15 espions arabes et palestiniens du Mossad arrêtés en Turquie

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Les médias turcs ont affirmé qu’un réseau du Mossad avait été capturé dans le pays, quelques semaines seulement après que des médias affiliés au Hamas ont fait une déclaration similaire.

Par TZVI JOFFRE

21 OCTOBRE 2021 16:31 Un drapeau turc, avec les mosquées New et Suleymaniye en arrière-plan, flotte sur un ferry à Istanbul, en Turquie, le 11 avril 2019. (Crédit photo : MURAD SEZER/REUTERS)Un drapeau turc, avec les mosquées New et Suleymaniye en arrière-plan, flotte sur un ferry à Istanbul, en Turquie, le 11 avril 2019. (crédit photo : MURAD SEZER/REUTERS)

Les médias turcs ont affirmé jeudi qu’un réseau du Mossad de 15 Arabes avait été capturé par l’Organisation nationale de renseignement (MIT) de Turquie. Ce reportage intervient quelques semaines seulement après que les médias affiliés au Hamas ont affirmé que des espions palestiniens travaillaient pour le Mossad en Turquie.  Le reportage a affirmé que les suspects étaient divisés en cinq cellules de trois personnes chacune et ont tous été arrêtés lors d’une opération secrète le 7 octobre. Le journal turc Sabah a affirmé qu’il était également en mesure d’obtenir les noms et les photographies des espions présumés.

L’armement turc fourni aux organisations terroristes

L’une des cinq cellules a été en contact et a rencontré des agents chargés du dossier pour le Mossad et a fourni des informations et des documents importants pour Israël. Des informations sur les étudiants turcs et étrangers en Turquie ont été données au Mossad en échange d’un paiement, selon Sabah.  Le journal turc TRT Haber a rapporté que les étudiants palestiniens et syriens étaient ciblés par les cellules, en mettant l’accent sur les étudiants recevant une formation dans l’industrie de la défense, ainsi que des informations sur les associations et les organisations. Le reportage du TRT comprenait une vidéo des arrestations.

Disparitions suspectes

L’un des principaux espions, identifié comme AB par le reportage, aurait collecté des informations sur le type d’installations que la Turquie fournit aux Palestiniens opposés à Israël dans le pays. AB est entré en Turquie fin 2015 et a été signalé comme personne disparue en juin de cette année, selon le reportage. Le rapport disant qu’il manquait visait à détourner l’attention de la cellule, qui était déjà sous surveillance à ce moment-là, a affirmé Sabah.

 Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan (à droite) et le leader du Hamas à Gaza Ismail Haniyeh se serrent la main lors d'une réunion au parlement turc à Ankara, le 3 janvier 2012 (crédit : STRINGER/REUTERS)Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan (à droite) et le leader du Hamas à Gaza Ismail Haniyeh se serrent la main lors d’une réunion de collaboration avec le terrorisme au parlement turc à Ankara, le 3 janvier 2012 (crédit : STRINGER/REUTERS)

Deux autres suspects, identifiés comme RAA et MAS, ont également été portés disparus.  Le rapport survient quelques semaines seulement après que le journal Shehab, affiliées au Hamas, a rapporté que sept Palestiniens qui avaient été portés disparus en Turquie avaient été arrêtés pour avoir espionné des « personnalités nationales palestiniennes » en Turquie pour le compte des services généraux de renseignement (GIS) de l’Autorité palestinienne et du Mossad. Le reportage a affirmé que les services de renseignement turcs ont attrapé les espions.

Un travail conjoint palestino-israélien?

Le site d’information Middle East Eye a rapporté jeudi avoir été en mesure de confirmer que les 15 suspects avaient été arrêtés pour « espionnage et travail pour le Mossad afin de recueillir des informations sur les citoyens palestiniens vivant en Turquie ». MEE a ajouté que six Palestiniens portés disparus en Turquie depuis septembre figuraient parmi les suspects. L’un des frères de l’un des suspects a déclaré à MEE que les informations sur l’espionnage étaient fausses et que toute la situation était un malentendu. Shehab a rapporté jeudi que le reportage turc a confirmé leur article précédent.  Le mois dernier, les médias palestiniens ont rapporté qu’un certain nombre de Palestiniens avaient disparu en Turquie. Plus tôt ce mois-ci, le ministère palestinien des Affaires étrangères a annoncé que le sort de certains des Palestiniens portés disparus avait été identifié, après que les autorités turques ont contacté leurs familles.

Des amateurs sous pression?

Les Palestiniens ont été recrutés avec des offres de paie et des menaces d’obstruction au renouvellement de leurs passeports, selon Shehab, les services de sécurité turcs ayant découvert que des sommes d’argent provenant du GIS étaient envoyées à des Palestiniens qui « se déplaçaient de manière suspecte et intensive », notamment après l’opération Gardien des murs en mai. L’objectif des espions du SIG était de se préparer à des opérations d’élimination ciblée contre des personnalités palestiniennes en Turquie, selon Shehab. Le rapport a affirmé qu’Israël était réticent à mener lui-même des opérations en Turquie en raison des craintes d’une réaction du président turc Erdogan. Majed Faraj Le rapport Shehab a en outre affirmé qu’Omar al-Nayef, décédé à l’ambassade palestinienne en Bulgarie en 2016, a été tué lors d’une opération menée par le chef du GIS Majed Faraj pour Israël.

Tous ces reportages télécommandés visent à discréditer l’Autorité Palestinienne et à donner le beau rôle aux terroristes du Hamas, visiblement….

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