur de telles frappes aériennes, il n’a pas mentionné l’activation des défenses aériennes. Le site Syrian Capital Voice a rapporté mercredi que les frappes aériennes visaient des sites de milices iraniennes au sein de la septième division à Zakya.

Les sites ciblés comprenaient un entrepôt d’armes et un point de rassemblement pour les milices. Selon le rapport, tout l’entrepôt a été détruit et un incendie s’est déclaré sur le site. Les défenses aériennes syriennes ont répondu à l’attaque.

Le Capital Voice a déclaré que l’attaque était la première du genre depuis le début des frappes aériennes israéliennes sur des cibles iraniennes en Syrie, sans préciser pourquoi c’était le cas. Quelques jours avant les frappes à Zakya, Israël aurait mené samedi une frappe aérienne rare, de jour sur des sites du Hezbollah à Damas.

La frappe aérienne a tué au moins un soldat des forces armées syriennes et en a blessé trois autres, selon SANA.

Le Capital Voice a rapporté que la frappe aérienne à Damas visait une réunion de chefs de milices iraniennes et de dirigeants du Hezbollah, ainsi qu’un entrepôt d’armes vers lequel des armes avaient été transférées quelques heures avant l’attaque. Les frappes ont en outre touché un véhicule transportant des chefs de milice du Hezbollah et une batterie de défense aérienne, selon le reportage.

Plus tôt en octobre, les milices iraniennes ont mis en garde contre une “réponse sévère” après qu’un certain nombre de forces syriennes et soutenues par l’Iran ont été tuées et blessées lors d’une supposée frappe aérienne israélienne près de Palmyre, dans le centre de la Syrie. L’agence de presse d’État syrienne SANA a rapporté qu’une frappe aérienne israélienne a visé une tour de communication et un certain nombre de sites à proximité, tuant un soldat syrien et en blessant trois autres.

La frappe a été menée à partir de la zone d’al-Tanf près des frontières jordanienne et irakienne avec la Syrie, a déclaré à SANA une source militaire syrienne.

Une salle d’opérations conjointe affiliée au Corps des gardiens de la révolution islamique, au Hezbollah et au régime d’Assad a averti à l’époque qu’elle avait décidé de répondre durement aux frappes aériennes après qu’un certain nombre d’agents y aient été tués et blessés, selon les médias affiliés au Hezbollah.

Il n’est pas clair de savoir si la déclaration faisait référence à des victimes autres que celles rapportées par SANA.

Au cours de l’année écoulée, alors que les frappes israéliennes se sont intensifiées en Syrie, le temps de réponse des batteries de défense aérienne syriennes est devenu plus rapide, ce qui a conduit l’IAF à modifier son comportement lors de telles opérations, notamment en ayant une formation plus importante pendant les opérations afin que davantage de cibles puissent être touchées, immédiatement au cours d’une opération, au lieu de faire revenir les jets vers la même cible.

L’Iran a commencé à déployer des batteries de missiles antiaériens avancées dans la région pour tenter de défier les jets israéliens.

 

Anna Ahronheim a contribué à ce reportage.

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