Troisième frappe aérienne israélienne en Syrie : un blessé.

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 Sana prétend (comme toujours) que la défense syrienne aurait abattu des missiles – Reportages syriens

Lors de la troisième frappe aérienne israélienne présumée cette semaine, Tsahal aurait pris pour cibles des sites au sud de Damas et une personne a été blessée, selon des informations syriennes.

Publié:  10 JUIN 2022 08:02
 
Des tirs de missiles sont observés au-dessus de Damas, en Syrie, le 21 janvier 2019. (Crédit photo : SANA/HANDOUT VIA REUTERS)
On observe des tirs de missiles au-dessus de Damas, en Syrie, le 21 janvier 2019. (crédit photo : SANA/HANDOUT VIA REUTERS)
 

Des frappes aériennes israéliennes ont ciblé des sites au sud de Damas, faisant un blessé, vers 4 heures du matin tôt ce vendredi matin, a rapporté le média d’État syrien, à la botte du narco-régime SANA. 

Selon le reportage, les systèmes de défense aérienne syriens ont abattu la plupart des missiles et le site n’aurait subi que des dégâts matériels. Il faut bien que les canonniers anti-aériens justifient leur salaire. 

Les sources israéliennes n’ont pas commenté le reportage. 

 

Un thème répétitif

Il s’agit de la troisième frappe aérienne présumée cette semaine. 

 
Un TRAVAILLEUR répare les dommages causés à un bâtiment par une frappe aérienne israélienne à Damas le 20 novembre 2019. Israël a déclaré avoir frappé des dizaines de cibles iraniennes en Syrie en réponse à des tirs de roquettes la veille sur les hauteurs du Golan. (crédit : REUTERS/OMAR SANADIKI)Un TRAVAILLEUR répare les dommages causés à un bâtiment par une frappe aérienne israélienne à Damas le 20 novembre 2019. Israël a déclaré avoir frappé des dizaines de cibles iraniennes en Syrie en réponse à des tirs de roquettes la veille sur les hauteurs du Golan. (crédit : REUTERS/OMAR SANADIKI)

Lundi soir, une frappe aérienne israélienne présumée a  ciblé des sites au sud de Damas.

Le site Syrian Capital Voice a rapporté mardi matin que la frappe avait visé une usine de développement d’armes iraniennes dans la ville d’Aqraba, au sud de Damas.

Mardi soir,  des reportages syriens ont allégué  que des chars israéliens avaient pris pour cible des positions appartenant à l’armée syrienne près d’El Malgah dans la région de Quneitra, dans le sud-ouest de la Syrie.

Après la frappe présumée de chars, des avions israéliens ont largué des tracts avertissant qu’Israël ne tolérerait aucune présence de l’armée syrienne dans la zone démilitarisée, selon Radio Houran, affiliée à l’opposition.

La dernière frappe israélienne présumée à Quneitra a été signalée en mai, lorsqu’un tir de barrage visait le site de Qurs al-Nafl et une autre des sites à Jubata Al Khashab et az-Zuhur, des zones où opèrent à la fois l’armée syrienne et le Hezbollah.

L’arrière-plan

Ces attaques surviennent sur fond de tensions croissantes avec le Hezbollah et l’Iran en Syrie, et à cause du poids des pressions exercées sur l’Iran par les dirigeants occidentaux, principalement la résolution de l’AIEA visant à condamner l’Iran pour ses violations nucléaires. 

Aux États-Unis, le soutien bipartite pour accroître la sensibilisation et une approche active contre les développements nucléaires de l’Iran se développe. Jeudi, les membres du caucus des accords d’Abraham à la Chambre et au Sénat ont présenté jeudi un projet de loi bipartite et bicaméral (à deux assemblées représentatives) qui « unirait les partenaires du Moyen-Orient alors que les menaces mondiales de l’Iran et des extrémistes soutenus par l’Iran continuent d’augmenter ».

Israël, dont la politique constante et de longue date était que le présumé développement nucléaire de l’Iran nécessite une approche plus dure, a conclu il y a deux semaines, son plus grand exercice d’entraînement de l’histoire israélienne, surnommé « Chariots de feu ». Il incluait la simulation de frappe  de cibles loin des frontières d’Israël, y compris au-dessus de l’Iran. 

 

Tzvi Joffre, Anna Ahronheim et Omri Nahmias ont contribué à ce reportage. 

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