Dans le plus grand secret et sous couverture civile : la branche libanaise du Hamas

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L’organisation terroriste a également construit une force militaire sur le sol libanais : Saleh al-Aruri, le chef adjoint du Hamas et son soi-disant « Ministre des Affaires étrangères » auprès de l’Iran, a recruté plusieurs centaines de Libanais et les fait entraîner par des instructeurs iraniens. L’unité libanaise est directement subordonnée aux dirigeants à l’étranger et ses agents sont actuellement engagés dans la production de roquettes. L’inquiétude en Israël est la suivante :

lors d’une confrontation avec Gaza, la branche créera un autre front au nord pour Tsahal.

 

Une nouvelle menace lancée par le Hamas :

 il s’avère que l’organisation terroriste ne garde pas le silence sur son projet émergent. Ces dernières années, le Hamas a secrètement mis en place une dérivée de sa branche militaire, conçue pour créer un autre front face à Israël, en cas de confrontation militaire avec Gaza. Le baptême du feu des forces a eu lieu lors de l’opération Gardien des Murs, au cours de laquelle des membres de la branche libanaise ont tiré des roquettes vers le nord le Nord d’Israël.
 
 
La décision d’établir la branche nord a été prise en 2014, à la suite de l’opération Tzuk Eitan, dans laquelle la direction du Hamas s’est retrouvée seule à Gaza dans la bataille contre Israël, sans aide militaire extérieure. Cela a ouvert la voie à la mise en place d’une force militaire sur le sol libanais qui ferait partie intégrante et serait subordonnée à l’organisation. Le chef de projet de ce nouveau développement, qui a dirigé la création de la branche, se nomme Saleh al-Aruri, le chef adjoint du Hamas , qui fait la navette entre le Qatar, la Turquie, l’Iran et le Liban.

Saleh al-Aruri

Le Commandant de la nouvelle branche. Le chef adjoint du Hamas Saleh al-Aruri

Dans la première phase, le mouvement islamiste a décidé de construire une force militaire visant à harceler Israël en tirant des roquettes depuis le Liban, créant ainsi une autre arène pour « s’exprimer » et nuire à l’Etat Juif. Le Hamas a compris qu’il ne s’agissait pas d’un exercice lui permettant d’établir un réel  « équilibre des forces », mais d’un outil qui lui permettrait de détourner l’attention d’Israël, lors d’un conflit à Gaza.

Pour la mise en place de la nouvelle force militaire, l’organisation a recruté des djihadistes palestiniens, identifiés idéologiquement avec le Hamas et vivant au Liban, principalement autour de Tyr. Le nombre de miliciens est estimé à plusieurs centaines, et ils opèrent en secret, sous couverture civile. Tyr abrite également actuellement le centre de cette annexe du Hamas, mais il semble également avoir des bases d’activités ailleurs au Liban. La structure organisationnelle de la nouvelle unité est hiérarchique et ordonnée. Bien qu’elle soit en contact avec le Hamas de Gaza, elle ne lui est pas directement subordonnée et ne reçoit des ordres que de la direction du Hamas à l’étranger.

La branche du Hamas au Liban a reçu une formation et un entraînement aux tirs de roquettes de sources iraniennes et est principalement engagée, en ce moment, dans l’autoproduction de roquettes sur des dizaines de kilomètres. ses chefs financent l’activité, entre autres, par la contrebande et le trafic de drogue. Selon la vision du Hamas, à l’avenir, l’unité devrait également disposer de moyens plus avancés tels que des véhicules aériens sans pilote

Le Hezbollah est bien entendu au courant des activités de la branche militaire du Hamas au Liban et a également donné son feu vert à sa création. Mais en termes de relations de pouvoir entre les organisations, le Hezbollah a la possibilité d’opposer son veto à la branche dans la mesure où il n’approuve pas son exploitation du territoire libanais. En Israël, on n’a pas donné initialement trop d’importance à la nouvelle force. Cependant, à la suite des tirs de roquettes que ses hommes ont effectués lors de la récente opération dans la bande de Gaza, l’establishment de la défense a commencé à surveiller de plus près ses activités.

Un défilé militaire à Gaza

Bientôt au Liban ? Des militants du Hamas à Gaza
( Photo: AFP )
La principale préoccupation aujourd’hui serait constitué par le tir d’un grand nombre de roquettes depuis la branche nord, lors d’une escalade militaire à Gaza, ce qui nécessitera une forte réponse israélienne au Liban et pourrait également entraîner le Hezbollah dans l’arène. Le pire des scénarios comprend le lancement d’une autre campagne dans l’arène nord, à laquelle Israël et le Hezbollah n’étaient pas du tout intéressés jusqu’à présent. Cette crainte est devenue réaliste après que le Hamas a tiré deux roquettes depuis le Liban en juillet, dont l’une a été abattue par le dôme de fer et l’autre est tombée dans la mer – bien que le Hezbollah n’ait pas approuvé le tir et n’en ait pas été informé.
 
 
 

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