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Une opération à Rafiah reportée, une réponse à l’attaque iranienne est possible dès aujourd’hui

Une réplique « rapide », mais encore ?

A l’ombre des discussions du cabinet de guerre et lors des tentatives de coordination des réunions entre Netanyahu, Lapid, Sa’ar et Lieberman, des responsables américains et occidentaux ont estimé dans une conversation avec le « Wall Street Journal » qu’une réponse israélienne à l’attaque de missiles depuis L’Iran « sera rapide ». L’armée de l’air se préparait aujourd’hui à déployer des banderoles aux personnes déplacées à Rafiah, mais l’opération a été reportée.

Compte à rebours commencé ?

Des sources américaines et occidentales estiment aujourd’hui (lundi) que la réponse d’Israël à l’attaque iranienne dans la nuit de samedi à dimanche « sera rapide » – et pourrait commencer dans les heures à venir. L’article du « Wall Street Journal » arrive au moment même où le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu tente de coordonner des réunions inhabituelles de mise à jour avec les dirigeants des partis d’opposition, notamment le chef de l’opposition Yair Lapid, Gideon Sa’ar et Avigdor Lieberman.

Ce rapport intervient également à l’ombre de la discussion sur la réponse israélienne à l’attaque de missiles iraniens au sein du Cabinet de guerre – qui est terminée et ne devrait reprendre que demain. Entre-temps, la chaîne américaine CNN a rapporté qu’Israël était déjà prêt à lancer cette semaine une opération terrestre à Rafiah, après plusieurs mois d’attente – mais cette opération a été reportée à la dernière minute, en raison des préparatifs d’une riposte contre l’Iran. Ces indications proviennent de deux sources israéliennes.

Porte-parole de Tsahal : « L’Iran a lancé environ 60 tonnes d’explosifs, son plan a échoué »( Photo : porte-parole de Tsahal )

L’agenda se bouscule, entre Rafiah et la réplique à Téhéran

L’attaque iranienne qui a débuté samedi 13 dans la nuit et a atteint son apogée avec l’interception de centaines de drones et de dizaines de missiles – dont des missiles balistiques – a provoqué, selon les sources, un retard dans les opérations à Rafiah, où se trouvent plus d’un million de déplacés, qui ont été évacués de diverses zones de la bande de Gaza au cours des mois qui ont suivi le début de la guerre, le 7 octobre.

Les sources ont affirmé que l’armée de l’air était déjà prête aujourd’hui à distribuer des tracts dans la ville refuge de Rafiah, une décision qui était censée signaler une réelle intention de lancer une opération là-bas – mais le commandement a repoussé cette opération, comme indiqué. Un responsable israélien a précisé lors d’une conversation avec CNN qu' »Israël reste déterminé à mener une opération terrestre à Rafiah, même si le moment de l’évacuation des civils et de la prochaine attaque terrestre n’est pas encore clair pour le moment ». L’armée israélienne a refusé de commenter cette information.

Le monde fait pression sur Israël : ne répondez pas

Ces reportages sur une suractivité préparatoire s’inscrivent à l’ombre des pressions internationales exercées sur Israël pour qu’il s’abstienne de répondre à l’attaque iranienne – qui s’est soldée par presque aucune victime. Selon diverses informations, le président américain Joe Biden aurait demandé au Premier ministre Netanyahu de « ralentir », durant leur conversation, la nuit de l’attaque. Après les interceptions réussies, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et d’autres pays se sont également joints aux appels au calme.

Benjamin Netanyahou, Joe Biden : « Reste tranquille », -« T’inquiètes, je gère »  Photo : porte-parole du premier ministre, AP Photo/Susan Walsh )

Au cours des deux dernières semaines, une situation sans précédent s’est produite, dans laquelle une longue liste de pays se sont mobilisés pour faire pression sur l’Iran – afin qu’il n’attaque pas Israël, après l’élimination de Hassan Mahdawi à Damas. De nombreux messages ont été envoyés à Téhéran et comprenaient des appels à « ne pas aggraver la situation ». Les Iraniens, pour leur part, ont ignoré ces appels, mais ont déclaré qu’ils n’avaient aucun intérêt à ce que cela se transforme en guerre.

Téhéran : une première, qui laisse l’Iran groggy

L’attaque iranienne en a surpris plus d’un, tant par son ampleur que par la détermination de Téhéran. Le fait que la majeure partie de l’attaque soit venue du sol iranien est une sorte de déclaration de guerre, et maintenant la balle est en fait dans le camp d’Israël. Le dilemme ici est clair : d’une part, si Israël ne répond pas, cela pourrait témoigner d’une faiblesse, notamment au Moyen-Orient, ce qui pourrait inciter à de nouvelles attaques ultérieurement. D’un autre côté, si Israël réagit, il risque une guerre régionale (dans laquelle il est, néanmoins, déjà plongé) et pourrait se retrouver dans une guerre multi-arènes dont il n’a pas encore connu l’ampleur.

En Israël, le gouvernement transmet à la communauté internationale un message selon lequel « la décision nous appartient ». Israël, dit-on à Jérusalem, décidera de la portée de la réponse, de son emplacement et de son calendrier. Les responsables de Tsahal ont recommandé de réagir à l’attaque, afin de préserver la dissuasion et de « remettre l’Iran à sa place ». Cette position, entre autres, a été présentée dans toutes les discussions récentes avec l’échelon politique.

L’incident ne sera clos qu’après cette opération imminente

« L’incident n’est pas terminé », affirment les hauts responsables de l’armée, « et nous devons examiner l’ampleur et la portée de l’opération ». Cependant, il n’est pas impossible que la réponse soit discrète, car il ne vaut pas nécessairement la peine de perdre la coalition internationale au profit d’une attaque importante à ce stade.

Les pays du Golfe sont également complices des pressions occidentales qui, selon divers rapports, ont aidé les États-Unis et Israël dans le renseignement et l’interception des missiles et des drones iraniens – aux côtés de la Jordanie. Selon Reuters, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis pourraient même servir de médiateurs entre l’Iran, les États-Unis et Israël pour ramener le calme.

Dans le cadre des tentatives visant à convaincre Israël de ne pas répondre, le monde souligne l’échec de l’attaque iranienne – qui n’a pas réussi à toucher un seu/l bien matériel, et la plupart des missiles et drones qui y ont participé ont été interceptés. Environ la moitié des missiles n’ont pas atteint leur destination du tout en raison d’une panne technique et il n’était pas nécessaire de les intercepter.

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