Quels sont les articles-phares de la liste, pour l’attaque contre l’Iran à 1,5 milliard de $?

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La liste d’achats de 1,5 milliard de dollars d’Israël pour une potentielle offensive contre le programme nucléaire iranien

 

Israël aurait affecté quelque 5 milliards de shekels (1,5 milliard de dollars) au renflouement de Tsahal, en vue d’une éventuelle frappe contre le programme nucléaire iranien. Des sources militaires rapportent que cette somme serait dépensée pour l’acquisition de différents types d’avions, la collecte de renseignements, des drones et des armements dédiés (bombes perceuses de bunkers) pour permettre des attaques contre les installations souterraines fortifiées de l’Iran.

Un arsenal complet dédié

En d’autres termes, Israël manque actuellement d’un ensemble complet d’outils pour aller au-delà d’une opération limitée et mener une offensive globale visant à désactiver le programme d’armes nucléaires de l’Iran, selon les sources militaires de DEBKAfile.

Ce manque à vaincre est important dans cinq domaines principaux :

  1. En supposant qu’un seul raid ne terminerait pas le travail, pour effectuer plusieurs vagues, l’armée de l’air israélienne aurait besoin de compléter sa force actuelle avec des dizaines d’avions F-35 et F-15 supplémentaires. Cela nécessiterait également le recrutement et la formation au top-niveau d’un plus grand nombre d’équipages de pilotes.
  2. Une fois l’offensive israélienne lancée, on pourra compter sur Téhéran pour activer des alliés sur quatre fronts les plus proches des frontières d’Israël : la Syrie, le Liban, l’Irak et le Yémen. Pour prévenir cet assaut potentiel par procuration, l’IAF a réorganisé ses actifs en déplaçant des avions à courte portée F-16 vers la base de Ramat David dans le nord. Cependant, ces avions sont également en nombre insuffisant et devraient être considérablement augmentés.
  3. Une demande urgente a été déposée pour que les ravitailleurs avancés KC-46 construits par Boeing (voir photo) ravitaillent les avions en vol sur une distance de 2 000 km jusqu’à l’Iran et pour le retour à la base. Les engins transporteurs de carburant en vol Re’em Boeing 707 utilisés jusqu’à présent ont 60 ans et ne sont pas à la hauteur de la nouvelle mission.
    Des atterrissages provisoires en Arabie saoudite ou sur une base aérienne américaine du Golfe résoudraient le problème de ravitaillement. Mais cette option est à écarter au vu des contacts que les Saoudiens et les Emiratis développent avec l’Iran. Washington a en effet promis à Israël huit ravitailleurs en vol avancés, mais il faudra des années avant qu’ils ne soient disponibles.
  4. Des bombes perceuses de bunker : jusqu’à quelle profondeur?

    Israël demande également des bombes anti-bunkers américains MOAB GBU-43, conçus spécifiquement pour cibler les sites nucléaires souterrains fortifiés de l’Iran et testés une fois pendant la guerre en Afghanistan. Israël a un petit nombre de bombes perceuses de bunkers. Selon des observateurs militaires occidentaux, elles auraient été utilisées contre le réseau souterrain dit du « Métro » du Hamas en mai dernier dans une mission baptisée « Lightning Bolt » (éclair foudroyant). Cela devait être une répétition pour des raids sur les installations nucléaires souterraines de l’Iran. Il s’est avéré, cependant, que le système de bunker du Hamas a dû être bombardé à plusieurs reprises pour que les frappes soient suffisamment efficaces et même alors, des sections du métro sont restées debout.

  5.  Dans une situation de guerre, la couverture satellite d’Israël ne pourrait pas être suffisamment étendue pour couvrir l’immensité de l’Iran (1.650 millions de km²), avec les zones supplémentaires commandées par ses quatre principaux alliés (Yémen, Irak, Liban, Syrie). Les satellites américains seraient appelés en renfort. Le consentement devrait être autorisé par le président Joe Biden en tant que commandant en chef des États-Unis.
  6. Un faux débat sur la coordination avec Washington?

  7. NDLR : C’est sans doute et sans le dire, ce type de problèmes de synchronisation qui crée le hiatus, lors de débats houleux à la Knesset, entre le gouvernement, conscient de ce problème, et le chef de l’opposition, Netanyahu, qui fait semblant de ne pas le savoir, pour piéger publiquement ses adversaires, quant au fait de devoir « avertir ou non » les Etats-Unis : Israël doit être le plus autonome possible et pouvoir mener une frappe seul. C’est ce que prévoit le gouvernement Bennett, Gantz et l’Etat-Major de Kochavi en affectant ces sommes (qui ne l’ont pas été lors du précédent régime, comptant sur les sanctions économiques de Trump et les actions d'(écat du Mossad) et en effectuant sa « liste de course ». Mais la contrainte technique reste importante avec une marge d’erreurs conséquente. Jusqu’à un certain point, rechercher la coordination maximale doit permettre d’y échapper autant que possible, sans compter que les armements les plus utiles sont commandés en Amérique et avec l’appui technologique de l’indispensable coopération de défense entre les industries israéliennes (Elbit, Rafael, …) et américaines. Même s’il y a toujours des adaptations top secrètes que seul Israël possède…

Israel’s $1.5bn shopping list for a potential offensive on Iran’s nuclear program

5 commentaires

  1. Shalom
    une grosse coquille dans cet article fort bien documenté par ailleurs : la superficie de l’iran est de 1.650.000 KM2 et NON de 1.650 KM2.

    AM ISRAEL HAÏ.

    Manu

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