“On veut Zemmour ou Le Pen au second tour” : des consignes données aux députés LREM
Si c’est Valeurs Actuelles qui l’écrit, on est grandement tenté de le croire, surtout si on l’avait clairement pensé avant! Ce journal est l’un des principaux soutiens de Zemmour et on aurait sans doute du mal à en dire autant concernant Marine Le Pen.
Zemmour, par son profil de carrière comme polémiste, semble le mieux équipé pour nous faire un « beau » débat, plein de contestation du politiquement correct du candidat centriste et tiède, en vue de sa réélection.
Il y sera fortement question d’insécurité et d’immigration, de la France menacée d’Islamisation, comme en second choix. Mais la France de l’économie et des affaires ne prendra pas le risque d’une stigmatisation, comme d’un pays où il deviendrait dangereux d’investir.
La peur de l’inconnu l’emportera, comme Durkheim nous en a averti, depuis la forge de son concept d’Anomie… (crise Covid, Antivax, Gilets Jaunes…)
C’est le toujours même schéma dessiné par Mitterrand pour retirer toute légitimité à ses adversaires (qui l’ont, c’est sans doute vrai, largement perdue), Chirac à l’époque. Il en a, d’ailleurs, ultérieurement profité.
Au-delà, il y a très fort à parier que la France libérale et bourgeoise enfilera ses éternelles charentaises pour le Second tour et/mais aura apprécié la brillante « passe-d’armes intellectuelle » et sans conséquence du débat. Il permettrait alors à l’ancien Ministre de l’économie de François Hollande de démontrer son efficience et son efficacité, face au brasseur d’idées….
Français, êtes-vous prêts à la fable du Fou et du Roi (absolu), parés à l’enfarinade?
On déteste toujours ceux qui nous retirent nos illusions…
(Terre-des-Juifs- plus axé nouveau Monde…)

La macronie souhaiterait s’assurer un nouveau duel avec l’extrême droite. Photo © CHAMUSSY/SIPA
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Profiter du « vote utile »
Mais cette stratégie revient à « assumer publiquement qu’on veut Zemmour ou Le Pen au second tour », reconnaît un “marcheur” auprès du Parisien. Selon une récente étude, une large part des électeurs de gauche, conscients de la faiblesse de leur camp, envisagent déjà un « vote utile » pour Emmanuel Macron afin de faire barrage à « l’extrême droite » (idem). Dans ce scénario, être confronté à un candidat « d’extrême droite » (disons un simple épouvantail) assurerait la victoire au président sortant. Mais certains jugent la stratégie risquée à plus de six mois de l’élection : « Le bloc « extrême droite » est à plus de 30 % dès le premier tour, je n’ai jamais vu ça. Qu’est-ce que ça peut donner à la fin ? On n’en sait rien… », s’inquiète un ministre.