L’Iran passe clandestinement des armes dans des cargaisons de légumes entre l’Irak et la Syrie

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Des soldats de l'armée syrienne à Deir Ezzor le 31 octobre 2017 (image d'illustration).

(image d’illustration). STRINGER / AFP

 Nziv L’Iran

On assiste quotidiennement à des passages frontaliers légaux et illégaux entre la Syrie et l’Irak, à l’ouest de l’Euphrate, et à l’entrée et à la sortie de camions «chargés» de légumes, de fruits et d’autres marchandises commerciales

À l’heure où les différentes provinces de Syrie, dans les sphères d’influence du régime d’Assad, vivent dans des conditions de vie catastrophiques et une extrême pauvreté, le mouvement commercial entre les  Iraniens et  les milices loyalistes de Téhéran en Irak se poursuit.

Cela arrive à un moment où l’Iran continue de travailler durement pour établir sa présence sur le territoire syrien.

Les passages frontaliers légaux et illégaux entre la Syrie et l’Irak, à l’ouest de l’Euphrate, sont le lieu quotidien de l’entrée et de la sortie de camions chargés de légumes, de fruits et d’autres marchandises commerciales, rapporte l’Observatoire syrien aux droits de l’homme.

Les milices iraniennes  s’efforcent également d’exploiter fréquemment ce mouvement commercial pour acheminer des cargaisons d’armes dans leurs régions, y compris dans des camions de fruits et légumes.

Campagne de recrutement de déserteurs pour le service militaire

Il est à noter que l’Observatoire syrien a rapporté, mardi 16 mars , que les forces de sécurité syriennes poursuivent leur campagne dans les grandes villes, telles qu’Al-Bukhamal, Mayadin et les environs, depuis dix jours, dans le but de recruter des jeunes pour  » service obligatoire », et la mise en place de points de contrôle temporaires et mobiles.

En outre, les forces de sécurité ont arrêté récemment environ 105 jeunes.

Les jeunes essaient de se cacher des fouilles pour éviter le « service obligatoire », tandis que des sources ont déclaré que le but principal de cette campagne est de convaincre les jeunes et de les pousser à rejoindre les milices fidèles en Iran.

Environ 15000 combattants

Il convient de noter que la rive ouest de l’Euphrate, dans le secteur de Deir a-Zor, près de la frontière irakienne, est la zone d’influence la plus importante de l’Iran et de ses milices en Syrie, y compris pour les milices irakiennes.

Les milices pro-iraniennes sont également concentrées dans les zones rurales de Deir a-Zour, sur la rive ouest de l’Euphrate.

L’Observatoire syrien estime qu’il y a environ 15000 miliciens irakiens, afghans et pakistanais fidèles à l’Iran à Deir a-Zour, et en particulier dans la zone située entre les villes frontalières d’Al-Bukhamal et Deir ez-Zor, qui passe près de la province de Al-Mayadin.

Gardiens de la révolution et milices irakiennes

En outre, des milliers de soldats et de conseillers militaires des Gardiens de la révolution iraniens sont déployés en Syrie, mais Téhéran ne parle que de « conseillers » assistant les forces du régime syrien.

Les milices irakiennes combattent aux côtés des forces du régime syrien, à la demande de l’Iran. Ils ont été déployés principalement dans la bande frontalière entre l’Irak et la Syrie depuis la fin des opérations contre «l’Etat islamique» en Irak, puis transférés en Syrie. Et ils sont situés dans la ville d’Albuqamal.

Depuis leur déploiement dans la région de Deir ez-Zor, les forces du régime iranien et ses milices assujetties ont établi des sites militaires et des casernes. Au fil des ans, des camions ont transporté des armes et des munitions vers des entrepôts et des sites militaires appartenant à ces milices qui ont subi des frappes aériennes, en particulier dans la zone située entre Almayadin et Albuqamal.

Éléments des gardiens de la révolution iraniens en Syrie (archives)

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