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La France fait pression au CSNU sur Gaza pour que cesse la lutte antiterroriste d’Israël

French President Emanuel Macron (L) welcomes Egyptian President Abdel Fattah al-Sisi (R) as he arrives at the Elysee palace to attend a video conference with Jordan's King to work on a concrete proposal for a ceasefire and a possible path to discussions between Israel and the Palestinians at the Elysee Palace in Paris, on May 18, 2021. (Photo by SARAH MEYSSONNIER / POOL / AFP)

Macron, allié objectif du Hamas?

La France fait pression pour une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies sur Gaza de façon à contraindre Israël à mettre fin à sa campagne militaire.

Par TOVAH LAZAROFF   19 MAI 2021 08:28

   

LA HAUTE COMMISSAIRE AUX DROITS DE L’HOMME Michelle Bachelet prononce un discours aux Nations Unies à Genève, en Suisse, en février.(crédit photo: DENIS BALIBOUSE / REUTERS)

La France fait pression en vue d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies sur Gaza pour aider à faire pression sur Israël afin qu’il mette fin à sa campagne militaire. Le CSNU n’a pas adopté de résolution sur Israël depuis 2016, date à laquelle il a condamné l’activité de « colonisation » israélienne (comme le fait de vivre à Jérusalem, capitale d’Israël) en vertu de la résolution 2334, à laquelle Obama n’avait pas opposé de veto, afin de san6ctionner l’Etat Hébreu.

Le CSNU s’est réuni quatre fois sur la violence israélo-palestinienne au cours des neuf derniers jours; deux fois la semaine dernière, suivie d’une réunion publique dimanche et d’une réunion à huis clos mardi.

À chaque réunion, l’organe de 15 membres a discuté de la publication d’une déclaration appelant à un cessez-le-feu à Gaza. Le projet déplore la violence contre des civils innocents, mais ne mentionne pas le Hamas ni ses roquettes.  Les États-Unis ont bloqué la publication d’une déclaration à chaque fois. Avec la Chine, la Russie, le Royaume-Uni et la France, les États-Unis sont l’un des cinq membres du CSNU disposant d’un droit de veto. Une telle déclaration a moins de poids qu’une résolution du CSNU, que la France propose maintenant.

« Globalement, les 3 pays se sont mis d’accord sur 3 éléments simples: les échanges de feu doivent cesser, l’heure est venue d’un cessez-le-feu, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se saisir du sujet et nous avons également appelé à un vote sur une résolution sur le sujet », a déclaré la présidence française dans un communiqué après des entretiens entre Emmanuel Macron, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le roi de Jordanie Abdallah.

La déclaration a ajouté que les trois pays avaient également convenu de lancer une initiative humanitaire en faveur de la population civile de Gaza en collaboration avec les Nations Unies.La France a évoqué la possibilité d’une résolution du CSNU lors de la réunion de mardi. Des diplomates ont déclaré que l’ambassadrice américaine auprès de l’ONU, Linda Thomas-Greenfield, a déclaré au CSNU que l’attention de Washington continuerait de mener une diplomatie intensive pour tenter de mettre fin à la violence, notant qu’il y avait eu jusqu’à présent 60 appels de haut niveau par de hauts responsables américains, le président Joe Biden. Elle a ajouté: « Le président Biden a exprimé son soutien à un cessez-le-feu ».

« Nous ne sommes pas restés silencieux et vous non plus », a déclaré Thomas-Greenfield, selon un diplomate de l’ONU familier de l’interprétation de ses propos.

« En ce qui concerne la poursuite de l’action du Conseil de sécurité, nous devons évaluer si une action ou une déclaration donnée fera progresser les perspectives de mettre fin à la violence », a-t-elle déclaré. « Nous ne jugeons pas qu’une déclaration publique en ce moment contribuera à la désescalade.

« Les diplomates français ont déclaré croire qu’une résolution du CSNU pourrait faire pression sur les parties (jugeant toujours le Hamas terroriste à la hauteur -équivalence – des Etats démocratiques) pour qu’elles mettent fin aux hostilités, ajoutant que toute action à New York compléterait d’autres initiatives diplomatiques et ils pensent qu’il y a un moyen de faire « évoluer » les Etats-Unis.

Séparément, l’Assemblée générale des Nations Unies prévoit de tenir un débat sur la question jeudi, à la demande de l’Autorité palestinienne, du Groupe arabe et de l’Organisation de la coopération islamique.

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