Au lieu de conférences creuses, l’Europe devrait promouvoir les Accords d’Abraham

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Mieux que les sommets stériles, l’UE devrait promouvoir les accords d’Abraham

Une nouvelle conférence risque de briser tout espoir de paix que le peuple palestinien pourrait encore avoir, alors qu’il n’est pas en mesure de se faire entendre de ses dirigeants.

L’OLP refuse l’existence d’Israël

Voilà 30 ans, la Conférence de Madrid avait pour objectif de relancer le processus de paix israélo-palestinien. Pourtant, après trois décennies, l’Europe n’a toujours pas compris à quel point celle-ci, et toutes les autres tentatives de ce genre ont conduit à l’échec.

J’ai assisté à cette conférence, espérant qu’elle conduirait, sinon à une solution au conflit, du moins à un mouvement dans cette direction – la haine pour Israël étant mise en pause.

Les Palestiniens ne l’ont pas vu de cette façon, cependant. En fait, plutôt que de servir à changer de paradigme, la conférence l’a parfaitement illustré. Comme Penelope travaillant à son métier à tisser pendant la journée et dénouant sa toile tous les soirs, la délégation palestinienne – dont Hanan Ashrawi et Saeb Erekat – se livrait à des bavardages de « paix » le jour et se précipitait la nuit pour rendre compte au chef de l’OLP Yasser Arafat à Tunis.

Une propagande bavarde et rejectionniste

Ils sont revenus de ce dernier sommet pleins de haine et de mépris pour le peuple juif. Ils l’ont exprimé dans des déclarations au vitriol sur Israël comme étant un « occupant colonialiste » et un « État d’apartheid raciste ».

Pendant ce temps, le ministre syrien des Affaires étrangères de l’époque, Farouk al-Sharaa, a convoqué les journalistes présents. C’était pour nous dire avec une fureur renouvelée que le Premier ministre Yitzhak Shamir – qui écoutait, la tête entre les mains – était un terroriste.

Aujourd’hui encore, Madrid et Rome proposent une conférence de paix israélo-palestinienne. C’est ironique, étant donné que cela tombe pour le 20e anniversaire de la « Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée » à Durban, en Afrique du Sud : elle-même avait donné lieu à un festival de haine.

L’échec de ces sommets : un secret de Polichinelle

L’Europe est bien au courant des conférences citées et d’autres tentatives infructueuses de ce genre. Je n’en ai manqué aucune en tant que journaliste. Toutes ont suivi le même chemin.

Les accords d’Oslo, par exemple – signés par la suite par le Premier ministre de l’époque Yitzhak Rabin et Arafat – ont entraîné le bain de sang de la deuxième Intifada.

Israël a évacué des villes, afin de permettre à 98% des Palestiniens de vivre sous la juridiction de leur gouvernement, l’Autorité palestinienne, où ils résident toujours. Mais cela n’était pas assez significatif pour ceux qui souhaitaient la mort de « l’ennemi », Israël.

Gaza occupée… par le Hamas

Israël a également évacué jusqu’au dernier Juif de Gaza en août 2005. Malgré ce retrait complet de la Bande, les Palestiniens et leurs apologistes la qualifient toujours d’« occupée » – illustrant parfaitement qu’il n’y a pas de solution territoriale au conflit. Peut-être que les dirigeants espagnols et italiens n’y ont pas prêté attention.

Peut-être ont-ils également oublié les nombreuses autres conférences de paix qui se sont terminées par de multiples offres lucratives de terres aux Palestiniens – des premiers ministres Shimon Peres, Ehud Barak, Ehud Olmert et Benjamin Netanyahu? Chacune a été accueillie non seulement par un retentissant  » non », mais accompagnée des vagues de terrorisme.

Ce que les dirigeants européens semblent continuellement ignorer, c’est la conviction palestinienne qu’Israël ne devrait pas et n’a pas le droit d’exister. C’est une idéologie qui est brodée dans le tissu de la propagande de l’Autorité palestinienne, qui comprend des accusations d’« apartheid » et de « génocide » présumés commis par les Israéliens.

De telles allégations sont un non-sens qu’un esprit clair et informé ne peut accepter. Et elles forment la base du nouvel antisémitisme qui empêche la paix non seulement pour Israël, mais pour le peuple juif du monde entier.

Une Europe complaisante envers l’idéologie terroriste

Pourtant, « occupation » est le seul mot que l’UE sait prononcer, tout en accusant Israël de violer le droit international. C’est un mantra confortable qui s’est avéré faux à maintes reprises, à chaque ouverture israélienne.

Il est temps que l’Union européenne comprenne enfin cela si elle veut vraiment la paix et la stabilité au Moyen-Orient – où, en plus de l’intransigeance palestinienne, l’Iran et son séide le Hezbollah exercent une influence par l’argent, les armes et la guerre. Elle doit regarder au-delà conférences de paix.

L’UE sait maintenant que tous les pays arabes ne s’opposent pas à la paix avec Israël, et que le veto palestinien et les tentatives de criminalisation de l’État juif ne les ont pas empêchés de la poursuivre. Les accords d’Abraham en sont la preuve.

Si les Palestiniens arrivent un jour à comprendre que l’amitié avec Israël – basée sur la paix pour la paix et la tolérance pour la tolérance – est à la fois possible et avantageuse pour quiconque la recherche vraiment, peut-être que leur soif raciste de destruction s’apaisera.

La quête de prospérité des Accords d’Abraham

La paix peut être un objectif qui porte des fruits réels – tels que des progrès dans tous les domaines de la santé, de l’agriculture et de la technologie de l’eau – et non des mots vides de sens. En effet, elle peut donner l’espoir d’un avenir meilleur pour tous les enfants de la région.

Les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan, ainsi que l’Égypte et la Jordanie, en sont la preuve vivante. Ils ont compris que les Juifs appartiennent à cette ancienne terre où ils sont nés et où ils sont revenus, après des siècles de souffrance, dans le but de s’autodéterminer au sein d’une démocratie florissante.

Si l’Europe veut vraiment impliquer les Palestiniens dans un processus de paix, elle devrait les inviter à Bruxelles dans le cadre des accords d’Abraham. Elle pourrait leur demander de suivre l’exemple des États arabes ci-dessus – ces pays mêmes qu’elle a dorlotés, jusqu’à ce qu’elle commence à se prosterner devant l’Iran – et d’éviter leur mépris pour ce qu’ils surnomment l’« envahisseur suprémaciste », alias Israël.

L’Europe peut-elle se sortir de son propre paradigme?

Pour ce faire, cependant, l’U.E doit être honnête avec elle-même au sujet du leader de l’AP Mahmoud Abbas. Elle doit se rendre compte qu’il n’est pas un partenaire potentiel pour la paix, mais plutôt un dictateur qui assassine ses rivaux. C’est lui qui a annulé les élections palestiniennes prévues pour mai, afin de conserver son emprise inutile et nuisible, depuis 17 ans, sur le pouvoir.

 C’est lui qui cherche à garder la main sur tout l’argent européen donné à l’Autorité palestinienne, avec lequel il se remplit les poches et finance son programme « de caution du meurtre » terroriste.

Le paradigme du sommet de la paix doit être repensé. La seule chose qu’une nouvelle conférence permettra d’accomplir est de briser tout espoir de paix que le peuple palestinien pourrait encore nourrir, alors qu’il n’est pas en mesure de se faire entendre de ses dirigeants.

Fiamma Nierenstein

JNS.org .

Un commentaire

  1. Je pense que le probleme vient bien au dela des refus arabes. D’une part, la communaute internationale ne laisse jamais Israel finir la guerre et vient au secours des etats arabes ou des entites terroristes arabes. La France a par deux fois sauve Arafat, la France garante de la resolution 1701 a laisse le Hezbollah se rearmait. En 1973, alors, que le regime de feu Hafez el Assad etait sur le point de tomber, l ’URSS l’ a sauve. C ’est a Israel , que la Communaute internationale reclame des concessions lourdes, alors que selon les lois de la guerre, Israel devrait recevoir le prix du au vainqueur. J’ai toujours pense, que si en 1973 l’Egypte avait reussi a prendre le sud d’Israel et la Syrie la Galilee, ces deux pays n’auraient jamais accepte de se retirer de ces territoires et il est probable, que la communaute internationale n’aurait rien dit.

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