Afghanistan : les États-Unis frappent Daesh-K après le massacre de Kaboul

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Le commandement central américain a déclaré que la frappe a eu lieu dans la province de Nangahar, à l’est de Kaboul. Il n’a pas précisé si la cible était liée à l’attaque de l’aéroport.

Cette opération pourrait bien être considérée comme homéopathique, à la suite et en comparaison du massacre indiscriminé de 170 personnes par Daesh-K. Il faudra bien plus pour convaincre d’un retour pleinement opérationnel de l’Amérique sur la scène de l’antiterrorisme… 

 Une horde de personnes court vers le terminal de l'aéroport de Kaboul, après que les insurgés talibans ont pris le contrôle du palais présidentiel à Kaboul, le 16 août 2021, dans cette image fixe tirée d'une vidéo obtenue à partir des réseaux sociaux (Crédit photo : Jawad Sukhanyar)
Une horde de personnes court vers le terminal de l’aéroport de Kaboul, après que les insurgés talibans ont pris le contrôle du palais présidentiel à Kaboul, le 16 août 2021, dans cette image fixe tirée d’une vidéo obtenue à partir des réseaux sociaux (Crédit photo : Jawad Sukhanyar)
 
Les Etats-Unis ont lancé une frappe de drone contre un « planificateur » d’une attaque de l’Etat islamique dans l’est de l’ Afghanistan, a annoncé vendredi l’armée, au lendemain d’un attentat suicide à l’aéroport de Kaboul qui a tué 13 soldats américains et des dizaines de civils afghans.
 
Le président Joe Biden a promis jeudi que les États-Unis traqueraient les responsables de l’attaque, affirmant qu’il avait ordonné au Pentagone de proposer des plans pour frapper les auteurs.
 
Le commandement central américain a déclaré que la frappe avait eu lieu dans la province de Nangarhar, à l’est de Kaboul et à la frontière du Pakistan. Il n’a pas précisé si la cible était liée à l’attaque de l’aéroport.
 

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Une capture d’écran montre des personnes à l’extérieur d’un hôpital après une attaque à l’aéroport de Kaboul, à Kaboul, en Afghanistan, le 26 août 2021. (Crédit : REUTERS TV/via REUTERS)
 
« Les premières indications sont que nous avons tué la cible. Nous ne sommes informés d’aucune victime civile », a déclaré un communiqué de l’armée américaine.
 
L’État islamique du Khorasan (Daesh-K), une filiale de djihadistes qui ont déjà combattu les forces américaines en Syrie et en Irak, a déclaré avoir mené l’attaque de jeudi, qui a tué 170 personnes, dont des Afghans qui tentaient de quitter le pays.
 
En plus des 13 soldats américains tués, 18 blessés ont été transportés par avion vers l’Allemagne.
 
Il y a environ 5 000 soldats américains à l’aéroport de Kaboul, aidant à évacuer les citoyens américains, les Afghans à risque et d’autres nationalités avant la date limite fixée par Biden mardi (3 jours).
 
 
 
L’attaque de jeudi a marqué les premières pertes militaires américaines en Afghanistan depuis février 2020 et a représenté l’incident le plus meurtrier pour les troupes américaines en une décennie.
 
« Nous ne pardonnerons pas, nous n’oublierons pas. Nous vous traquerons et vous ferons payer », a déclaré Biden, risquant de perdre le soutien des électeurs indépendants, alors que, par ailleurs, les informations indiquent que la variante Delta se répand dans les remarques à la Maison Blanche jeudi.
 
Il semblait lutter contre l’irruption de ses larmes et sa voix s’est brisée d’émotion alors qu’il parlait des « héros » américains décédés. Il a ordonné que les drapeaux de la Maison Blanche et des bâtiments publics à travers le pays soient mis en berne.
 
Biden a défendu la gestion (gesticulation) de sa crise de politique étrangère la plus grave, affirmant que c’était finalement sa responsabilité tout en attribuant une partie de la responsabilité à son prédécesseur, le républicain Donald Trump, -qui voulait un retrait conditionnel et en- bon ordre – pour l’embryon d’accord de 2020 que Trump avait commencé de négocier avec les talibans.

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