Oliviers : la guerre ou la paix?

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Olivier, symbole de paix ou symbole de guerre ?

Par Gilles Falavigna

Avec l’olivier, plus que jamais, l’Islam est la Religion d’Amour, de Tolérance et de Paix

Extrait illustrant la profondeur de l’analyse suivante

Clash entre un militant palestinien et un commandant de Tsahalsoi-disant à propos d’oliveraies…

Le Petit Hebdo du 4 nov 2021 : L’ambassadeur d’Afrique du Sud en Israël, Sisa Ngombane, a voulu manifester sa solidarité avec la cause « palestinienne ». Il s’est rendu avec un groupe d’Arabes, parmi eux des délégués de l’Autorité Palestinienne, dans le Goush Etzion pour aider à une cueillette d’olives. Mais l’intention des membres de l’AP, dont certains sont connus par Tsahal, n’était pas uniquement de nature agricole. Le groupe s’est ensuite rendu vers la localité de Noqdim pour s’y livrer à une provocation contre l’armée en invoquant l’immunité diplomatique de l’ambassadeur. L’officier responsable du secteur n’a pas cédé et a interdit au groupe de s’approcher de la localité juive, puis a demandé à l’ambassadeur et aux délégués de l’organisation terroriste de quitter les lieux. Lire la suite : lphinfo.com/incident-militaro-diplomatique-dans-le-goush-etzion

Gilles Falavigna :

Une guerre saisonnière des images

Depuis des années, la période de fin octobre et début novembre est l’occasion de violentes attaques de la presse contre Israël. Nous conviendrons que la moindre occasion est utilisée toute l’année. Mais cette période est particulière.

Le Monde, France Info, et tous reprennent, comme tous les ans, le narratif de la cause palestinienne de la cueillette des olives.

Il s’agirait d’une grande fête traditionnelle, de joie et de paix, que viendrait gâcher l’occupant israélien depuis les implantations.

Alice Froussard, une spécialiste de l’info contrefaite chez Radio-France

Alice Froussard, pour Radio France, écrit : « Il n’y a pas de matinée sans que des propriétaires d’oliviers ne retrouvent leurs arbres saccagés, brûlés, coupés ».

A l’en croire, les monstres israéliens ne laissent rien de vivant derrière eux. Mais elle est coutumière de cette pratique. Ses prises de positions, en sens unique, sont une profession de foi.

infinitésimalité du non-phénomène

L’objectif islamo-gauchiste est, qu’à terme, l’histoire hébraïque n’existe plus. Il n’y aura jamais eu de Temple sur har HaBayit. Cela peut sembler une énormité. Mais ce sont de petits détails qui le permettront.

La guerre de l’olive se rapporte à l’antériorité au sol et elle y concourt. Les concepts de colonialisme et d’occupation y sont concomitants.

A Palestinian woman laments the destruction of her olive trees in the West Bank village of Beit Surik 02 June 2005. According to the woman, the trees were cut by Israeli bulldozers working on the construction of the Israeli separation barrier (Counter-terror measure during the Second Intifada). AFP PHOTO/HAZEM BADER

Le fait est qu’il y aurait bien eu 1500 oliviers détruits, sur les 11 millions que comptent l’agriculture dans les territoires sous administration palestinienne, soit 0,01 % des plantations.

(illustration : garde-frontière israélien aidant une Palestinienne à porter un sac d’olives)

Il convient de contextualiser cette réalité. La région est un théâtre d’opérations de guerre. De fait, Israël est en guerre depuis bientôt 75 ans et de manière latente, depuis plus longtemps. La guerre de l’olive ne peut y être dissociée.

Des oliviers sont arrachés. Peut-être pourrait-on demander pourquoi ?

Après la Shoah, Israël a planté 6 millions d’arbres. Mais ce n’était pas des oliviers.

Alors, il faut cadrer sur la dimension symbolique de l’olivier et de son arrachage au-delà de cette accusation répétitive du narratif anti-israélien brandi par la presse.

Qui peut imaginer, dans un contexte sensible, que des Israéliens aillent arracher gratuitement des oliviers?

Le narratif islamo-gauchiste suit un protocole établi. Il est culturel. Rien n’est dit ouvertement. La propagande s’instille et laisse le sous-entendu faire son œuvre, à l’instar des « qui ? » des manifestations anti-pass sanitaire.

Victime ontologique

Faire des Israéliens des bourreaux annihile le statut de victime puis l’inverse. Si les Juifs sont capables de monstruosités, comment croire qu’ils aient été un jour victimes ? Comment pourraient-ils, sinon, être autant dépourvus d’empathie ?  L’antisionisme ouvre au négationnisme.

Un des caractères fondamentaux de la légitimité d’Israël est l’antériorité sur le sol.

Chaque fois qu’un olivier est planté par un Palestinien, c’est l’affirmation de l’antériorité juive en Eretz qui est déniée. Il s’agit d’un acte politique. Certains Israéliens s’y opposent et arrachent les arbres. Aucun bananier n’est arraché alors qu’historiquement, la première production agricole palestinienne était la banane.

Arracher un olivier n’est pas une action contre les Palestiniens. C’est une action pour Israël.

La culture de l’olivier représente désormais 28 % de l’agriculture palestinienne. Elle est en croissance permanente. La question de l’olive n’est pourtant pas économique. L’olive est originaire de Syrie, à une époque antérieure aux Patriarches. Les Juifs ne peuvent s’en prévaloir.

L’olivier est aujourd’hui considéré par les Musulmans comme étant leur arbre. La sourate 23 du Coran, intitulée les Croyants, est véritablement celle de l’appropriation. Elle rappelle que les Patriarches étaient Musulmans, que Moïse était Musulman, que Jésus était Musulman. Leurs noms, leur vies ont été appropriées par l’Islam. Cette terre est appropriée car le Musulman est le peuple élu d’Allah.

L’olivier dans l’Islam conquérant

Le verset 20 de la sourate 23 décrit l’olivier du Mt Sinaï et l’associe à Noah et donc au monde nouveau.

Le Coran est plus un remplacement de la Torah qu’une annulation. Par exemple, le sacrifice d’Abraham substitue Ismaël à Isaac.

La culture de l’olivier, en Islam “post-guerre des 6 jours”, est sadaqah Jariyah. 

Elle est aumône éternelle. Planter un olivier fait cette terre musulmane pour toujours.

Arracher un olivier planté par un Palestinien est un acte de résistance.

Pour le Judaïsme, si un sens premier doit être retenu, il est d’usage de se référer aux commentaires de Rachi.

En Noah 11, Rachi développe le midrash aggada pour dire que “la colombe tient le rameau d’olivier qu’elle avait arraché. L’olive n’est pas douce comme le miel. Elle est amère. Telle sera la nourriture de la colombe.”

Dans la culture chrétienne, la colombe et son rameau d’olivier représentent la paix et un absolu. Il n’y a donc aucun hasard à ce que le narratif de la cause palestinienne utilise l’image de l’Israélien des implantations qui arracherait l’olivier.

Un épiphénomène très mobilisateur

Israël est le théâtre des 3 religions du Livre. On ne peut évacuer la consubstantialité culturelle à toute pensée. En particulier, l’Islam est bien la source de la volonté d’élimination d’Israël et d’y substituer un autre peuple.

Le texte de la correspondante de France Inter, Alice Froussard, est d’une mauvaise foi phénoménale. Elle rapporte, par souci d’équité, la version israélienne, celle de HaMoked, l’association dont le but déclaré est d’aider les “Palestiniens soumis à l’occupation israélienne qui provoque une violation grave et continue de leurs droits”.

Les textes sur le sujet sont récurrents et systématiques dans leur fondement. Ce sont des textes de guerre, en prenant fait et cause contre Israël.

Toute injustice est vécue en souffrance par ceux qui la subissent.

Le sujet de l’olive traite autant le visible que l’invisible. Lequel est le plus important ?

“Malheur aux vaincus”, devront toujours avoir en tête les Israéliens. Et ils l’ont, parfois inconsciemment, en clamant « Am Israel H’ai », Le Peuple d’Israël est Vivant.

Le choix de l’arbre est également sa genèse.

Par Gilles Falavigna, avec, entre autres (2015) :

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